:: wikimiki.org ::
| Michel Bréal |
Michel Bréal
Breal, Michel
Breal, Michel
Breal, Michel
Breal, Michel
Michel Bréal (26 mars 1832-1915) est un linguiste français.
Né Michel Jules Alfred Bréal en Bavière, il fit ses études à Weißenburg, Metz et Paris. Il entra en 1852 à l'École normale supérieure. En 1857, il alla étudier le sanskrit à Berlin auprès de Franz Bopp, dont il traduisit plus tard la Grammaire comparée des langues indo-européennes (1866-1874). Il fut professeur de grammaire comparée à l'École pratique des hautes études et au Collège de France (de 1866 à 1905), où il eut notamment pour élève Antoine Meillet. Il fut élu en 1875 membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres et nommé en 1879 inspecteur de l'enseignement supérieur. Il fut fait commandeur de la Légion d'honneur en 1890.
Michel Bréal fonda la sémantique (terme forgé par lui) avec son Essai de sémantique (science des significations) (1897). Outre ses travaux linguistiques, on lui doit plusieurs livres sur la mythologie. Il écrivit également des pamphlets sur l'éducation en France, l'enseignement des langues anciennes et la réforme de l'orthographe. Enfin, détail amusant, Michel Bréal est l'inventeur du marathon. C'est lui en effet qui, en 1894, suggéra au baron Pierre de Coubertin d'introduire cette épreuve dans les premiers Jeux Olympiques modernes (1896).
Principaux ouvrages
- L'étude des origines de la religion Zoroastrienne (1862)
- Hercule et Cacus (1863)
- Le mythe d'Œdipe (1864)
- Les Tables Eugubines (1875)
- Mélanges de mythologie et de linguistique (2e éd., 1882)
- Leçons de mots (1882, 1886)
- Dictionnaire étymologique latin (1885)
- Grammaire latine (1890).
- Essai de sémantique (1897)
- Pour mieux connaître Homère (1906)
Catégorie:Linguiste Article principal
- linguistes célèbres
Catégorie:Linguistique
Catégorie:Scientifique
ja:Category:言語学者
ko:분류:언어학자
Catégorie:SémantiqueSemantique
Article principal: Sémantique.
Catégorie:Décès en 1915
1832Catégorie:1832
Cette page concerne l’année 1832 du calendrier grégorien.
Événements
Europe
- Le Reform Act donne le droit de vote à la classe moyenne anglaise. C’est la prise de pouvoir de la bourgeoisie sur la noblesse.
- Occupation des détroits du Bosphore et des Dardanelles par les Russes.
- Épidémie de choléra, premiers cas décelé en France.
France
- Début de la répression contre la révolte des Canuts (tisserands lyonnais), des ouvriers de Saint-Étienne et de Paris (fin en 1834).
- 21 mars : La loi Soult impose un service militaire de sept années. L’armée est constituée d’appelés incorporés et de conscrits formant la réserve.
Afrique
- Le premier Conseil général est élu sur l'île Bourbon.
Amérique
- En novembre, élection de Andrew Jackson comme Président des États-Unis, Van Buren vice-président.
- La guerre du faucon noir (Black Hawk War) est la dernière guerre indienne importante à l’est du Mississippi, en Amérique du Nord.
- Le parti démocrate américain se forme comme force politique nationale.
Asie
- Début d'une famine générale en Inde (fin en 1834).
- Japon : la famine sévit jusqu'en 1837.
Chronologies thématiques
- Art & culture :
- L’artiste japonais Hiroshige commence à travailler sur ses « Cinquante-trois étapes de la Tokaido ».
- L’écrivain danois Hans Christian Andersen écrit ses « Contes ».
- Science et techniques :
- Frédéric Sauvage invente l’hélice.
- Sports :
- Fondation en Suisse de la Société Fédérale de Gymnastique.
- 6 janvier : Gustave Doré, graveur et sculpteur français († 1883).
- 23 janvier : Édouard Manet, peintre français († 1883).
- 27 janvier : Lewis Carroll, écrivain et photographe anglais († 1898).
- 1 mars : Alexander Strauch zoologiste russe († 14 août 1893).
- 26 mars : Michel Bréal, linguiste français († 1915).
- 15 avril : Wilhelm Busch, dessinateur anglais († 1908).
- 17 juin : Sir William Crookes, inventeur anglais († 1919).
- 6 juillet : Maximilien de Habsbourg, Empereur du Mexique († 1867).
- 7 octobre : William Thomas Blanford, géologue et naturaliste anglais († 1905).
- 24 novembre : Henry Woodward, géologue et paléontologue britannique
- 15 décembre : Gustave Eiffel, ingénieur français († 1923).
- Émile Gaboriau, écrivain français († 1873).
- 4 mars : Jean-François Champollion, égyptologue français.
- 22 mars : Johann Wolfgang von Goethe, écrivain allemand (° 1749).
- 13 mai : Georges Cuvier, paléontologiste et naturaliste français.
- 31 mai : Évariste Galois, mathématicien français.
- 22 juillet : François Bonaparte, « l’Aiglon », fils de Napoléon Bonaparte.
- 23 août : Johann Georg Wagler, herpétologiste et ornithologue allemand (° 1800).
__NOTOC__
ko:1832년
ms:1832
simple:1832
1915Catégorie:1915
Cette page concerne l'année 1915 du calendrier grégorien.
Événements
- 5 septembre : Conférence pacifiste à Zimmerwald.
- 19 janvier : premier bombardement aérien de civils par un zeppelin en Angleterre.
- 4 février : Premières attaques sous-marines allemandes.
- En février, Échec de la tentative de percée française en Champagne (février-mars).
- 22 avril : Première utilisation de gaz asphyxiants près d'Ypres.
- 24 avril : Arrestation et déportation de plus de 600 intellectuels arméniens de Constantinople par les Jeunes Turcs. Date considérée symboliquement comme marquant le début du génocide des Arméniens
- 25 avril : Débarquement d'un corps expéditionnaire allié aux Dardanelles.
- 26 avril : Traité de Londres entre les alliés et l'Italie.
- 7 mai : Torpillage par les Allemands du paquebot britannique Lusitania
- 23 mai : Entrée de l'Italie en guerre au côté des alliés.
- En mai, Échec de la tentative de percée en Artois (Mai-juin).
- En mai, Offensives allemandes contre la Russie (mai-oct.).
- 25 septembre : Échec d'une tentative française de percée en Artois (25 sept-11 oct).
Europe
- Début du ministère de coalition d'Herbert Asquith, Premier ministre d'Angleterre (fin en 1916).
France
- 29 octobre : Aristide Briand Président du Conseil en France.
- Création du constructeur automobile « Citroën ».
- Émission d'un emprunt national à 5% pour financer la guerre.
- L'inflation se monte à 20%.
- 9 janvier : les autorités fédérales décrètent le monopole des céréales.
- 16 mai : Inauguration du tunnel du Mont-d’Or qui raccourcit de 17 km le trajet Vallorbe-Paris.
- 27 juillet : Le Conseil fédéral promulgue une ordonnance controversée sur la censure.
- 5 septembre : Réunion à Zimmerwald (BE), de leaders socialistes de onze pays européens, dont Léon Trotsky et Lénine.
Afrique
Amériques
Amérique du Nord
- Harvey Spencer Lewis fonde l'A.M.O.R.C. (Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix).
- Refondation du Ku Klux Klan.
Amérique Latine
Océanie & Pacifique
Proche-Orient & monde arabe
- 30 mai : Empire ottoman : Ordre de déportation des Arméniens dans les déserts d'Irak et de Syrie, des centaines de milliers de personnes meurent.
Arts & culture
- 8 février et 3 mars : Première à Los Angeles et sortie du film de David Wark Griffith : Naissance d'une Nation.
Beaux-Arts
- En décembre, exposition à Petrograd du tableau Carré noir sur fond blanc de Malevitch.
- Naissance du mouvement Dada.
Littérature
- Disparition de la Gazette, le premier hebdomadaire français (fondé en 1631).
- L'écrivain autrichien Franz Kafka publie La Métamorphose.
- Romain Rolland, Prix Nobel de littérature pour son œuvre majeure Jean-Christophe.
