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Royaume De Naples

Royaume de Naples

Le royaume de Naples naquit de la scission du royaume de Sicile provoquée par les Vêpres siciliennes de 1282. Le roi Charles d'Anjou fut chassé de l'île de Sicile par les troupes de Pierre III d'Aragon. Il ne se maintint que sur la partie continentale du royaume, ce que l'on a coutume d'appeler le « royaume de Naples », bien qu'en fait le titre royal ne portant que sur la Sicile, les rois dits de Naples s'intitulaient rois de Sicile. Cette dynastie angevine essaima en Hongrie. En 1442, le roi Alphonse V d'Aragon s'empara du royaume de Naples, et créa le royaume des Deux-Siciles, dépendance de la Couronne d'Aragon. À sa mort, le royaume fut de nouveau séparé, et son bâtard, Ferdinand, hérita de Naples. En 1501, l'héritier du roi Ferdinand, Fréderic II fut dépossédé par son cousin le roi Ferdinand II d'Aragon qui s'empara de Naples, au cours d'une lutte avec le roi Charles VIII de France, héritier des prétentions angevines en Italie, et reforma le royaume des Deux-Siciles. Le traité de Rastatt de 1714 laissa Naples à l'empereur Charles VI. En 1720, Charles VI annexa la Sicile et réunifia de nouveau le royaume des Deux-Siciles, avant que celui-ci passe chez les Capétiens en 1734. En 1806, Napoléon Bonaparte créa un royaume de Naples qu'il confia à son frère Joseph, puis à son beau-frère Joachim Murat.

Voir aussi


- Liste des rois de Sicile Catégorie:Histoire de Sicile Catégorie:Ancien pays d'Europe Catégorie:Histoire de l'Italie

Royaume de Sicile

Catégorie:Ancien pays d'Europe Catégorie:Histoire de Sicile Catégorie:Histoire de l'Italie ja:シチリア王国 Le royaume de Sicile est créé en 1130 par l'antipape Anaclet II au bénéfice du roi Roger II sur l'île de Sicile, la Calabre, la Pouilles, et Naples. Ce royaume traverse plusieurs phases marquées par les dominations sucessives des Normands, des Souabes (autre nom pour la dynastie des Hohenstaufen, déscendants de Frédéric de Souabe), des Angevins et des Aragonais.

conquète et domination Normande

La Sicile, conquise de 1060 à 1091 par le « Grand Comte », Roger I, n'est avant cette date qu'un comté. Ces mercenaires normands avaient été appellés à l'aide par les Byzantins qui désiraient chasser les Sarrasins d'Italie. Sous Roger II, le pape investit le roi de Sicile et devient son suzerain, ce qui posera un problème politique quand les Hohenstaufen prendront le pouvoir dans le royaume de Sicile. Les descendants de Roger II règnent sur la Sicile de sa mort en 1154 à 1189 : Guillaume I, puis Guillaume II. Ce dernier n'ayant pas de fils, une question de sucession se pose et permet l'arrivée au pouvoir Henri VI. L'héritière de Guillaume II est sa tante, Constance de Hauteville (Hauteville est le nom de la dynastie Normande). Elle épouse Henri, fils de Frédéric Barberousse, empereur romain germanique. Henri, qui deviendra empereur sous le nom d'Henri VI, prétend à la couronne de Sicile. Le pape Clément III s'oppose à cette situation.

la phase Souabe

Le pape Clément III redoutait de voir les terres d'églises encerclées par les Hohenstaufen, qui dominaient le nord de l'Italie. Il invoque sa suzeraineté sur le royaume de Sicile pour réclamer un serment de vassalité d'Henri VI. Ce dernier refusant, le pape décide de soutenir Tancrède, batard des Hauteville, qui meurt en 1194. [Henri VI] devient alors roi de Sicile, le 25 décembre, à Palerme. Son règne sera brutal et bref, puisqu'il meurt en 1197. Entre 1197 et 1220, la papauté cherche à rompre l'encerclement des Hohenstaufen. Le royaume de Sicile est laissé sans pouvoir central fort, des villes comme Naples ou Gaète développent des institutions communales. Barons et Evèques usurpent les prérogatives royales. Dés 1220, Frédéric II; fils de Henri VI est empereur. Aux assises de Capoue en décembre, il rappelle la loi normande et annule les concessions ultérieures à 1189, pour punir ceux qui ont abusé de la vacance du pouvoir. En 1230, les constitutions de Melfi, inspirées du droit romain, donnent des lois au royaume. C'est dans ce contexte de reprise en main que le royaume de Sicile passe sous la domination Angevine.

phase angevine

Clément V, pape, demande l'aide de Charles d'Anjou pour combattre la domination Hohenstaufen. Charles d'Anjou bat le fils de Frédéric II, Manfred à la bataille de bénévent et devient roi de Sicile à Rome en 1266. La politique des Angevins ne satisfait pas totalement le pape, qui trouve son allié trop pesant. Sous Charles d'Anjou, qui est aidé de son fils Charles II, le nord est privilegié au sud. La capitale passe de Palerme à Naples. Le pouvoir central n'est pas assez présent. Cette situation conduit aux Vêpres siciliennes, qui aboutissent au partage du royaume de Sicile en un « royaume de Naples », terme impropre mais devenu courant, qui reste aux angevins, et un royaume de Sicile, sous domination aragonaise.

la domination aragonaise en Sicile

La fille de Manfred était mariée à Pierre III, roi d'Aragon. Les Vêpres siciliennes représentent une double rupture : contre les angevins, dont la pression fiscale était trop forte, contre l'héritage de Frédéric II, un pouvoir central dont ils contestent la poigne. C'est une revendication d'autonomie. Pour faire face aux angevins, les Siciliens font appel à Pierre III, ce qui aboutit à la séparation en deux royaumes. Les deux royaumes restent séparés jusqu'en 1442, où le roi Alphonse V d'Aragon conquiert le « royaume de Naples » et donne naissance au royaume des Deux-Siciles. En 1713, le duc de Savoie Victor-Amédée II reçoit au traité d'Utrecht la Sicile, qu'il échange en 1720 contre la Sardaigne.

Voir aussi


- Liste des rois de Sicile

Vêpres siciliennes

ja:シチリアの晩祷 Catégorie:Histoire de Sicile Catégorie:Violences lors d'une fête religieuse Catégorie:Massacre Les Vêpres siciliennes sont un soulèvement populaire de l'île de Sicile contre la tutelle du roi français Charles d'Anjou. À la suite de ce soulèvement, le roi d'Aragon Pierre III met la main sur l'île.