Sciences & techniques
- 22 avril : Première utilisation de gaz asphyxiants près d'Ypres en Belgique.
- Le physicien Albert Einstein expose sa théorie de la relativité générale.
- Premier appel téléphonique transcontinental entre New York et San Francisco.
Sports
- 30 janvier : John Profumo, homme politique britannique
- 15 février : Georges Gorse, homme politique français
- 5 mars : Laurent Schwartz, mathématicien français († en 2002, 87 ans)
- 7 mars : Jacques Chaban-Delmas, homme politique français († en 2000, 85 ans)
- 21 avril : Anthony Quinn, acteur mexicain († en 2001, 86 ans)
- 6 mai : Orson Welles, acteur et réalisateur américain († en 1985, 70 ans)
- 15 mai :
- Paul Samuelson, économiste américain
- Mario Monicelli, scénariste et réalisateur italien
- 4 juin : Modibo Keïta, homme politique malien († en 1977, 62 ans)
- 24 juin : Fred Hoyle, cosmologiste britannique († en 2001, 86 ans)
- 11 juillet : Guy Schoeller, éditeur français
- 29 août : Ingrid Bergman, actrice de cinéma suèdoise († en 1982, 67 ans)
- 24 octobre : Bob Kane, dessinateur américain de comics, créateur de Batman († en 1998, 83 ans)
- 19 décembre : Édith Piaf, chanteuse française († en 1963, 48 ans)
- 27 décembre : William Howell Masters, sexologue américain
- 28 septembre : Ethel Rosenberg, espionne (?) américaine exécutée († en 1953, 38 ans)
- Michel Bréal, linguiste français
- Eugène Ducretet, ingénieur, pionner français de la radio
- 9 mai : François Faber, cycliste
- 2 juillet : Porfirio Díaz, président du Mexique jusqu'en 1911
- 10 septembre : Charles-Eugène Boucher de Boucherville, premier ministre du Québec
__NOTOC__
ja:1915年
ko:1915년
ms:1915
simple:1915
th:พ.ศ. 2458
Bavière
L'État Libre de Bavière (allemand : Bayern) est le plus méridional des 16 länder allemands. Sa capitale est Munich.
Géographie
La Bavière est limitrophe de l'Autriche et de la Suisse (au sud), de la République tchèque (à l'est), de l'État libre de Saxe, au nord-est, de l'État libre de Thuringe, au nord, du Land de Hesse, au nord-ouest, du land de Bade-Wurtemberg, à l'ouest.
Histoire
Haut Moyen Âge
La Bavière est aux mains de la dynastie des Agilolfingues depuis 550. Dès 739, Boniface fixe les diocèses de Ratisbonne, Freising, Passau et Salzbourg. Après la mort d'Odilon, en 748, Hiltrude, sœur de Pépin le Bref, exerce la régence pour son fils Tassilon. En 757, Tassilon prête serment de fidélité à Pépin le Bref, au plaid de Compiègne. Mais il mène ensuit une dangereuse politique d'autonomie vis-à-vis du roi des Francs. Il conclut notamment une alliance matrimoniale avec la lombarde Liudberg. Il réunit des conciles et le pape Hadrien baptise son fils en 772. C'est pourquoi Charlemagne exige un renouvellement de son serment en 787 : Tassilon reçoit alors l'investiture solennelle de son duché de Bavière. À la suite d'un complot avec les Avars, Tassilon est enfermé par le Carolingien dans un monastère (788). En 794, la Bavière entre dans le patrimoine direct des Carolingiens. Elle est confiée au beau-frère de Charlemagne, Gérold. En 798, Arn de Salzbourg devient le premier archevêque de Bavière.
En 1180, L'Empereur Frédéric Ier Barberousse donne la Bavière à la famille de Wittelsbach. La Bavière deviendra un royaume en 1805 et demeurera sous le gouvernement des Wittelsbach, avec lesquels son histoire se confondra tout au long du XIXème siècle et jusqu'en 1918.
XIXsiècle
L'État libre de Bavière a succédé au duché puis au royaume de Bavière qui est devenu en 1871 un des 25 États fédéraux de l'Empire d'Allemagne.
La monarchie fut abolie en 1918. Le roi Louis II de Bavière est le monarque le plus connu notamment grâce à la construction de châteaux (comme Neuschwanstein) et par son décés mystérieux.
XX siècle
Héraldique
Neuschwanstein
L'État libre de Bavière fait usage, bien qu'il n'y ait pas droit à proprement parler, des grandes armes du royaume de Bavière.
Subdivisions
grandes armes du royaume de Bavière]
La Bavière est divsée en 7 régions administratives ou circonscriptions (Regierungsbezirke), elles-mêmes subdivisées en 71 districts et 25 municipalités non intégrées à un district.
Les 7 régions administratives :
- Basse-Bavière (Niederbayern)
- Haute-Bavière (Oberbayern)
- Moyenne-Franconie (Mittelfranken)
- Haute-Franconie (Oberfranken)
- Basse-Franconie (Unterfranken)
- Haut-Palatinat (Oberpfalz)
- Souabe (Schwaben)
Souabe]
Politique
La CSU (Union Sociale Chrétienne) dirige la Bavière depuis 1962 avec la majorité absolue - en la personne, actuellement, de son chef, Edmund Stoiber, candidat malheureux de la coalition CDU-CSU au poste de Chancelier lors des élections législatives allemandes de 2002.
La Bavière etait le seul Land allemand à disposer d'un parlement bicamérale, puisqu'elle possèdait aussi un Sénat, preuve de sa singularité.
Économie
Le centre économique de la Bavière est Munich, ville du siège social de nombreuses sociétés. De nombreuses entreprises de renommée mondiale sont originaires de la Bavière, comme BMW, MAN, Adidas, Puma et Quelle.
Le taux de chômage s'élève fin janvier 2005 à 8,9 % contre 12,1 % en Allemagne.
Sociologie
Contrairement à l'Allemagne du Nord, la Bavière est très majoritairement catholique et politiquement plus conservatrice, comme l'indique sa politique en matière d'avortement ou la présence de crucifix sur les murs des classes d'écoles.
Statistiques
Voir aussi
- Chiemgau
- liste des souverains de Bavière
Liens externes
- [http://www.bayern.de/ Site officiel]
- [http://www.muenchen.de/ Site de Munich (capitale)]
- [http://la-baviere.com/ La Bavière, site personnel]
Catégorie:Land d'Allemagne
-
als:Bayern
ja:バイエルン州
ko:바이에른 주
simple:Bavaria
Weißenburg
Wissembourg (Weißenburg en allemand) est une commune française, située dans le département du Bas-Rhin et la région Alsace.
Ses habitants sont appelés les Wissembourgeois.
Géographie
Wissembourg est située à la pointe nord-est de la la France, à proximité de la frontière avec l'Allemagne, plus précisément entre l'Alsace et l'État de Rhénanie-Palatinat. Elle est traversée par la Lauter, affluent gauche du Rhin.
La commune fait partie du parc naturel régional des Vosges du Nord.
Histoire
L'abbaye Saints-Pierre-et-Paul est fondée sur le site au par des moines bénédictins sur une île de la Lauter. Elle s'élève bientôt à la tête d'un vaste domaine de plus de 200 km², et s’enrichit au point de devenir l’abbaye la plus riche d’Alsace et d'obtenir le rang de principauté en 974.
Le est marqué par la construction d’une église romane, dont il subsiste le clocher-beffroi.
beffroi
beffroi
beffroi
Les et s voient la naissance d’un village autour de l’abbaye qui s’étend rapidement et cherche à s’émanciper de la tutelle de l’abbaye, ce qui provoque de nombreux conflits.
La ville obtient d’avoir des membres au conseil et atteint alors son apogée. Sa richesse lui vient de la production de draps, de vins et de châtaignes.
Au , Wissembourg accentue son indépendance vis à vis de l’abbaye, et la ville devient membre de la Décapole en 1354. Ses dirigeants refusent alors de prêter allégeance au nouvel abbé.
Ces différents conflits mènent au à la destruction de la ville par le comte Palatin, allié de l’abbaye.