Contexte

Le contexte italien est celui de la lutte entre les partisans du pape et de l'empereur : les partis des guelfes (pour le pape) et des gibelins (pour l'empereur) se cristallisent à cette occasion. La situation sicilienne était complexe depuis la mort en 1250 de l'empereur Frédéric II de Hohenstaufen, roi de Sicile et ennemi déclaré de la papauté. Son fils Conrad IV lui succède mais meurt en 1254. Le pape Innocent IV, suzerain nominal de Sicile, veut profiter de la minorité de son fils Conradin pour évincer les Hohenstaufen d'Italie. Le régent de Conradin, Manfred de Hohenstaufen, fils bâtard de Frédéric II, se proclame roi en 1258 au détriment de son neveu. Il est alors excommunié et privé de son royaume par le pape, qui cherche un nouveau prétendant à faire valoir pour abattre la « race de vipères » que représente pour le pouvoir pontifical la famille de Hohenstaufen. En 1266 c'est le comte Charles d'Anjou, frère de saint Louis qui est investi par le pape du royaume de Sicile. Il envahit le sud de la péninsule italienne et tue Manfred à la bataille de Bénévent le 26 février 1266. Il doit faire face par la suite aux attaques de Conradin, dorénavant assez âgé pour faire valoir ses droits. Toutefois ce dernier est vaincu en fait prisonnier en 1268 à la suite de la bataille de Tagliacozzo. Le 29 octobre, après un procès pour trahison, il est décapité à Naples. Dès lors, fort de l'appui du pape et de ses victoires militaires, Charles d'Anjou nourrit des projets plus vastes de croisade : il prend le titre de roi de Jérusalem (1277), fait occuper Saint-Jean-d'Acre, et veut contraindre les Byzantins à l'union religieuse. Pour cela, il prépare une expédition contre l'Empire byzantin pour le printemps 1283 et masse sa flotte à Messine. La mort horrible du dernier des Hohenstaufen et les exactions des seigneurs français de la suite de Charles d'Anjou, peu au fait des institutions particulières de la Sicile, entraîne dans l'aristocratie et les classes urbaines siciliennes un rejet des Français qui se traduit par la préparation d'une révolte. L'un des souverains les plus intéressé par la Sicile est alors le roi Pierre III d'Aragon, qui avait épousé en 1262 Constance de Sicile, fille de Manfred. S'il n'encourage pas la révolte, il est probable qu'il ne fait rien pour l'empêcher. L'empereur byzantin Michel VIII Paléologue, inquiet des visées sur l'Orient qu'entretient Charles d'Anjou, est également contacté par des émissaires siciliens. Début 1282 une flotte de cent quatre-vingt vaisseaux part de Collioure et de Valence. Elle est destinée à punir l'émir de Tunis du non-versement de son tribut à l'Aragon, mais il est probable que le roi Pierre a également un projet sicilien.

Le soulèvement

Le soulèvement des « Vêpres Siciliennes » débute le 30 mars 1282 à Palerme et à Messine. En ce lundi de Pâques à l’heure des vêpres, au son des cloches, c’est un massacre des troupes de Charles d’Anjou, en Sicile. Les émissaires siciliens apportent au roi Pierre la couronne de l'île au nom de sa femme. La flotte aragono-catalane débarque à Palerme et chasse les troupes fidèles à Charles d'Anjou en dehors de l'île. Toutefois l'armée de Pierre III n'arrive pas à mettre le pied dans la partie continentale du royaume de Sicile ; c'est le début de la division entre les royaumes de Naples et de Sicile, dont les rois prétendent tous deux au même titre de « roi de Sicile ». Le pape Martin IV, furieux de voir un héritier des Hohenstaufen remettre le pied en Italie, excommunie le roi Pierre et donne son royaume d'Aragon, dont il est également le suzerain, à Charles de Valois, fils de Philippe le Hardi, roi de France, ce qui donne lieu à la croisade d'Aragon. La guerre entre la maison de Barcelone et la maison capétienne commence et durera vingt ans, jusqu'à la Paix de Caltabellotta (1302) où le roi de Sicile Frédéric III reconnait les possessions angevines en Italie du sud. Mais la paix ne sera guère solide qu'en 1373 (traité d'Aversa) : les Angevins reconnaissent la possession des Aragons sur la Sicile. En 1855, Verdi y consacre une pièce d'opéra intitulée Les Vêpres siciliennes.

1282

Catégorie:1282
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---- Cette page concerne l'année 1282 du calendrier julien.

Événements

Asie


- L’Ouïgour Sangha devient ministre des finances de Kubilai Khan après l’assassinat de Benâketï. Il continue la politique inflationniste de son prédécesseur.

Proche-Orient


- Début du règne de Tekudar, il-qan d’Iran (fin en 1284).
- Tekudar, frère aîné d’Abaqa se convertit à l’islam, prend le nom d’Ahmed et le titre de sultan. Il envoie des messagers au sultan mamelouk d’Egypte pour lui faire des propositions de paix. L’empire se divise. Les commandants fidèles au grand khan, pour la plupart bouddhistes et nestoriens, portent plainte auprès de Kubilai Khan car Tekudar désire détacher son pays de l’empire mongol. Kubilai menace le souverain révolté d’une intervention armée. Le fils d’Abaqa, Arghoun, gouverneur du Khorasan prend la tête des mécontents et se révolte.

Europe


- Début du règne d'Étienne Miloutine (Stéfan Milûtine), roi de Serbie (jusqu'en 1321). Il reprend une partie de la Macédoine à Byzance.
- Début du règne de Andronic II Paléologue, empereur byzantin (jusqu'en 1328). Il dénonce l’union avec Rome.
- Sanche, fils cadet d’Alphonse X de Castille fait déposer son père et obtient la régence (fin en 1284).
- 30 mars (le jour de Pâques) : Les Siciliens se révoltent contre les Français durant les Vêpres Siciliennes, encouragées par Pierre III d'Aragon et Michel VIII Paléologue. Les Français sont massacrés pendant un mois. Charles Ier d’Anjou est contraint d’abandonner la Sicile au profit de l’Aragon.
- Les armées espagnoles d'Aragon occupent la Sicile. La France cède la Sicile à l'Aragon.
- Le séfarade Josef Ravaya (Jucef Ravaya), bayle de Valence, qui a financé la conquête, devient gouverneur de Sicile.
- Philippe III le Hardi achète le comté de Guînes qui échoit à la maison de Brienne.
- Mars : Dafydd ap Gruffydd attaque un château du roi Édouard Ier d'Angleterre et déclenche la conquête du Pays de Galles. Son frère Llywelyn le Dernier sera tué en décembre et Dafydd ne pourra contenir les assauts de Édouard.
- Charte accordé par Erik Glipping à l’assemblée de Nyborg (Danehof) sous la pression de la noblesse de Danemark.
- 24 décembre : Au Reichstag d’Augsbourg, les duchés de Styrie, Carinthie, Carniole et Frioul sont remis à l’Autriche et constituent les « possessions héréditaires des Habsbourg ». Rodolphe Ier de Habsbourg inféode l’Autriche et la Styrie à ses fils Albert (époux de Elisabeth, fille de Meinhard II, comte de Tyrol) et Rodolphe.
- Vienne devient la résidence de Rodolphe Ier.

Art & culture


- Début de la construction de la cathédrale d'Albi (jusqu'en 1480).
- Début du second procès de canonisation de Louis IX (fin en 1297).
- Jeu de Robin et de Marion d’Adam de la Halle.
- Andronic II Paléologue ressuscite l’université de Constantinople sous le nom de Musée (Mouseion), placée sous l’autorité du Grand Logothète.

Science & technique


- Achèvement par les Mongols du système de canalisation chinois (le Canal de l'Empereur).
- Projet d’expédition autour de l’Afrique par les Vivaldi de Gênes.

Économie & société


- L’ordonnance de Bergen (septembre) stipule que les marchands étrangers qui n’auraient pas livré du blé, de l’orge et du malt ne pourraient pas effectuer en Norvège des achats en hiver (8 septembre-3 mai) ni de parcourir les campagnes pour acquérir du beurre, des peaux ou du bétail sur pied. Les Hanséates refusent de s’incliner. A l’instigation de Lübeck, la ligue des villes Wendes interdit le commerce avec la Norvège (hiver 1283-1284).
- A la mort de Michel VIII Paléologue, la crise rurale et les ponctions des Latins vident un Trésor déjà éprouvé par une politique ambitieuse menée pendant 20 ans.