Au , la Réforme fait son apparition dans la ville et connaît un grand succès. Arrive alors une période sombre : révolte des paysans, Guerre de Trente Ans et les passages des multiples armées.
Wissembourg, avec le reste de l’Alsace, devient française en 1648 par les traités de Westphalie, mais il ne lui reste plus alors que 140 habitants.
Stanislas Leszczyński y séjourne un certain temps durant son exil. A la Révolution les moines sont expulsés et les biens de l’abbaye sont vendus.
La première bataille de la guerre de 1870 a lieu sur les hauteurs au sud de la ville, sur le Geisberg
A l’issue de la guerre et de la défaite de la France, l’Alsace et la ville deviennent allemandes.
La ville recouvre une certaine prospérité, et son histoire suit depuis lors celle du reste de l’Alsace.
Économie
Personnages célèbres
Le moine Otfried de Wissembourg
Louis Moll, agronome né à Wissembourg en 1809 et décédé en 1880.
Monuments et lieux touristiques
- Église Saint-Pierre-et-Paul, ancienne abbatiale et dernier vestige d'une abbaye du . On y a trouvé le Christ de Wissembourg, plus ancien vitrail figuratif connu, exposé au Musée de l'Œuvre Notre-Dame à Strasbourg. Cette église est le deuxième plus grand batîment de style gothique en Alsace après la Cathédrale Notre-Dame de Strasbourg
- Maison du Sel, batîment qui servait à la collecte de la gabelle
- Église Saint-Ulrich, située dans le quartier dAltenstadt (la vieille ville). Elle date du XI et .
Administration
Démographie
Voir aussi
- Communes du Bas-Rhin
Liens externes
- [http://www.ign.fr/affiche_rubrique.asp?rbr_id=1087&CommuneId=64584 Wissembourg sur le site de l'Institut Géographique National]
- [http://www.recensement.insee.fr/RP99/rp99/co_navigation.co_page?nivgeo=C&codgeo=67544&theme=ALL&typeprod=ALL&lang=FR&quelcas=LISTE Wissembourg sur le site de l'Insee]
- [http://www.quid.fr/communes.html?mode=detail&id=504&req=Wissembourg Wissembourg sur le site du Quid]
- [http://www.lion1906.com/Pages/ResultatProximiteCoord.php?RadLat1=0.855880376403196&RadLong1=0.138700346036089 Communes les plus proches de Wissembourg]
- [http://www.lion1906.com/Pages/ResultatLocalisation.php?InseeVille=670544 Localisation de Wissembourg sur une carte de France]
- [http://www.mapquest.com/maps/map.adp?latlongtype=decimal&latitude=49.0383333333333&longitude=7.94694444444444&zoom=8 Plan de Wissembourg sur Mapquest]
- [http://www.alsace-passion.com/wiss/wissembourg_1.htm Visite en photos de Wissembourg]
- [http://www.abbatiale-wissembourg.fr Le site de l'abbatiale de Wissembourg]
Catégorie:Commune du Bas-Rhin
Paris
Paris est la capitale de la France et le chef-lieu de la région Île-de-France.
Elle est construite à cheval sur une boucle de la Seine, ce qui la divise naturellement en une rive gauche et une rive droite. Connue dans le monde entier pour ses monuments et sa vie artistique et culturelle, Paris est aussi un symbole historique fort, un centre politique et économique important et un point de passage pour les transports inter-européens.
Ses habitants sont appelés les Parisiens. Paris est également connue sous le nom argotique de « Paname ».
La devise de Paris est Fluctuat nec mergitur, soit « Il tangue mais ne coule pas » ; il s'agit de Scilicet, le navire représenté sur le blason de la ville et symbolisant l'ordre des marchands de l'eau commerçant sur la Seine. La patronne de la ville est sainte Geneviève, à qui il est attribué d'avoir convaincu Attila d'épargner la capitale gauloise, au .
Histoire
Attila]
Voir aussi la chronologie de Paris et l'Histoire de l'urbanisme parisien. On peut consulter des cartes anciennes de Paris sur le site Gallica .
Origine du nom de Paris
Paris doit son nom à la tribu des Parisii.
L'origine de ce nom n'est pas connue avec certitude. Il dériverait du mot gaulois kwar (carrière), par référence aux nombreuses carrières de la région parisienne. D'autres étymologies ont été proposées. Selon les historiens Pierre Hubac et Cheikh Anta Diop, les Parisii devraient leur nom à la déesse égyptienne Isis, à laquelle de nombreux temples (ou enclos, per Isis en égyptien) étaient dédiés dans la région parisienne. Une légende rattache le nom de Paris à celui de la cité engloutie d'Ys.
Préhistoire
Le site de Paris est occupé par l'homme depuis au moins 40 000 ans, comme en témoignent les outils en pierre taillée retrouvés hors contexte lors des différents travaux de terrassement en bord de Seine.
Les plus spectaculaires découvertes archéologiques in situ ont été faites dans le XII arrondissement, où ont été mis à jour en 1991 les vestiges parmi les plus anciens de l'occupation humaine permanente sur le territoire de Paris. Les fouilles sur la ZAC de Bercy, ont permis la découverte des traces d'un village de la période chasséenne (entre 4000 et 3800 av. J.-C.), établi sur la rive gauche de l'ancien bras de la Seine, dévoilant un mobilier archéologique exceptionnel : pirogues de bois, poteries, arcs et flèches, outils en os et en pierre.
Antiquité
chasséenne]]
C'est le flou le plus total entre cette occupation préhistorique du site et la période gallo-romaine. Seule certitude, et encore, les Parisii, peuple Gaulois, étaient maîtres des lieux quand les troupes de César sillonnèrent le pays. Certains évoquent des dates entre -250 et -200 pour la fondation du Paris des Parisii, sans grands arguments à faire valoir. En 52 av. J.-C., lorsque Labienus, lieutenant de Jules César, prit Paris, elle était appelée Lutetia (traduit plus tard en français par Lutèce) par les Romains. Le rôle de capitale de la Gaule était alors dévolu à Lugdunum (Lyon). On ne connaît pas aujourd'hui avec certitude l'emplacement de la cité gauloise. On a longtemps pensé qu'elle se trouvait dans l'île de la Cité mais cette hypothèse est aujourd'hui très discutée (cette dernière ayant été complètement fouillée lors du chantier du métro). La cité gauloise a très bien pu se situer dans l'île Saint-Louis ou dans une autre île aujourd'hui rattachée à la rive gauche et qui se trouvait en face de l'île Saint-Louis (delta formé par l'embouchure de la Bièvre). Une hypothèse très discutée actuellement est de placer le village gaulois d'origine non loin du mont Valérien à Nanterre.
La cité romaine a été construite au sur la rive gauche. On pense qu'elle s'étendait approximativement du boulevard Saint-Germain au Val-de-Grâce et de la rue Descartes au jardin du Luxembourg. Lutèce était construite autour de la rue Saint-Jacques (qui en était le cardo) selon un plan organisé en rues perpendiculaires. Le centre de la ville est fixé par les architectes romains au niveau actuel des 172 et 174 de la rue Saint-Jacques. Le forum s'étendait de la rue Saint-Jacques au boulevard Saint-Michel et de la rue Cujas à la rue Malebranche. Des thermes étaient construits à l'angle du boulevard Saint-Germain et du boulevard Saint-Michel, ainsi qu'à proximité de l'actuel Collège de France, à l'angle de la rue des Écoles et de la rue Jean-de-Beauvais. Un théâtre se trouvait à l'angle de la rue de l'École de médecine et du boulevard Saint-Michel, à l'emplacement actuel de la rue Racine. À l'est de la ville, une rivière aujourd'hui canalisée, la Bièvre, contournait la montagne Sainte-Geneviève en passant au niveau du jardin des Plantes. La rivière traversait à cette époque le XIII arrondissement pour se jeter dans la Seine au niveau de l'île de la Cité et de l'île Saint-Louis. Les Arènes de Lutèce étaient construites à l'est de la ville, à proximité de la Bièvre. Un cimetière est implanté au sud de la ville, à l'emplacement de l'abbaye de Port-Royal.