Naissances en 1282


- Marguerite de France, fille de Philippe III de France et reine consorte d'Édouard Ier d'Angleterre (morte en 1317)
- Le Pape Innocent VI (mort en 1362)
- Pierre Maury, pâtre français
- Louis IV de Bavière, empereur du Saint-Empire Romain Germanique (mort en 1347)
- Oshin, roi d'Arménie (mort en 1320)

Décès en 1282


- Owain le Rouge, prince gallois, rival malheureux de Llywelyn le Dernier, longtemps emprisonné par ce dernier.
- Abaqa Khan de Mongolie, ilkhan de Perse
- Ibn Khallikân, historien de littérature damascène.
- Juin : Éléanore de Montfort, fille de Simon de Montfort et femme de Llywelyn le Dernier, dernière reine galloise.
- 13 octobre : Nichiren, alias Zennichimaro ou encore Zeshôbô Renchô, fondateur de l'école de boudhisme japonaise qui porte son nom
- 25 août : Thomas de Cantilupe, prélat et saint anglais.
- 11 décembre : Michel VIII Paléologue, empereur byzantin associé.
- 11 décembre : Llywelyn le Dernier, dernier grand roi du Pays de Galles avant l'occupation anglaise. ko:1282년

Pierre III d'Aragon

ja:ペドロ3世 (アラゴン王) Catégorie:Histoire de Sicile Catégorie:Roi de Sicile Pierre Aragon 03 Catégorie:Dynastie de Barcelone Catégorie:Dynastie de Barcelone Pierre II le Grand (1239 - 11 novembre 1285), fut comte-roi de Barcelone de 1276 à 1285 et roi d'Aragon (Pierre III) et de Valence (Pierre I) . Premier fils du second mariage du roi Jacques I le Conquérant avec Yolande de Hongrie, il reçoit dans un premier projet de partage daté de 1241 l'héritage de Valence, des Baléares, du Roussillon et de la Cerdagne. Après la mort de sa mère en 1251, il est confié aux soins de Jaspert IV, vicomte de Castelnou, de Guillaume de Castelnou, frère du précédent, de Gilabert de Cruïlles et d'Alón de Hostes. En 1262, il épousa Constance de Sicile, fille et héritière de Manfred de Hohenstaufen. Après les Vêpres Siciliennes (30 mars 1282), il s'empara de l'île de Sicile et devint roi de Sicile (Pierre Ier) de 1282 à 1285. Les rapport entre Pierre III d'Aragon, l'aîné, et Jacques 1er de Majorque, le cadet, tous deux fils de Jacques Ier le Conquérant, furent toujours tendus. Le roi d'Aragon voyait les terres de son frère comme une verrue dans les siennes, alors que le roi de Majorque y voyait une entité cohérente. La guerre contre Charles I d'Anjou, replié à Naples, continua jusqu'en 1285. Cette année-là, le roi de France Philippe III le Hardi mena une expédition appelée croisade d'Aragon, visant à remettre à Charles, fils du roi, le trône d'Aragon. Cette croisade fut un échec pour le roi de France. La maladie décima son armée. Lui-même, atteint de dysenterie, ne dut qu'à la générosité de son adversaire de pouvoir arriver à Perpignan pour y mourir. Malgré ce succés, Pierre III, miné par les guerres continuelles de son règne, mourut quelques mois après. Après sa mort, il laissa l'Aragon, Valence et Barcelone à son fils aîné Alphonse III, roi de 1285 à 1291, tandis que le cadet, sous le nom de Jacques Ier, recevait la Sicile. La mort précoce d'Alphonse III, en 1291, fit revenir l'Aragon, Valence et Barcelone dans les mains de son frère, qui devint roi sous le nom de Jacques II le Juste (1291-1337) Pierre III d'Aragon Pierre III d'Aragon

Alphonse V d'Aragon

Catégorie:Histoire de Sicile Catégorie:Roi de Sicile Alphonse Aragon 05 Catégorie:Dynastie de Trastamare Alphonse le Magnanime ou le Grand, né vers 1394 à Medina del Campo et mort le 27 juin 1458 à Naples, roi d'Aragon sous le nom d'Alphonse V, de Valence sous le nom d'Alphonse III, de Sardaigne sous le nom d'Alphonse II, de Majorque, de Sicile et de Naples sous le nom d'Alphonse I, et comte de Barcelone sous le nom d'Alphonse IV, de Roussillon et de Cerdagne sous le nom d'Alphonse I. Second souverain de la dynastie de Trastamare dans la couronne d'Aragon, Alphonse le Magnanime devint le souverain de cette dernière en 1416, à la mort de son père le roi Ferdinand Ier d'Aragon. Parfaite illustration du souverain de la première Renaissance, Alphonse le Magnanime est connu pour son implication dans les affaires italiennes. Fasciné par la civilisation de la Péninsule, il conquit le royaume de Naples en 1442 sur René d'Anjou et y vécut le reste de sa vie, laissant la direction de la couronne d'Aragon à son frère l'infant Jean. Il fit notamment construire à Naples le Castel Nuovo par l'architecte majorquin Guillem Sagrera. À sa mort, ses possessions furent partagées : la couronne d'Aragon et le royaume de Sicile passèrent à son frère Jean, mais le royaume de Naples passa, selon sa volonté, à son fils bâtard Ferdinand.

Couronne d'Aragon

La couronne d'Aragon désigne l'ensemble des territoires qui étaient au Moyen Âge sous la domination des rois d'Aragon, tout en gardant chacun un statut juridique propre. Le titre de « roi d'Aragon » a le sens de « souverain de la couronne d'Aragon ». On date généralement l'apparition de la couronne d'Aragon avec l'union en 1137 du royaume d'Aragon et du comté de Barcelone par le mariage de Pétronille d'Aragon et de Raymond Berenger IV de Barcelone. C'est l'union des deux couronnes d'Aragon et de Castille en 1479 qui donne naissance à la monarchie espagnole. Néanmoins les territoires de la couronne d'Aragon gardent jusqu'au des statuts différents. Il faut noter que les royaumes de Sicile et de Naples, conquis respectivement en 1282 et 1442, n'ont jamais été intégré à la couronne d'Aragon, et que les souverains de la couronne qui y ont régné portaient le titre de « roi d'Aragon et de Sicile » ou « roi d'Aragon et des Deux-Siciles ».

Armoiries

d'or à quatre pals de gueules

Constitution de la couronne d'Aragon


- 1137 : union du royaume d'Aragon et du comté de Barcelone.
- 1204 : acquisition de la seigneurie de Montpellier par le mariage du roi Pierre II et de Marie de Montpellier. Montpellier est détachée de la couronne en 1286.
- 1229 : acquisition du royaume de Majorque par le roi Jacques I le Conquérant, détaché de la Couronne en 1276, puis rattaché en 1286, re-détaché en 1295 et rattaché définitivement en 1344.
- 1232 : établissement de la suzeraineté aragonaise sur l'île de Minorque par le roi Jacques Le Conquérant.
- 1235 : acquisition de l'île d'Ibiza par le roi Jacques le Conquérant, détachée de la Couronne en 1276, puis rattachée en 1286, re-détachée en 1295 et rattachée définitivement en 1344.
- 1238 : acquisition du royaume de Valence par le roi Jacques le Conquérant.
- 1287 : acquisition de l'île de Minorque par le roi Alphonse III, détachée en 1295 et rattachée définitivement en 1344.
- 1295 : acquisition théorique des royaumes de Sardaigne et de Corse par le roi Jacques II. En fait seule la Sardaigne fut acquise en 1323.
- 1296 : acquisition du Royaume de Murcie, au dépens de la Couronne de Castille, et qui fut rendu en 1304.