Époque médiévale
Paris prend son nom actuel au et Clovis, Mérovingien et roi des Francs, s'y établit pour en faire sa capitale en 508, suite à sa victoire sur les Romains. Dès le , on note la présence d'un lieu de culte implanté sur la rive droite : l'église Saint-Gervais (aujourd'hui située derrière l'Hôtel de ville). Au , des enceintes furent édifiées sur la rive droite pour protéger les paroisses de Saint-Gervais et Saint-Germain-l'Auxerrois (aujourd'hui situées près du Louvre). L'enceinte de Saint-Gervais devait se situer approximativement au niveau des rues des Barres, de Rivoli, et de la Tacherie. La rive gauche fut entièrement détruite par les Normands en 885. Quand la couronne échut aux Capétiens, en 987, Paris était une des deux grandes villes de leur domaine personnel (avec Orléans). Leur ancêtre Eudes s'illustra en la défendant face aux Vikings.
Les premières agglomérations de la rive droite datent du . Il s'agit alors de Saint-Martin-des-Champs (aujourd'hui rue Réaumur), Saint-Germain-l'Auxerrois, et Saint-Gervais. Les rois se fixèrent progressivement à Paris à partir de Louis VI (1108), et plus encore de Philippe-Auguste (1190-1220). Paris devint alors définitivement la capitale du royaume. La rive gauche de la ville ne fut véritablement reconstruite qu'au . À la même époque, la rive droite était constituée de quatre quartiers : le quartier de Grève (Saint-Gervais), le Châtelet, les Halles et Saint-Germain-l'Auxerrois. Le quartier de Grève s'étendait alors jusqu'à l'église Saint-Merri.
L'enceinte construite par Philippe-Auguste allait de la rue Étienne-Marcel à la rue de l'Estrapade, et du Louvre aux Fossés-Saint-Bernard. Par la suite, Paris s'étendit surtout sur la rive droite. Au , l'enceinte de Charles V (1371-1380) englobait l'ensemble des III et IV arrondissements et s'étend du Pont Royal à la Porte Saint-Denis (emplacement de l'actuelle rue d'Aboukir).
rue d'Aboukir
De Henri IV à la monarchie de Juillet
Au , Henri IV, qui selon la légende trouvait que « Paris vaut bien une messe », construisit les premiers ensembles architecturaux modernes avec la place des Vosges. Son successeur Louis XIII étendit l'enceinte de Charles V sur la rive droit pour englober l'équivalent des quatre premiers arrondissements. Louis XIV, quant à lui, détruisit cette enceinte pour construire sur son emplacement les premiers grands boulevards. Au , l'enceinte des Fermiers généraux « mura » les onze premiers arrondissements actuels. La ville construite ne s'étendait pourtant alors que sur la superficie couverte aujourd'hui par les six premiers arrondissements, le jardin du Luxembourg marquant la frontière de la ville.
C'est à Paris, à l'endroit où la rue Saint-Antoine rejoint l'actuelle place de la Bastille, que débuta la Révolution française le 14 juillet 1789, avec le soulèvement des ébénistes du faubourg Saint-Antoine et la prise de la Bastille. La Commune de Paris joua alors un rôle de radicalisation. Les policiers de Paris, sous l'autorité de la Mairie, s'employèrent sous la Terreur à incarcérer tout ce que la ville comptait encore de nobles, de riches bourgeois, de prêtres et d'intellectuels en général. C'est pourquoi le maire de Paris est aujourd'hui le seul de France à être privé de tout pouvoir de police.
Sous la monarchie de Juillet, la ville s'agrandit brutalement jusqu'au mur des Fermiers Généraux.
Le Paris moderne
Avec Haussmann et le Second Empire, Paris s'engaga dans de gigantesques travaux de modernisation. Le Paris d'aujourd'hui est avant tout celui de Napoléon III et d'Haussmann. Le 1 janvier 1860, onze communes périphériques furent entièrement annexées et d'autres perdirent une partie de leur territoire au profit de Paris (voir Arrondissements de Paris). La capitale française passa de douze à vingt arrondissements et de 3 288 à 7 088 hectares.
Du 26 mars au 22 mai 1871, Paris fut le siège d'un pouvoir insurrectionnel : la Commune de Paris qui s'opposait au Gouvernement provisoire de Versailles, conduit par Adolphe Thiers.
Adolphe Thiers]]
Au et siècles, Paris a accueilli de nombreuses expositions universelles. La Tour Eiffel fut construite pour celle de 1889, et le métro parisien fut inauguré à l'occasion de celle de 1900.
En 1910, une crue de la Seine provoqua l'une des plus graves inondations de Paris.
L'armée allemande occupa Paris pendant la Seconde Guerre mondiale, de 1940 à 1944. À l'approche des troupes alliées arrivant de Normandie, une rébellion éclata le 19 août 1944. Le 25 août, à l'arrivée de la deuxième division blindée du général Leclerc, le commandant de la garnison, le général Dietrich von Choltitz, capitula sans exécuter les ordres qui lui enjoignaient de détruire la ville. Seul le central téléphonique militaire de la rue Saint-Armand fut détruit.
En mai 1968, les étudiants parisiens furent les premiers à déclencher des émeutes dans le quartier latin. Un Comité pour le maintien des occupations (CMDO) fut créé à la Sorbonne à l'initiative de l'Internationale Situationniste.
En 1976, l'État a accordé pour la première fois une municipalité autonome à la capitale. Jacques Chirac fut alors élu maire de Paris. Devenu président de la République, il a été remplacé en 1995 par Jean Tiberi auquel a succédé Bertrand Delanoë en 2001. Bertrand Delanoë se démarque surtout de ses prédécesseurs par sa volonté affichée de réduire la place de l'automobile dans la capitale au profit des transports en commun (avec des voies de bus en site propre) et des taxis.
Paris a organisé les Jeux Olympiques en 1900 et en 1924. Elle a été candidate malheureuse à l'organisation des jeux d'été de 1992, 2008 et 2012, finalement revenus à Barcelone, Pékin et Londres. Voyez l'article principal : Paris 2012.
Démographie
Paris 2012
Selon les estimations de l'Insee, la population de la ville de Paris est de 2 142 800 habitants au 2004, pour une superficie de 10 540 hectares, soit une densité de 20 408 habitants par km². En 1999, l'agglomération définie par l'INSEE comprend 396 communes et totalise 9 644 507 habitants. Toujours en 1999, son aire urbaine, incluant des communes situées dans une zone d'influence forte de la capitale, atteint 11 174 743 habitants, ce qui en fait la 23e aire urbaine du monde.
Vers 1800, Paris comptait déjà environ 500 000 habitants. Au cours du , sa population augmenta considérablement grâce à l'arrivée massive d'habitants de toutes les régions de France : c'est l'exode rural. Elle dépasse le million d'habitants dès les années 1840. Le 16 juin 1859, une loi annexa à Paris plusieurs communes voisines, étendant ainsi les limites de la commune jusqu'à la ligne de fortifications qui entoure la ville et ses faubourgs. Furent ainsi rattachées à Paris les communes de Belleville, Grenelle, Vaugirard et La Villette dans leur totalité, d'Auteuil, Les Batignolles-Monceau, Bercy, La Chapelle-Saint-Denis, Charonne, Montmartre et Passy en majeure partie (les parties de ces communes situées à l'extérieur des fortifications étant rattachées aux communes voisines), ainsi que des quartiers d'Aubervilliers, Bagnolet, Gentilly, Issy, Ivry, Montrouge, Neuilly, Pantin, Le Pré-Saint-Gervais, Saint-Mandé, Saint-Ouen et Vanves. Cette loi prend effet le 1 janvier 1860, et marque la continuité d'une série de grands travaux, dirigés par Haussmann - préfet de la Seine de 1853 à 1870 -, pour moderniser la ville et reconstruire les quartiers les plus insalubres (par exemple l'actuel VIII arrondissement, qui était alors le plus délabré de la ville, et qui devient l'un des quartiers les plus huppés). Le quartier Montparnasse connut une vie culturelle intense durant la Belle Époque.