Composition de la couronne d'Aragon en 1479

1479
- royaume d'Aragon (liste des rois)
- royaume de Majorque (liste des rois)
- royaume de Valence
- royaume de Sardaigne (liste des rois)
- comté de Barcelone ou principauté de Catalogne (liste des comtes)
  - dont dépendent les comtés d'Urgell, de Vic, de Besalú, d'Empúries, de Gérone et de Paillars
- comtés de Roussillon et de Cerdagne
  - dont dépendent les pays de Vallespir, de Conflent et de Capcir

Voir aussi


- Royaume d'Aragon
- Généralité de Catalogne
- Aragon
- liste des monarques d'Espagne Liste ja:アラゴン王国

Ferdinand Ier de Naples

Ferdinand 01 Ferdinand Ier de Naples Ferdinand Ier de Naples Ferdinand I d'Aragon, né en 1423, mort en 1494, roi de Sicile péninsulaire (roi de Naples) (1458-1494), fils illégitime d'Alphonse V, roi d'Aragon et de Sicile, et de Giraldona Carlino. Il épousa en premières noces en 1444 Isabel de Chiaramonte († 1465) d'où sont issus : :
- Alphonse II (1448 † 1495), roi de Naples :
- Eléonore (1450 † 1493), mariée ne 1473 à Hercule Ier d'Este, duc de Modène et de Ferrare :
- Frédéric II (1452 † 1504) :
- Jean (1456 † 1485), cardinal et archevêque de Tarente :
- Béatrice (1457 † 1508), mariée en 1476 à Matthias Hunyadi, roi de Bohême et de Hongrie, puis en 1490 avec Vladislas II, roi de Bohême et de Hongrie :
- François (1461 † 1486), duc de Saint-Ange Il se remaria en 1476 avec l'infante Jeanne d'Aragon (1454 † 1517), sa cousine germaine, fille de Jean II d'Aragon et de Jeanne Enríquez, d'où : :
- Jeanne (1478 † 1518), mariée à son neveu Ferdinand II de Naples :
- Charles (1480 † 1486)

Ferdinand Ier de Naples

Ferdinand 01 Ferdinand Ier de Naples Ferdinand Ier de Naples Ferdinand I d'Aragon, né en 1423, mort en 1494, roi de Sicile péninsulaire (roi de Naples) (1458-1494), fils illégitime d'Alphonse V, roi d'Aragon et de Sicile, et de Giraldona Carlino. Il épousa en premières noces en 1444 Isabel de Chiaramonte († 1465) d'où sont issus : :
- Alphonse II (1448 † 1495), roi de Naples :
- Eléonore (1450 † 1493), mariée ne 1473 à Hercule Ier d'Este, duc de Modène et de Ferrare :
- Frédéric II (1452 † 1504) :
- Jean (1456 † 1485), cardinal et archevêque de Tarente :
- Béatrice (1457 † 1508), mariée en 1476 à Matthias Hunyadi, roi de Bohême et de Hongrie, puis en 1490 avec Vladislas II, roi de Bohême et de Hongrie :
- François (1461 † 1486), duc de Saint-Ange Il se remaria en 1476 avec l'infante Jeanne d'Aragon (1454 † 1517), sa cousine germaine, fille de Jean II d'Aragon et de Jeanne Enríquez, d'où : :
- Jeanne (1478 † 1518), mariée à son neveu Ferdinand II de Naples :
- Charles (1480 † 1486)

Ferdinand II d'Aragon

Ferdinand II d'Aragon (en catalan : Ferran II, en castillan : Fernando II), né le 10 mars 1452 (ou 10 mai ?) à Saragosse, mort le 23 juin (ou 23 janvier ?) 1516 à Madrigalejo, dit Ferdinand le Catholique, fut, par mariage, roi de Castille et León de 1474 à 1504 (sous le nom de Ferdinand V) puis, de son propre chef, roi d'Aragon, de Valence, de Majorque et de Sicile et comte de Barcelone de 1479 à 1516, comte de Roussillon et de Cerdagne de 1493 à 1516 et roi des Deux-Siciles en 1504. Fils du roi Jean II d'Aragon (1398-1479) et de sa seconde épouse Jeanne Enríquez (1425-1468), Ferdinand devint l'héritier des possession de la couronne d'Aragon à la mort de son demi-frère Charles de Viane en 1461. Le 14 octobre 1469, il épousa la future Isabelle Ire de Castille (1451-1504). Ensemble ils menèrent une guerre civile visant à déposséder la nièce d'Isabelle, Jeanne la Beltraneja (1462-1530). En 1474, Isabelle arriva au trône de Castille. À la mort de Jean II en 1479, Ferdinand accéda au trône de la couronne d'Aragon et les deux monarques régnèrent ensemble, bien que les deux couronnes restèrent séparées. Ferdinand et Isabelle menèrent une politique religieuse coercitive avec l'établissement de l'Inquisition, l'expulsion des juifs non convertis en 1492 et la conquête du royaume de Grenade la même année, ce qui leur valut de se voir décerner le titre de Rois Catholiques par le pape Alexandre VI. Parallèlement, ils préparèrent l'expansion espagnole par le support donné aux expéditions de Christophe Colomb. Ferdinand, malgré avoir reçu les comtés de Roussillon et de Cerdagne de Charles VIII pour prix de sa non-intervention dans les Guerres d'Italie, conquit le royaume de Naples en 1504 dépossédant ainsi son cousin Fréderic. En 1504 également mourut Isabelle, ce qui fit de Ferdinand le régent de la couronne de Castille au nom de sa fille Jeanne la Folle. Mais il se heurta à l'hostilité de la noblesse castillane qui lui subsitua le mari de Jeanne, l'archiduc Philippe le Beau. À la mort de celui-ci en 1506, Ferdinand reprit les rênes de la Castille, cette fois-ci au nom de son petit-fils le futur Charles Quint. Il annexa le sud de la Navarre en 1512. À sa mort en 1516 il laissa un empire immense à son petit-fils Charles Quint, premier véritable roi d'Espagne. Ferdinand Aragon 02 Ferdinand Aragon 02 Ferdinand Aragon 02 Ferdinand Aragon 02 Ferdinand Aragon 02 Ferdinand Aragon 02 Ferdinand Aragon 02 Ferdinand Aragon 02 Ferdinand Aragon 02 Ferdinand Aragon 02 ja:フェルナンド2世 (アラゴン王)

Charles VIII de France

Charles VIII de France, né le 30 juin 1470 au château d'Amboise, de Louis XI et de Charlotte de Savoie, mort le 7 avril 1498 au même endroit, fut roi de France de 1483 à 1498, septième et dernier roi de la succession directe de la branche dite de Valois de la dynastie capétienne. Unique survivant parmi les cinq fils de Louis XI, il fut le dernier membre de la branche aînée de la maison de Valois. À 13 ans Charles VIII monte sur le trône. Il est toujours mineur et conformément au désir de son père, il accepte la tutelle de sa sœur aînée, Anne de France, âgée de 23 ans, dite Anne de Beaujeu, après son mariage avec Pierre de Bourbon, sire de Beaujeu. Le gouvernement des régents provoque une rébellion des princes emmenés par Louis II d'Orléans, le futur Louis XII, qui en vue de soustraire le roi de ses tuteurs entreprend la Guerre folle. Le 28 juillet 1488, Louis d'Orléans est fait prisonnier à la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier. Incarcéré pendant trois années, il sera gracié en 1491. Anne de Bretagne, duchesse de Bretagne, comtesse de Montfort-l'Amaury, comtesse d'Étampes, dame de Houdan et dame de Neaufles (tous titres portés de 1488 à 1514), fille de François II (1435-1488), dit François de Dreux, duc de Bretagne, etc., et de Marguerite de Navarre (v. 1449-1486), dite Marguerite de Foix est mariée par procuration avec Maximilien de Habsbourg. Charles va donc entreprendre de longues négociations et faire le siège de Rennes pour obtenir de l'épouser le 15 novembre 1491, au château de Langeais (ou le 6 décembre 1491, sources divergentes). Aucun des six enfants issus de cette union ne survécut. Pour avoir sa pleine liberté en Italie, où il a des prétentions sur le royaume de Naples, il signe, en 1492, le traité d'Étaples avec Henri VII d'Angleterre, et, en 1493, le traité de Barcelone avec le roi d'Aragon Ferdinand II et le traité de Senlis avec Maximilien d'Autriche. À la mort du roi Ferdinand Ier de Naples, en 1494, Charles VIII prend le titre de roi de Naples et de Jérusalem et pénètre en Italie. C'est le début de la première guerre d'Italie (1494-1497). Sans aucune résistance, les Français entrent à Florence en novembre et à Rome en décembre. Ils sont à Naples en février 1495. Cependant, en mars, sous l'impulsion de Ferdinand II d'Aragon et du pape Alexandre VI, se constitue la ligue de Venise, une alliance quasi générale contre la France. La rentrée en France de Charles VIII est périlleuse. Il parvient cependant à franchir l'Apenin, et, livrant une bataille indécise à Fornoue, il réussit à échapper à ses ennemis. Louis d'Orléans évacue Novare et renonce au duché de Milan. Début 1497, l'armée française restée à Naples capitule devant le capitaine espagnol Gonzalve de Cordoue, dit le Grand Capitaine. Charles VIII mourut le 7 avril 1498 au château d'Amboise, après avoir violemment heurté de son front un linteau de pierre placé trop bas. Après sa mort, la succession revint à son cousin Louis XII, lequel épousa également sa veuve. Charles 08 de France Charles 08 Catégorie:Guerres d'Italie Charles 08 Charles 08 ja:シャルル8世 (フランス王)