L'annexion des faubourgs apporta à Paris près de 500 000 nouveaux habitants, et la croissance continue de façon ininterrompue jusqu'au début du . À la veille de la Première Guerre mondiale, Paris avait près de 2 900 000 habitants. Dans les décennies suivantes, en raison de la régression démographique, très touchée par les deux guerres mondiales et par une forte chute de la natalité (inférieure à la mortalité dès 1935), et aussi parce que la ville surpeuplée n'a plus la place d'accueillir de nouveaux habitants, la population stagna puis baisse légèrement. Cette stagnation masquait en réalité le début d'une importante dédensification. Les arrondissements centraux, où les densités de population atteignaient 80 000 habitants par km² à la fin du , commencèrent à se dépeupler au profit des arrondissements périphériques. Dans le même temps, la banlieue commença à s'étendre et à se densifier de plus en plus rapidement, poursuivant la croissance de l'agglomération qui ne pouvait plus se faire au centre. (http://www.presse.tk/ Source : Pression])
Après la Seconde Guerre mondiale, la population tomba à 2 725 374 habitants (recensement de 1946). Elle connaît une nouvelle reprise (2 850 189 habitants en 1954) grâce à la croissance économique et démographique propre à toute la France. Cependant, dès la fin des années 1950, le phénomène de saturation se manifeste à nouveau. Paris surpeuplée recommença à se vider à partir du centre vers la périphérie. De nombreux programmes immobiliers transforment des appartements en bureaux, contribuant à cette baisse de la population, qui est particulièrement rapide dans les années 1960 et 1970. La population passe de 2 790 091 en 1962 à 2 299 830 en 1975. La baisse, ininterrompue, s'est cependant fortement ralentie depuis 1980 environ, et les prévisions qui annonçaient moins de deux millions d'habitants n'ont pas été vérifiées. Les estimations de l'Insee pour le 1er janvier 2004 donnent pour la première fois depuis un demi-siècle un accroissement de la population parisienne, conformément à une tendance au repeuplement du centre observé déjà dans d'autres métropoles, comme Londres et New York.
Sources :
- Jacques Dupâquier, Histoire de la population française, Paris, PUF, 1995.
- Alfred Fierro, Histoire et dictionnaire de Paris, Paris, Robert Laffont, 1996.
- Données INSEE.
Les données concernant l'Antiquité et le Haut Moyen-Âge sont insuffisantes (de quelques milliers à quelques dizaines de milliers d'habitants).
Pour des données sur l'agglomération et l'aire urbaine de Paris, se reporter à l'article sur l'agglomération parisienne.
Organisation administrative
Depuis la loi du 10 juillet 1964 sur la réorganisation de la région parisienne, entrée complètement en vigueur le 1 janvier 1968, la ville de Paris est à la fois un département et une commune. Auparavant - depuis 1790 -, Paris était le chef-lieu du département de la Seine.
Contrairement aux autres métropoles françaises, il n'existe pas d'intercommunalité entre Paris et sa banlieue. Il faut en effet préciser que le territoire de la Ville de Paris ne couvre que le centre de la métropole, contrairement aux autres grandes métropoles internationales.
Le département de la Ville de Paris n'a pas d'autre subdivision que la seule commune qui le compose. La commune est divisée en 20 arrondissements municipaux, créés lors de sa dernière extension territoriale, en 1860, en remplacement des 12 arrondissements qui existaient auparavant - depuis le 11 octobre 1795.
Le statut de la ville a changé plusieurs fois :
- Du 26 mars au 22 mai 1871, Paris fut le siège d'un pouvoir insurrectionnel : la Commune de Paris avec une assemblée démocratiquement élue.
- La Troisième République, dirigée par des conservateurs effrayés par l'épisode de gestion démocratique de la Commune. Ceux-ci édictèrent la loi du 5 avril 1884 qui donnait le pouvoir exécutif au préfet de Paris et les pouvoirs de police au préfet de police. Le conseil de Paris, élu lors des élections municipales, désignait chaque année un président dont le rôle est principalement représentatif. Paris n'avait alors pas de maire. Le budget de la ville devait être approuvé par l'État.
- La loi du 31 décembre 1975, entrée en vigueur lors des élections municipales de 1977, instaura un conseil de Paris, à la fois conseil municipal et conseil général, comptant 109 membres qui élisent un maire. Des commissions d'arrondissements, dont les membres sont choisis à parts égales par les électeurs, le maire de Paris et le conseil de Paris, ont un rôle consultatif et d'animation. Le préfet de police, nommé par l'État, conservait les pouvoirs de police.
- La loi du 31 décembre 1982 (première loi de décentralisation), entre en vigueur à Paris lors des élections municipales de 1983. Elle a porté à 163 le nombre de conseillers de Paris et étend ses pouvoirs, principalement en matière budgétaire. Le maire est désormais impliqué dans la politique de sécurité, même si les pouvoirs en ce domaine restent entre les mains du préfet de police.
Les élections municipales se déroulent par arrondissement. Chaque arrondissement élit ses conseillers d'arrondissement (517 au total), dont une partie devient ensuite conseillers de Paris. Les conseils d'arrondissement élisent les maires d'arrondissement une semaine après le scrutin.
Le conseil de Paris ayant simultanément les attributions d'un conseil municipal (à la tête de la commune) et d'un conseil général (à la tête du département), il n'y a pas de cantons, et pas d'élections cantonales à Paris.
Cependant, dans des buts statistiques, en particulier dans les nomenclatures de l'Insee décrivant le découpage administratif de la France, les arrondissements de Paris sont souvent considérés comme des cantons.
Maires de Paris depuis 1977 :
- 1977-1995 : Jacques Chirac (réélu en 1983 et en 1989)
- 1995-2001 : Jean Tiberi
- 2001- : Bertrand Delanoë
Nombre de conseillers élus par arrondissement :
!Arrondissement
! I || II || III|| IV || V || VI || VII || VIII|| IX || X
! XI || XII || XIII|| XIV || XV || XVI ||XVII ||XVIII|| XIX || XX
|----- align="center"
!Conseillers d'arrondissement
| 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 12
| 22 || 20 || 26 || 20 || 34 || 26 || 26 || 28 || 24 || 26
|----- align="center"
!Conseillers de Paris
| 3 || 3 || 3 || 3 || 4 || 3 || 5 || 3 || 4 || 6
| 11 || 10 || 13 || 10 || 17 || 13 || 13 || 14 || 12 || 13
|----- align="center"
!Nombre total d'élus
| 13 || 13 || 13 || 13 || 14 || 13 || 15 || 13 || 14 || 18
| 33 || 30 || 39 || 30 || 51 || 39 || 39 || 42 || 36 || 39
|{{{{{{commons|Paris|Paris{commons|Maps of Paris|Paris et ses arrondissements (plans détaillés){Wikiquote{wikitravel|Paris|Paris{bibliol|1{FranceDep{Duo portail|Portail Paris|Portail Île-de-France{lien AdQ|fi{lien AdQ|ro
École normale supérieure ja:高等師範学校 (フランス)
Ecole normale supérieure
Une École normale supérieure (ENS) est un établissement d'enseignement supérieur français. Lorsque le terme est utilisé sans précision, il s'agit généralement de l'ENS de la rue d'Ulm (Paris). Aussi appelée Normale Sup', c'est historiquement la première, mais il en existe actuellement trois autres en France : l'ENS Cachan, l'ENS Lyon et l'ENS LSH. Considérées comme faisant partie des plus prestigieuses grandes écoles, elles sont placées sous la tutelle du ministère de l'Éducation nationale.
Éducation nationale
Histoire
L'ENS unique
La première ENS, lÉcole normale de l'an III, est créée — sur l'impulsion de Joseph Lakanal et du Comité d'instruction publique — le 30 octobre 1794 (9 brumaire an III) à Paris par la Convention qui décrète que (article 1er)
:Il sera établi à Paris une École normale, où seront appelés, de toutes les parties de la République, des citoyens déjà instruits dans les sciences utiles, pour apprendre, sous les professeurs les plus habiles dans tous les genres, l'art d'enseigner.