Charles VI du Saint-Empire

Charles de Habsbourg (Karl von Habsburg), (né en 1685 à Vienne - mort en 1740 à Vienne) est empereur romain germanique sous le nom de Charles VI et roi de Hongrie sous le nom de Charles III (1711-1740). Deuxième fils de l'empereur Léopold I et d'Eléonore de Neubourg, il tente de succéder comme roi des Espagnes à Charles II en 1700, ce qui déclenche un conflit avec Louis XIV et son petit-fils Philippe, duc d'Anjou, conflit connu comme la guerre de Succession d'Espagne. Il doit renoncer à ses prétentions au trône d'Espagne en 1714 par le traité de Rastatt et n'arrive qu'à s'approprier le royaume de Naples (1714), le royaume de Sicile (1720), deux royaumes qu'il perd en 1738) et les Pays-Bas espagnols. En 1711, après la mort de son frère aîné Joseph I, il devient lui-même empereur. N'ayant pas de fils vivant, il édicte en 1713 la Pragmatique Sanction autorisant sa fille Marie-Thérèse à lui succèder dans ses domaines patrimoniaux, ce qui déclenchera la guerre de succession d'Autriche En 1708 il épouse Élisabeth de Brunswick-Wolfenbüttel (1691-1750). Ils eurent 4 enfants :
- Léopold († 1716)
- Marie-Thérèse (1717-1780) impératrice allemande
- Marie-Anne (1718-1744) qui épouse en 1744 Charles de Lorraine (1712-1780)
- Maria Amalie

Voir aussi


- La censure sous Charles VI
- Liste des souverains du Saint-Empire Charles 06 du Saint-Empire Charles 06 du Saint-Empire Charles 06 du Saint-Empire Charles 06 du Saint-Empire Charles 06 du Saint-Empire Charles 03 Charles 06 du Saint-Empire Charles 06 du Saint-Empire ja:カール6世 (神聖ローマ皇帝)

1720

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---- Cette page concerne l'année 1720 du calendrier grégorien.

Événements


- 21 janvier : Traité de Stockholm, mettant fin à la guerre entre la Suède et la Prusse.
- 9 mars : Un édit supprime les charges prévôtales de la Maréchaussée (ancêtre de la (Gendarmerie), qui est alors constituée en brigades établies chacune sur un secteur géographique, avant qu'un réel maillage du territoire ne soit réalisé en 1769.
- Dates non renseignées ou inconnues :
  - Création du 1er régiment de Hussards dit Hussards de Bercheny
  - Début du règne de Frédéric I de Hesse, roi de Suède (fin en 1751).
  - Le financier écossais John Law devient contrôleur des finances de la France.
  - John Law fait une faillite spectaculaire et s'enfuit.
  - Émeutes à Paris après la banqueroute d'État.
  - La Peste est à Marseille.
  - Le duc de Savoie devient roi de Sardaigne.
  - Les Chinois entrent à Lhassa pour chasser les mongols. Ils en profitent pour réorganiser l'administration du Tibet et imposer une supervision impériale.
  - Arabie : Le cheikh bédouin, Mohammed ibn Saoud, qui règne sur la modeste oasis de Darriyah, au centre du désert arabique, recueille un réformateur religieux en fuite, Mohammed ibn Abdel Wahhab qui prêche un retour aux sources de la religion et refuse toute évolution postérieure au IIIe siècle de l'islam. Il va fonder le wahhabisme, qui se veut une vision puritaine de l'islam, dont le berceau se situe à Nadjd, au centre de l'Arabie.

Naissances en 1720


- 10 février : Charles de Géer, biologiste et homme politique suédois († 1793)
- 13 mars : Charles Bonnet, biologiste et philosophe suisse
- 18 juillet : Gilbert White, naturaliste et ornithologue britannique († 1793).

Décès en 1720


- 17 novembre : Calico Jack Rackham, pirate, pendu à Spanish Town (Jamaïque) ko:1720년 ms:1720

Royaume de Sicile

Catégorie:Ancien pays d'Europe Catégorie:Histoire de Sicile Catégorie:Histoire de l'Italie ja:シチリア王国 Le royaume de Sicile est créé en 1130 par l'antipape Anaclet II au bénéfice du roi Roger II sur l'île de Sicile, la Calabre, la Pouilles, et Naples. Ce royaume traverse plusieurs phases marquées par les dominations sucessives des Normands, des Souabes (autre nom pour la dynastie des Hohenstaufen, déscendants de Frédéric de Souabe), des Angevins et des Aragonais.

conquète et domination Normande

La Sicile, conquise de 1060 à 1091 par le « Grand Comte », Roger I, n'est avant cette date qu'un comté. Ces mercenaires normands avaient été appellés à l'aide par les Byzantins qui désiraient chasser les Sarrasins d'Italie. Sous Roger II, le pape investit le roi de Sicile et devient son suzerain, ce qui posera un problème politique quand les Hohenstaufen prendront le pouvoir dans le royaume de Sicile. Les descendants de Roger II règnent sur la Sicile de sa mort en 1154 à 1189 : Guillaume I, puis Guillaume II. Ce dernier n'ayant pas de fils, une question de sucession se pose et permet l'arrivée au pouvoir Henri VI. L'héritière de Guillaume II est sa tante, Constance de Hauteville (Hauteville est le nom de la dynastie Normande). Elle épouse Henri, fils de Frédéric Barberousse, empereur romain germanique. Henri, qui deviendra empereur sous le nom d'Henri VI, prétend à la couronne de Sicile. Le pape Clément III s'oppose à cette situation.

la phase Souabe

Le pape Clément III redoutait de voir les terres d'églises encerclées par les Hohenstaufen, qui dominaient le nord de l'Italie. Il invoque sa suzeraineté sur le royaume de Sicile pour réclamer un serment de vassalité d'Henri VI. Ce dernier refusant, le pape décide de soutenir Tancrède, batard des Hauteville, qui meurt en 1194. [Henri VI] devient alors roi de Sicile, le 25 décembre, à Palerme. Son règne sera brutal et bref, puisqu'il meurt en 1197. Entre 1197 et 1220, la papauté cherche à rompre l'encerclement des Hohenstaufen. Le royaume de Sicile est laissé sans pouvoir central fort, des villes comme Naples ou Gaète développent des institutions communales. Barons et Evèques usurpent les prérogatives royales. Dés 1220, Frédéric II; fils de Henri VI est empereur. Aux assises de Capoue en décembre, il rappelle la loi normande et annule les concessions ultérieures à 1189, pour punir ceux qui ont abusé de la vacance du pouvoir. En 1230, les constitutions de Melfi, inspirées du droit romain, donnent des lois au royaume. C'est dans ce contexte de reprise en main que le royaume de Sicile passe sous la domination Angevine.