Cette École (qui ouvre en janvier 1795) s'installe dans un amphithéâtre du Muséum, trop petit pour accueillir toute la promotion. Y enseigneront certains des plus grands savants de l'époque, notamment Berthollet, Daubenton, Laplace, Lagrange et Monge. À cause de la situation financière et politique catastrophique, l'École, dotée de moyens pour quatre mois seulement, disparaît dès le 19 mai 1795 (30 floréal) ; selon les termes d'Arago : « Cette école périt, Messieurs, de froid, de misère et de faim. » Elle est refondée par Napoléon le 17 mars 1808, dans les locaux de l'ancien collège du Plessis-Sorbonne et sur des bases plus strictes (promotions réduites, règlement d'inspiration militaire, uniforme obligatoire…). Sous la Restauration, l'École change plusieurs fois d'emplacement et une fois de nom (supprimée en 1822 elle renaît en 1826 sous le nom dÉcole préparatoire), ne redevenant École normale qu'à la faveur de la révolution de Juillet 1830. C'est le 4 novembre 1847 que l'ENS s'installe dans de nouveaux locaux, rue d'Ulm, dans le Ve arrondissement de Paris, locaux qu'elle occupe encore actuellement et qui seront agrandis notamment par la construction en 1937 de bâtiments rue Lhomond pour les sciences expérimentales.
Les ENS
De nouvelles Écoles normales supérieures sont créées dans la lignée des réformes de Jules Ferry et de la loi Camille Sée (ouvrant aux filles l'enseignement secondaire public). Le 26 juillet 1881, en même temps que l'Agrégation féminine, l' École normale supérieure de jeunes filles (ENSJF) de Sèvres est créée (qui déménagera à Paris, dans des locaux situés boulevard Jourdan, en 1940). Le 13 juillet 1880 et le 22 décembre 1882 sont fondées les Écoles normales supérieures respectivement de Fontenay (jeunes filles) et de Saint-Cloud (jeunes gens), destinées à former les professeurs pour enseigner dans les écoles normales d'instituteurs. Enfin, en 1912 est fondée l'École normale de l'Enseignement technique (dans des locaux des Arts et Métiers) qui devient, en 1932, l' École normale supérieure de l'Enseignement technique, ENSET et s'installe à Cachan en 1956.
En 1985 (suite aux lois sur la décentralisation), les Écoles normales supérieures sont réorganisées et organisées selon un statut commun. Sous l'impulsion de la directrice de l'ENSJF, Josiane Serre, les ENS d'Ulm et de Sèvres fusionnent : il en résulte l'actuelle École normale supérieure (dont les bâtiments principaux sont toujours à Paris, rue d'Ulm, mais qui dispose également des anciens locaux de l'ENSJF, sur le boulevard Jourdan et à Montrouge). Les ENS de Fontenay et Saint-Cloud fusionnent également, mais les sciences sont déménagées à Lyon et forment l'ENS Lyon tandis que les lettres restent en région parisienne avant de déménager à leur tour à Lyon (en 2000, tout en restant séparées de l'ENS Lyon) pour former l'ENS Lettres et Sciences Humaines. Quant à l'ENSET, elle change de nom pour devenir l'ENS Cachan.
Il existe donc maintenant quatre écoles faisant partie du groupe des Écoles normales supérieures sur le territoire français :
- deux en région parisienne : Ulm et l'ENS Cachan (l'école normale supérieure de Cachan possède une antenne sur le site de Ker Lann, à côté de Rennes, qui recrute ses propres étudiants mais reste administrativement dépendante), et
- deux à Lyon : l'ENS Lyon et l'ENS Lettres et Sciences Humaines.
Sur le territoire italien, Napoléon Ier avait également fondé l'ENS ou Scuola Normale Superiore de Pise (SNS), le 18 octobre 1810.
Missions et débouchés
La mission d'origine étant de former des enseignants, elles s'organisent largement autour de la préparation au concours de l'Agrégation. Cependant, l'enseignement n'est pas l'unique débouché des ENS, il n'est plus obligatoire pour les normaliens de présenter l'Agrégation, et les statuts actuels prévoient que
:L'école prépare, par une formation culturelle et scientifique de haut niveau, des élèves se destinant à la recherche scientifique fondamentale ou appliquée, à l'enseignement universitaire et dans les classes préparatoires aux grandes écoles ainsi qu'à l'enseignement secondaire et, plus généralement, au service des administrations de l'État et des collectivités territoriales, de leurs établissements publics ou des entreprises.
L'importance relative de ces différents débouchés varie d'une ENS à l'autre et d'une discipline à l'autre, mais on peut estimer très grossièrement qu'un tiers des normaliens s'orientent vers la recherche fondamentale ou appliquée, un tiers vers l'enseignement (secondaire ou en classes préparatoires) et un tiers vers l'administration, les grands corps de l'État et le secteur privé.
Statuts et organisation administrative
Les Écoles normales supérieures constituent des établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel, disposant d'une personnalité juridique autonome. Elles sont soumises aux dispositions de la loi nº84-52 du 26 janvier 1984 sur l'enseignement supérieur, et sont accréditées à délivrer des diplômes. Les statuts des ENS sont fixés par décrets en Conseil d'État.
Les ENS ont a leur tête un directeur, assisté d'un ou plusieurs directeurs adjoints, et de directeurs des études ou de la formation. Le directeur est nommé par un décret pris en Conseil des ministres, sur la proposition d'un comité d'experts. Elles sont administrées par un Conseil d'administration et un Conseil scientifique, chacun étant composé pour moitié de membres élus (par les élèves et différents personnels de l'École) et pour moitié — y compris le président — de membres nommés (par le ministère de tutelle).
Les élèves normaliens (du moins, ceux qui sont citoyens de l'Union européenne) ont le statut de fonctionnaires stagiaires et reçoivent donc un traitement pendant la durée de leurs études (actuellement quatre ans) : le concours d'entrée est donc un concours de recrutement de la fonction publique ; en contrepartie, les élèves signent un engagement décennal par lequel ils s'engagent à travailler pendant dix ans (à compter de leur entrée à l'École) pour le compte de l'État, de ses collectivités, ou d'entreprises publiques. Il faut néanmoins préciser que tous les étudiants à l'ENS ne sont pas élèves normaliens, et il existe beaucoup d'autres statuts possibles.
Concours d'entrée et formation
Le recrutement principal des ENS se fait depuis les classes préparatoires aux grandes écoles par un concours annuel qui s'inscrit dans le système général de concours des grandes écoles. Il existe cependant d'autres voies d'entrée (telle que l'inscription sur dossier au prédoctorat de l'ENS Ulm) et les ENS accueillent également des étudiants étrangers avec différents statuts possibles (soit dans le cadre d'échanges bilatéraux, soit sur une sélection internationale).
Une fois entrés, les élèves disposent d'une large liberté de cursus, tout particulièrement à l'ENS de Paris (où il est sans problème admis qu'un élève rentré en mathématiques puisse suivre des études de lettres, par exemple) ; cette liberté est néanmoins encadrée par un contrat d'études négocié annuellement entre l'élève, son tuteur pédagogique, un département de l'École, et la direction des études.
La scolarité dure quatre ans pour les élèves normaliens. Cela correspond typiquement au temps de passer une licence, un master et l'Agrégation et souvent de débuter une thèse de doctorat pour ceux qui s'engagent dans la recherche.
Les disciplines représentées par les ENS couvrent un spectre très large, notamment :
- sciences fondamentales et appliquées (mathématiques, physique, biologie…) à Ulm, Lyon, Cachan,
- humanités (lettres, philosophie, histoire…) à Ulm et LSH,
- sciences humaines, langues et sciences sociales à Ulm, LSH et Cachan,
- techniques et sciences de l'ingénieur à Cachan.
Polémiques actuelles sur l'avenir des ENS
En mars 2005, un projet de fusion entre les ENS de Paris et de Cachan a été rendu public par les directions de ces deux Écoles : le projet a fait polémique, d'abord au sein même des ENS puis, à l'occasion de la campagne de renouvellement des directions, dans la presse nationale. Les partisans de la fusion mettaient en avant la nécessité d'augmenter la visibilité internationale des établissements et de réaliser des économies d'échelle, tandis que certains de ses détracteurs accusaient la direction de vouloir transformer l'ENS en une « super-université » sans tenir compte de ses spécificités, tandis que d'autres mettaient en avant des difficultés pratiques insurmontables ou la diminution de la part des humanités. Ce débat s'ajoute à une polémique concernant la dotation financière globale des ENS, alors même que la Cour des comptes rendait un [http://www.ccomptes.fr/Cour-des-comptes/publications/rapports/recherche-univ/rapport-recherche-univ.pdf rapport public] sur la gestion de la recherche dans les Universités : à Ulm, notamment, des frais de fonctionnement et d'investissement accrus (dus, notamment, à la nécessité de renouveler des équippements vétustes, des travaux sur la restauration, l'informatisation des catalogues de la Bibliothèque générale) en particulier sur la période 2002–2004 n'ont pas été suivis d'une augmentation de la dotation par le ministère de tutelle, mettant l'École face à des difficultés importantes de trésorerie.