phase angevine

Clément V, pape, demande l'aide de Charles d'Anjou pour combattre la domination Hohenstaufen. Charles d'Anjou bat le fils de Frédéric II, Manfred à la bataille de bénévent et devient roi de Sicile à Rome en 1266. La politique des Angevins ne satisfait pas totalement le pape, qui trouve son allié trop pesant. Sous Charles d'Anjou, qui est aidé de son fils Charles II, le nord est privilegié au sud. La capitale passe de Palerme à Naples. Le pouvoir central n'est pas assez présent. Cette situation conduit aux Vêpres siciliennes, qui aboutissent au partage du royaume de Sicile en un « royaume de Naples », terme impropre mais devenu courant, qui reste aux angevins, et un royaume de Sicile, sous domination aragonaise.

la domination aragonaise en Sicile

La fille de Manfred était mariée à Pierre III, roi d'Aragon. Les Vêpres siciliennes représentent une double rupture : contre les angevins, dont la pression fiscale était trop forte, contre l'héritage de Frédéric II, un pouvoir central dont ils contestent la poigne. C'est une revendication d'autonomie. Pour faire face aux angevins, les Siciliens font appel à Pierre III, ce qui aboutit à la séparation en deux royaumes. Les deux royaumes restent séparés jusqu'en 1442, où le roi Alphonse V d'Aragon conquiert le « royaume de Naples » et donne naissance au royaume des Deux-Siciles. En 1713, le duc de Savoie Victor-Amédée II reçoit au traité d'Utrecht la Sicile, qu'il échange en 1720 contre la Sardaigne.

Voir aussi


- Liste des rois de Sicile

1734

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---- Cette page concerne l'année 1734 du calendrier grégorien.

Événements


- : Charles VI allié à la Russie et à la Saxe déclare la guerre à la France
- 9 mars : La Russie prend Dantzig.

Événements sans date


- Fonte de la plus grande cloche du monde pour le palais du Kremlin à Moscou.
- L'Espagne s'empare du royaume de Naples.
- Les Bourbons s'installent en Sicile et à Parme.
- Nadir Shah met à sac le nord de l'Inde et Delhi.
- Reconstitution du royaume des Deux-Siciles.
- Stanislas I de Pologne est déposé, Auguste III monte sur le trône.
- Fondation de l'université de Göttingen

Publications


- Montesquieu : Considération sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence
- Voltaire : Lettres anglaise

Naissances en 1734


- 13 février : Yves Joseph de Kerguelen de Trémarec, navigateur français découvreur des mers australes.

Décès en 1734


- Louise Renée de Penancoët de Keroual à Paris le 14 novembre ko:1734년 ms:1734

1806

Catégorie:1806 Cette page concerne l'année 1806 du calendrier grégorien. Pour Alexandre Kojève, cette année marque la fin de l'histoire.

Événements

Europe


- Début de la guerre russo-ottomane (fin en 1812).
- Début du ministère whig de William Wyndham Grenville, Premier ministre d'Angleterre (fin en 1807).
- Le royaume du Portugal refuse d'adhérer au Blocus continental.
- 12 décembre : Le Serbe Karageorges s'empare de Belgrade.

France


- 1 janvier : Abandon du calendrier républicain en France et retour au calendrier grégorien
- 10 mai : Loi créant « l'Université impériale ».
- Napoléon Bonaparte décide de construire l'Arc de triomphe

Guerres Napoléoniennes


- 1 octobre : Ultimatum prussien à Napoléon : début de la quatrième coalition : Royaume-Uni Prusse Russie Suède.
- 14 octobre : Victoires simultanées de Napoléon et de Davout, à Iéna et Auerstadt, contre les Prussiens
- Les Anglais utilisent des fusées Congreve contre une flotte d'invasion française.
- Napoléon Bonaparte décrète et met en place le Blocus continental, par le décret de Berlin, fermant tous les ports européens aux vaisseaux anglais.
- Napoléon Bonaparte remporte la victoire d'Iena contre les Autrichiens.
- Napoléon Bonaparte renverse François I et met fin à l'Empire romain germanique. François II prend le titre d'empereur d'Autriche.

Afrique


- Le Cap, en Afrique du Sud, devient une colonie britannique.
- L'île de la Réunion devient l'île Bonaparte.

Amériques

Amérique du Nord

Amérique latine

Asie

Océanie & Pacifique

Proche-Orient & Monde arabo-musulman


- La ville de Jérusalem compte environ 12 000 habitants dont 3 000 Juifs.

Arts & cultures

Chateaubriand s'embarque pour l'orient.

Sciences et techniques


- L'ingénieur anglais William Murdock installe l'éclairage au gaz dans une filature cotonnière de Manchester, en Angleterre.

Naissances en 1806


- 20 avril : Louis-Napoléon Bonaparte (futur Napoléon III)
- 20 mai : John Stuart Mill, philosophe et économiste
- 28 octobre : Alphonse Louis Pierre Pyrame de Candolle, botaniste suisse († 1893)
- 13 novembre : Philip de Malpas Grey Egerton, paléontologiste anglais
- 6 décembre : Gilbert Duprez, chanteur d'opéra français

Décès en 1806


- 23 janvier : William Pitt le Jeune, premier ministre de Grande-Bretagne1783)
- 3 mars : Heinrich Christian Boie, auteur allemand1744)
- 22 avril : Pierre de Villeneuve, amiral français1763)
- 23 juin : Mathurin Jacques Brisson, zoologiste et physicien français (° 1723)
- 3 août : Michel Adanson, botaniste français1727)
- 22 août : Jean-Honoré Fragonard, peintre français1732)
- 23 août : Charles Augustin De Coulomb, physicien français1736)
- 20 septembre : Kitagawa Utamaro, graveur et peintre japonais1753)
- 10 novembre : Charles Guillaume Ferdinand de Brunswick, militaire allemand1735)
- 18 novembre : Claude Nicolas Ledoux, architecte français1736) __NOTOC__ ko:1806년 ms:1806 simple:1806

Napoléon Bonaparte

Napoléon Bonaparte (Ajaccio, 15 août 1769Sainte-Hélène, 5 mai 1821), général de la Révolution, dirigea la France à partir de la fin 1799 et fut Empereur des Français, sous le nom de Napoléon I, de 1804 à 1814, puis à nouveau en 1815. Il conquit et gouverna la plus grande partie de l'Europe continentale et plaça ses maréchaux et ses frères sur les trônes de plusieurs royaumes européens : Espagne, Naples, Westphalie, Hollande, et Suède. Incapable de mettre un terme au cycle de guerre que menaient les monarchies européennes contre la France depuis 1792, et face aux diverses coalitions montées et financées par l'Angleterre, les conquêtes s'ajoutant aux conquêtes, Napoléon vit l'Empire s'effondrer, dix ans après son avènement. Il ne reste aujourd'hui que la grande œuvre administrative, qu'entreprit cet homme hors du commun. Toute tentative d'écrire avec impartialité l'histoire de ce personnage relèverait de la gageure selon l'historien Steven Englund qui écrivit « le ton (…) qui convient le mieux pour parler de Napoléon serait (…) une admiration frisant l'étonnement et une désapprobation constante frisant la tristesse. »

Jeunesse et ascension dans l'armée

Napoléon Bonaparte naquit à Ajaccio en Corse, le 15 août 1769, un an après l'achat par la France de l'île à Gênes (1768). Issu d'une famille faisant partie de la petite noblesse corse. Il était le deuxième enfant de Charles Bonaparte, Avocat au Conseil Supérieur de l'île, et de Maria-Letizia Ramolino. Alors qu'il n'était agé que de neuf ans, son père s'arrangea pour qu'il suive des études sur le continent, où il s'établit, en compagnie de son frère ainé Joseph Bonaparte. Napoléon se considèra tout d'abord comme un étranger. Après des études dans les écoles militaires (Autun, Brienne et l'école Militaire de Paris), il entre avec son ami Grenier dans l'artillerie, au sein du régiment de La Fere, à Auxonne. Il est affecté comme lieutenant en second à Valence en 1787. D'un tempérament ombrageux, romantique dans ses écrits et d'une curiosité sans borne alliée à une mémoire surprenante, le jeune Bonaparte, à la veille de 1789, est autant homme de lettres qu'homme de guerre. Lorsque la Révolution éclata en 1789 le lieutenant Bonaparte était présent à Paris ; spectateur des événements, il regarda avec répulsion l'invasion des Tuileries par le peuple. Napoléon retourna en Corse où les luttes de clans (paolistes soutenant la monarchie modérée à l'anglaise, les Bonaparte soutenant la Révolution) avaient repris. Napoléon se fit élire à la tête de la Garde nationale en 1792 en arrachant de force l'accord du commissaire du gouvernement. Mais l'exécution du roi provoqua une révolte des indépendantistes. Une guerre civile éclata et la famille de Napoléon fut obligée de fuir vers la France. Bonaparte soutint la Révolution, et fut envoyé en 1793, en tant que capitaine d'artillerie, au siège de Toulon qui s'était livré aux Anglais. Le plan qu'il soumit au général Dugommier permit la reprise de la ville aux troupes royalistes et britanniques. Ses amitiés avec les Jacobins lui valurent d'être brièvement arrêté après la chute de Robespierre le 9 thermidor an II (27 juillet 1794). Libéré, il fut un temps sans commandement effectif, puis Barras, lui permit d'écraser l'insurrection royaliste de Vendémiaire contre la Convention en 1795. À cette occasion Bonaparte a sous ses ordres un jeune officier, Joachim Murat,son futur beau-frere. L'opération fut un succès, la canonnade de Saint-Roch dispersant les forces royalistes. Bonaparte avait un esprit lucide et discret, capable d'absorber l'essence de la connaissance militaire et stratégique de son temps et de l'appliquer à des situations réelles. Officier d'artillerie de formation, il innova dans l'utilisation de l'artillerie (canon de Gribeauval) comme force mobile d'appui des attaques d'infanterie.

Campagne d'Italie

Campagne d'Italie] Nommé commandant en chef de l'armée d'Italie, mal nourrie et mal vêtue, il entraîne avec fougue ses hommes et bat à plusieurs reprises une armée autrichienne plus nombreuse et mieux équipée : Montenotte, Lodi, ou Arcole — où Napoléon prend lui-même la tête de l'assaut, sous la pluie de feu qui tue son ami et aide-de-camp, Muiron ; cet homme « qui est partout et qui voit tout, volant comme l'éclair et frappant comme la foudre » séduit ses subalternes, Sérurier, Masséna, Berthier, par son ascendant sur les hommes, son audace et son sang-froid. Il perçoit la valeur d'un officier encore anonyme, Lannes. Durant ces batailles, les peintures d'époque de son quartier général montrent qu'il utilisa (comme tous les généraux de la Révolution) le premier système de télécommunications au monde, le télégraphe Chappe. L'Autriche, dirigée par l'archiduc Charles, dut négocier un traité défavorable à Campo-Formio. En Italie, le général Bonaparte prend conscience de ses forces, et de la situation qui est la sienne. Il règne sur les champs de bataille et a la faveur du public (italien comme français) : c'est une véritable petite cour qui se forme autour du général républicain à Milan. Le Directoire est loin pour celui qui règle le sort de la riche Italie et maîtrise superbement son adversaire. En 1797, par le truchement du général Augereau, Bonaparte organisa une manœuvre politique qui permit d'écarter plusieurs royalistes du pouvoir à Paris et de préserver la république jacobine.

Campagne d'Égypte

Paris]] - Voir l'article détaillé Campagne d'Égypte - En 1798, inquiet de la popularité de Bonaparte, le Directoire, sous prétexte de barrer aux Anglais la route des Indes, le charge d'envahir l'Égypte. Admirateur du Siècle des Lumières, Bonaparte décide d'emmener des scientifiques, et fonde l'Institut. En outre, il est accompagné du général Kléber. Découverte par un jeune officier du génie, Pierre-François-Xavier Bouchard, la pierre de Rosette permettra à Jean-François Champollion de déchiffrer les hiéroglyphes. Victorieuse à la bataille du Mont-Thabor le 16 avril 1799, l'expédition en Syrie est décimée par la peste puis arrétée a Saint jean d'acre. Bonaparte régle de manière expéditive le sort des pestiférés de Jaffa. Le 1 et 2 août, la flotte française est presque entièrement détruite à Aboukir par les navires de Nelson. - - La situation du Directoire lui paraissant favorable à un coup de force, Bonaparte abandonne le commandement de l'armée d'Égypte à Kléber, et rentre en France. Sur le chemin qui le mêne à Paris, il est acclamé par la population. Kléber capitulera le 31 août 1801 après avoir perdu 13 500 hommes, principalement victimes des épidémies.

Le coup d'État

Arrivé dans la capitale, le général s'entretient avec Talleyrand, homme politique d'expérience et fin connaisseur des forces en jeu. Le schéma du coup d'État du 18 Brumaire (9 novembre 1799) (cf. l'article) prévoit les opérations suivantes : Bonaparte aura le commandement en chef de l'armée pour le maintien de l'ordre dans Paris et dans les assemblées. On envisage de déplacer les assemblées à Saint-Cloud sous le prétexte d'un péril jacobin. En effet, depuis 1789, les assemblées se trouvent toujours sous la menace de la population parisienne. L'essentiel des événements se déroule le 19 brumaire à Saint-Cloud. Les révisionnistes avaient envisagé une démission collective des cinq directeurs, mais les assemblées ont du retard car cette idée ne fait pas l'unanimité ; Bonaparte s'impatiente et décide d'intervenir. Il tient un discours maladroit devant le Conseil des Cinq-Cents, discours très mal perçu par les députés qui l'accusent de vouloir instaurer la dictature. Bonaparte est alors contraint de quitter l'assemblée. Mais il prend rapidement la situation en main avec l'aide de son frère Lucien qui préside les cinq-cents. Lucien évite que Napoléon soit mis en cause par les députés qui veulent voter pour mettre Hors-la-loi Bonaparte.Lucien retarde le vote et va chercher Murat qui vient avec la troupe et met de l'ordre dans les assemblées, disant que certains députés voulaient poignarder Bonaparte pour justifier une intervention de l'armée. Les représentations des députés sortant par les fenêtres et voulant poignarder Napoléon sont très répandues. Bonaparte est de fait l'homme fort de la situation, qui fait basculer un coup d'État parlementaire en un coup d'État militaire. Mais Bonaparte reste attaché aux formes juridiques et dans la soirée du 19 brumaire, les députés restent à Saint-Cloud pour voter la décision de nommer deux commissions pour préparer une nouvelle constitution. On constate alors une volonté d'appuyer le régime sur le vote des représentants du peuple. Le 20 brumaire les trois consuls sont désignés : Bonaparte, Sieyès et Ducos. C'est le début du Consulat

La Constitution

Le 25 décembre 1799, mise en vigueur de la Constitution de l'an VIII. Bonaparte établit la Constitution sous des apparences démocratiques, mais organise un pouvoir autocratique, toutes les évolutions du régime ne feront qu'accentuer le caractère autocratique du pouvoir. Le pouvoir législatif est divisé en 3 assemblées (parlement tricaméral) :
- le tribunat discute les lois sans les voter
- le corps législatif ou corps des muets adopte ou rejette les lois
- le sénat est chargé de vérifier que la loi est conforme à la constitution Le pouvoir fonctionne de manière autoritaire, les procédés de démocratie semi directe (quelque peu fictive) sont soigneusement organisés et contrôlés. L'empereur corrige lui-même les résultats si non satisfaisants. L'empire est une forme de despotisme éclairé.