Quelques normaliens célèbres
Ordre chronologique (entre parenthèses : l'année d'admission et l'ENS, Ulm en l'absence de précision)
- Victor Cousin (1811), philosophe
- Évariste Galois (1829), mathématicien
- Jules Simon (sous le nom de Suisse) (1833), homme politique
- Louis Pasteur (1843), biologiste, directeur adjoint de l'École (1857–1867)
- Hippolyte Taine (1848), philosophe, entré premier
- Numa Denis Fustel de Coulanges (1850), historien, directeur de l'École (1880–1883)
- Gabriel Lippmann (1868), prix Nobel de physique en 1908
- Paul Sabatier (1874), prix Nobel de chimie en 1912
- Jean Jaurès (1878), homme politique
- Henri Bergson (1879), philosophe
- Émile Durkheim (1879), sociologue
- Pierre Duhem (1882), physicien
- Lucien Herr (1883), militant des droits de l'Homme, bibliothécaire de l'École (1888–1926)
- Romain Rolland (1886), prix Nobel de littérature en 1915
- Élie Cartan (1888), mathématicien
- Émile Borel (1889), mathématicien
- Alain (Emile Chartier), (1889), philosophe, journaliste
- Léon Blum (1890), homme politique
- Aimé Cotton (1890), physicien
- Édouard Herriot (1891), homme politique
- Jean Perrin (1891), prix Nobel de physique en 1926
- Henri Lebesgue (1894), mathématicien
- Charles Péguy (1894), écrivain
- Maurice Halbwachs (1898), sociologue
- Jean Giraudoux (1903), écrivain
- Marc Bloch (1904), historien et résistant
- Jules Romains (1906), écrivain
- André François-Poncet (1907), homme politique et diplomate
- Maurice Genevoix (1911), écrivain
- Jean Guéhenno (1911), essayiste
- Georges Dumézil (1916), historien
- Pierre Gaxotte (1917), historien
- Jean Guitton (1920), philosophe
- Alfred Kastler (1921), prix Nobel de physique en 1966
- Vladimir Jankélévitch (1922), philosophe et musicologue, entré 1er
- Yves Rocard (1922), physicien (père de Michel Rocard)
- André Weil (1922), mathématicien (frère de Simone Weil)
- Henri Cartan (1923), mathématicien
- Jean Cavaillès (1923), philosophe
- Raymond Aron (1924), sociologue
- Georges Canguilhem (1924), philosophe et épistémologue
- Jean Dieudonné (1924), mathématicien
- Louis Néel (1924), prix Nobel de physique en 1970
- Paul Nizan (1924), essayiste et écrivain
- Jean-Paul Sartre (1924), écrivain et philosophe
- Henri-Irénée Marrou (1925), historien
- Maurice Merleau-Ponty (1926), philosophe
- Robert Brasillach (1928), écrivain et collaborateur
- Simone Weil (1928), philosophe (sœur d'André Weil)
- Jacques Soustelle (1929), ethnologue et homme politique
- Julien Gracq (1930), écrivain (élève sous le nom de Louis Poirier)
- Georges Pompidou (1931), homme politique
- Jacques de Bourbon Busset (1932) écrivain
- Jacqueline de Romilly (1933), académicienne
- Laurent Schwartz (1934), mathématicien, médaille Fields en 1950
- Aimé Césaire (1935), écrivain
- Louis Althusser (1939), philosophe
- Jules Vuillemin (1939), philosophe et logicien
- Gilles Gaston Granger (1940), philosophe
- Gérard Debreu (1941), prix Nobel d'économie en 1966
- René Rémond (1942), historien
- Jean-François Revel (1943), essayiste et philosophe
- René Thom (1943), mathématicien, médaille Fields en 1958
- Jean d'Ormesson (1944), romancier et académicien
- Alain Peyrefitte (1945), homme politique
- Jean-Pierre Serre (1945), mathématicien, médaille Fields en 1954
- Michel Foucault (1946), philosophe
- Jacques-Louis Lions (1947), mathématicien
- Robert Poujade (1948), homme politique
- Dominique Fernandez (1950), écrivain
- Pierre Bourdieu (1951), sociologue
- Pierre-Gilles de Gennes (1951), prix Nobel de physique en 1991
- Pierre Juquin (1951), homme politique
- Paul Veyne (1951), historien
- Jacques Derrida (1952), philosophe
- Michel Serres (1952), philosophe et essayiste
- Claude Cohen-Tannoudji (1953), prix Nobel de physique en 1997
- Jean-Pierre Changeux (1955), biologiste
- Claude Hagège (1955), linguiste
- Edmond Lévy (1956), historien
- André Glucksmann (1957, Saint-Cloud), philosophe
- Régis Debray (1960), universitaire et homme de lettres
- Jacques Bouveresse (1961), philosophe
- Jean-Claude Milner (1961), linguiste et essayiste
- Alain Juppé (1964), homme politique
- Bernard Menez (1964, ENSET), acteur
- Guy Hocquenghem (1965), essayiste et activiste gay
- Alain Aspect (1965, ENSET), physicien
- Laurent Fabius (1966), homme politique
- Alain Connes (1966), mathématicien, médaille Fields en 1982
- Bernard-Henri Lévy (1968), écrivain
- Gérard Miller (1968, Saint-Cloud), écrivain
- Alexandre Adler (1969), historien et éditorialiste, entré 1er
- Alain Finkielkraut (1969, Saint-Cloud), philosophe
- Marie-Noëlle Lienemann (1972, ENSET), personnalité politique
- André Comte-Sponville (1972), philosophe
- Pierre-Louis Lions (1975), mathématicien, médaille Fields en 1994
- Jean-Christophe Yoccoz (1975), mathématicien, médaille Fields en 1994
- Anne Lauvergeon (1978, Sèvres), PDG d'Areva
- Renaud Dutreil (1981), homme politique
- Laurent Lafforgue (1986), mathématicien, médaille Fields en 2002
- Jeanne Balibar (1987), comédienne
- Eliette Abécassis (1989), écrivain
- Marie Darrieussecq (1990), écrivain
- Mazarine Pingeot (1994, LSH), conservatrice (fille de François Mitterrand)
Les personnalités suivantes, sans avoir été élèves d'une ENS au sens strict (généralement parce qu'elles n'étaient pas françaises), y ont étudié :
- Cahit Arf (Ulm, autour de 1932), mathématicien
- Léopold Sédar Senghor (Ulm, autour de 1932), homme politique et académicien
- Pierre Deligne (Ulm, autour de 1964)
Les personnalités suivantes ont enseigné dans une ENS ou en ont dirigé une :
- Numa Denis Fustel de Coulanges (Ulm, directeur, 1880–1883), historien
- Louis Pasteur (Ulm, directeur adjoint sciences, 1857–1867), biologiste
- Lucien Herr (Ulm, bibliothécaire, 1888–1926), militant des droits de l'Homme
- Émile Borel (Ulm, directeur adjoint sciences, 1910–1920), mathématicien
- Samuel Beckett (Ulm, lecteur d'anglais, 1928–1930), écrivain
- Louis Althusser (Ulm, professeur de philosophie, 1948–1980), philosophe
- Paul Celan (Ulm, lecteur d'allemand, 1959–1970), écrivain
Bibliographie
Nicole Masson, L'École normale supérieure : les chemins de la liberté, Paris, Gallimard, 1994.