L'Oeuvre législative

Comment évoquer Bonaparte sans parler du Code civil ? Bonaparte opéra dès les débuts du Consulat de nombreuses réformes dans l'éducation, la justice, la finance et le système administratif. Son ensemble de lois civiles, rédigé par Jean-Jacques Régis de Cambacérès et connu sous le nom de Code Napoléon de 1804, a encore une forte influence dans de nombreux pays de nos jours. Le Code civil est toutefois très largement inspiré d'un éventail de lois et coutumes diverses déjà existantes sous l'Ancien Régime qu'il unifiait. Son oeuvre administrative se prolongea jusqu'en 1814 : il créa les écoles de droit (érigées en Facultés en 1808) et la Capacité en droit pour mieux diffuser le Code civil, mais aussi les lycées et le nouveau Baccalauréat, la Banque de France, le Franc germinal, les préfets, le Conseil d'Etat, initia le travail de cadastration du territoire français, et institua la Légion d'honneur.
- Voir Code civil

Du Consul à l'Empereur

Code civil] En 1800, Bonaparte attaqua et vainquit l'Autriche une nouvelle fois. Battus à Marengo par Napoléon et à Hohenlinden par Moreau, les Autrichiens durent signer le traité de Lunéville le 9 février 1801, ce qui amena les Britanniques à signer la paix d'Amiens en (mars 1801). Si son pouvoir était fragile au lendemain de Brumaire, la victoire de Marengo et ses suites consolident fortement la situation de Napoléon. Il envoya une armée forte de 34 000 hommes à Saint-Domingue sous les ordres du général Leclerc pour rétablir l'autorité de la France. Après quelques succès, notamment la capture de Toussaint Louverture (qui mourut au Fort de Joux, dans le Doubs, le 7 avril 1803), son armée fut anéantie par une épidémie de fièvre jaune. Bonaparte vendit la Louisiane, immense territoire d'Amérique du Nord, aux États-Unis. Le 24 décembre 1800, une « machine infernale » (bombe) l'attendait rue Saint-Nicaise. Le cocher du Premier consul passa au grand galop. La bombe explosa trop tard et seules les vitres du véhicule furent soufflées. Sur place, en revanche, ce fut le carnage. On dénombra une dizaine de morts. Fouché, alors ministre de la Police, réussit à prouver que l'attentat était l'œuvre des royalistes, alors que Bonaparte était persuadé avoir affaire aux Jacobins. L'exécution du duc d'Enghien en sera une conséquence. En 1802, il rétablit l'esclavage dans les colonies à la demande de sa femme, Joséphine de Beauharnais (une béké de Martinique). Ce rétablissement devait faire repartir une économie défaillante dans les colonies des Antilles. Il fallut attendre 1848 pour que l'abolition définitive de l'esclavage soit promulguée. Après que Bonaparte eut étendu son influence sur la Suisse, qui mit en place les institutions décentralisées actuelles, et sur l'Allemagne, une dispute à propos de Malte servit de prétexte aux Britanniques pour déclarer une nouvelle fois la guerre à la France en 1803, et pour soutenir l'opposition royaliste à Bonaparte. Napoléon réagit : l'idée d'une invasion de la Grande-Bretagne se fait jour, et pour ramener à la raison les royalistes, qui, peut-être, complotent dans l'ombre, le premier Consul fait exécuter le duc d'Enghien, prince Bourbon. L'exécution qui se déroule à Vincennes après un simulacre de procès, ne suscite pas d'autre protestation que celle de l'Angleterre, la Russie et l'Autriche s'en tenant à quelques timides reproches. Voilà cependant qui assoit la réputation de « Robespierre à cheval » de Napoléon (à Sainte-Hélène, Napoléon assumera cet acte, malgré la très probable implication de Talleyrand). Après ce gage donné aux républicains, dans la mesure où le premier Consul réitère le crime des régicides, celui-ci se couronne Empereur le 2 décembre 1804. 1804 1805 à Milan]] À proprement parler, l'Empire naît à la demande du Sénat. Steven Englund se rallie à l'opinion selon laquelle il s'agissait, initialement, de protéger la République. Bonaparte abattu, l' ordre se serait effondré avec lui. Empereur, il devenait une institution, scellant la pérennité des valeurs républicaines. Il pouvait mourir : l'hérédité du titre était censé protéger le pays des bouleversements et de la perte des acquis révolutionnaires (avec, en premier lieu, l' égalité, loin devant la liberté). C'est ainsi que les monnaies impériales portent, sans hypocrisie, la mention « Napoléon Empereur - République française ». Par suite seulement, cet Empire « républicain », protégeant les acquis révolutionnaires, se fera « impérialisme ». Le Sacre de Napoléon, sous les yeux du Pape réduit à bénir le couronnement du maître de la France, est également l'occasion de revenir sur les rapports entre la France et le Vatican. La signature du Concordat par le premier Consul en 1801 reconnaît le catholicisme comme la religion « de la majorité des Français », et non plus religion d'État ; les prêtres reçoivent désormais un traitement de la part de l'État. Restauration catholique, moins de dix ans après la confiscation des biens de l'Eglise ? Napoléon préserve les apparences : il « accueille » le pape en forêt de Fontainebleau, à cheval et en habit de chasse, mettant ainsi en scène le caractère fortuit de la rencontre. De même en 1804 : ce n'est pas l'Empereur qui ira se faire sacrer à Rome, à l'image des Empereurs germaniques, mais ce sera le pape que l'on fera venir à Paris, comme un vulgaire aumônier. On voit bien que le rapprochement entre Bonaparte et l'Eglise est le fruit d' intérêts particuliers (se rallier les catholiques de France ; assoir l'Empire sur une légitimité égale à celle des Rois), et quand le Pape se montrera rétif aux injonctions de Napoléon, celui-ci n'hésitera pas à le retenir prisonnier à Fontainebleau.

L'Empire victorieux

Fontainebleau En 1804 l'heure n'est donc pas encore aux vastes conquêtes, et, persuadé depuis longtemps que le seul moyen d'obtenir une paix définitive était de neutraliser le Royaume-Uni, Napoléon mit au point, avec l'amiral Latouche Tréville (qui mourra avant d'avoir pu l'exécuter), un plan visant à l'invasion de l'Angleterre. Celui-ci échoua définitivement à la Bataille de Trafalgar la flotte franco-espagnole commandée par l'amiral de Villeneuve fut disloquée par l'amiral Nelson. Le Royaume-Uni en tira la domination des mers pendant le siècle suivant. Cette même année 1805, la troisième coalition se forma en Europe contre Napoléon. L'Empereur, qui, à Boulogne, supervisait les préparatifs en vue de l'invasion de la Grande-Bretagne, dut faire face à une guerre soudaine, et à l'autre bout de l'Europe. Il mena une offensive immédiate, acheminant la Grande Armée en Autriche à marches forcées, et s'assura une brillante victoire contre l'Autriche et la Russie à la bataille d'Austerlitz, dite « bataille des Trois-Empereurs ». En 1806, la Prusse provoque un nouveau conflit : la campagne que mène Napoléon est impressionnante de rapidité : « l'Âme du monde » (Hegel) balaie l'armée prussienne à la bataille d'Iéna (doublée