Liens externes
- [http://www.ens.fr/ Site de l'ENS de la rue d'Ulm]
- [http://www.ens-cachan.fr/ Site de l'ENS Cachan]
- [http://www.bretagne.ens-cachan.fr/ Site de l'antenne de Bretagne (Ker Lann)]
- [http://www.ens-lyon.fr/ Site de l'ENS de Lyon]
- [http://www.ens-lsh.fr/ Site de l'ENS Lettres et Sciences Humaines (Lyon)]
Voir aussi
- Études supérieures en France
- ENS Ulm
- Anciens élèves de l'ENS Ulm
- ENS Cachan
- Antenne de Bretagne de l'École normale supérieure de Cachan
- ENS Lyon
- ENS Lettres et Sciences Humaines
- Association Bourbaki
1857Catégorie:1857
Cette page concerne l'année 1857 du calendrier grégorien.
Événements
Europe
- 31 janvier : L'archevêque de Paris, M Sibour, est poignardé et tué dans l'église Saint-Étienne-du-Mont (Paris), par l'abbé Jean Verger, prêtre interdit et dément, opposé au dogme de l'Immaculée Conception.
- Le cardinal et archevêque de Tours, Morlot, devient archevêque de Paris.
- 5 avril : Inauguration de la ligne de chemin de fer entre Bordeaux et cette (Sète).
- 11 mai : Décès de Eugène-François Vidocq à Paris au 2 rue Saint-Pierre-Popincourt, il a 82 ans.
- En juin, élections législatives : 90 % des voix vont aux « candidats officiels » de l'Empire. Seuls cinq opposants républicains sont élus (Jules Favre, Ernest Picard, Émile Ollivier, Louis Hémon et Alfred Darimon).
- 20 juillet : Ouverture de la voie ferrée de Coutras à Périgueux.
- 5 août : Napoléon III visite Le Havre.
- Les préfets ne sont plus éligibles.
- Constitution de la « Société Nationale Italienne ».
- Un tremblement de terre fait 12 000 victimes à Naples et Salerne en Italie.
- 31 août : le roi Victor-Emmanuel II de Savoie-Sardaigne ordonne le début des travaux du tunnel du Fréjus (mont-Cenis).
- En avril El Hadj Oumar Tall entreprend le siège du fort de Médine qui sera libéré le 18 juillet par les troupes de Louis Faidherbe.
- En juin, le gouvernement français autorise le transport de noirs « libres » d'Afrique vers la Guadeloupe et la Martinique.
- Fondation de la ville de Dakar au Sénégal.
- La France entreprend l'occupation du Mali.
Amériques
Amérique du Nord
- Début de la présidence démocrate de James Buchanan aux États-Unis (fin en 1861).
- Guerre civile au Mexique.
- L'état américain de l'Arkansas se donne une constitution esclavagiste.
- Un conflit entre colons mormons et non-mormons entraîne la guerre de l'Utah.
Amérique latine
Asie & monde indien
- 3 mars : La France et l'Angleterre déclarent la guerre à la Chine, et y envoient des troupes.
- 20 septembre : L'armée britannique des Indes s'empare de Delhi, après un siège de trois mois.
- Dates non renseignées ou inconnues :
- Révolte des Cipayes en Inde (1857-1858).
- Un soulèvement indien (The Indian Mutiny) contre le pouvoir britannique se répand rapidement dans tout le Nord de l'Inde mais échoue.
Proche-Orient & Monde arabe
- En juillet, campagne du Djurdjura et reddition de la femme du marabout Lalla Fadhma.
- 11 juillet : Avec la soumission de la Grande Kabylie, la France met fin à la résistance algérienne.
Chronologies thématiques
- Chemins de fer : 1857 dans les chemins de fer
- Sports : 1857 en sport
- Littérature :
- 11 juillet : L'écrivain français Charles Baudelaire publie Les Fleurs du Mal. Un libelle de Gustave Bourdin, dans le Figaro déchaîne les foudres de la Justice et l'auteur est arrêté pour immoralité.
- 20 août : La 6e chambre correctionnelle condamne Charles Baudelaire et son éditeur à 300 et 200 francs d'amende pour « outrage à la morale publique et aux bonnes mœurs », ainsi qu'à la suppression de six poèmes de l'édition de son livre Les Fleurs du Mal.
- L'écrivain français Gustave Flaubert publie Madame Bovary. Le 24 janvier : Ouverture du procès de Flaubert, après la parution de Madame Bovary, pour atteinte aux mœurs. Il sera acquitté.
- Le travail sur lOxford English Dictionnary débute.
- Champfleury publie un recueil-manifeste pour le mouvement réaliste, Le Réalisme.
- Science et techniques :
- Début des travaux de Pasteur (trav. 1857-1885) sur la pasteurisation et la vaccination.
- L'inventeur américain Elisha Otis installe le premier ascenseur dans un magasin de New York.
- 22 février : Robert Baden-Powell, fondateur du scoutisme
- 26 février : Émile Coué, inventeur de la méthode qui portera son nom
- 22 mars : Paul Doumer futur président de la République française
- 30 avril : Édouard Rod, écrivain suisse
- 2 juin : Edward Elgar, compositeur anglais
- 5 juillet : Clara Zetkin, féministe communiste
- 31 juillet : Adolphe Willette, peintre
- 15 septembre : William Howard Taft, futur président des États-Unis
- 14 janvier : Johann Ludwig Christian Carl Gravenhorst, zoologiste allemand (° 1777).
- 20 mars : Pierre-Armand Dufrénoy géologue et minéralogiste français.
- 2 mai : à Paris, Alfred de Musset (47 ans), poète et dramaturge français.
- 3 août : à Annecy-le-Vieux, Eugène Sue (53 ans), romancier français.
- 12 août : William Conybeare géologue et paléontologue anglais.
- 23 août : Carl Ludwig Koch naturaliste allemand (° 1778).
- 5 septembre à Paris, Auguste Comte (59 ans), philosophe français et fondateur de l'école positiviste.
- 11 novembre : à Paris, Jacques Abbatucci (66 ans), homme d'État français, ministre de la Justice.
- 11 décembre : Castil-Blaze, critique musical et compositeur.
__NOTOC__
ko:1857년
ms:1857
simple:1857
th:พ.ศ. 2400
Berlin
Berlin est la capitale de l'Allemagne.
Généralités
Berlin est un Land allemand. Depuis 1999, c'est aussi désormais dans les faits la capitale de l'Allemagne. Berlin est la ville la plus peuplée d'Allemagne avec 3 391 000 habitants en 2003. Occupant une surface de 89 169 ha, c'est aussi la ville la plus étendue. Elle est batie sur du sable à la confluence des rivières Spree et Havel. Le Land de Berlin est entièrement entouré du Land Brandebourg et se situe dans l'est, à seulement 70 km de la frontière polonaise.
Avant la réunification en 1990, Bonn était la capitale provisoire de la République Fédérale d'Allemagne (RFA, Allemagne de l'Ouest) et Berlin-Est (officiellement « Berlin » tout court) celle de la République démocratique allemande (RDA, Allemagne de l'Est).
Le traité de réunification de 1990 a rendu à Berlin son statut de capitale, mais la question du siège du gouvernement est restée posée jusqu'à ce que le Bundestag (parlement allemand) décide, à l'issue d'un débat passionné entre « Bonnois » et « Berlinois » le 20 juin 1991 que Berlin serait le siège des institutions de l'Allemagne réunifiée. Le transfert du gouvernement et du Chancelier à Berlin est effectif depuis 2000, tandis que la résidence officielle du Président de la République a toujours été Berlin, et son château de Bellevue.
Le Chancelier a résidé provisoirement dans l'ancien Conseil d'État de la RDA (Staatsratsgebäude), bâtiment à la plastique socialiste, qui pour ses nouvelles fonctions a fait peau neuve. Le Bundestag s'est lui-même installé dans le palais du Reichstag dont le toit a été doté d'une coupole en verre pour l'occasion.
Par référendum, les électeurs de Berlin et du Land de Brandebourg refusèrent l'unification de leur Länder au cours des années 1990. Pour les promoteurs de cette proposition, l'objectif était de créer une région-capitale importante.
Histoire
Berlin a été fondée aux alentours de 1200 et agrandie par l'unification des villes de Berlin et Cölln, en 1307. Berlin est donc une ville assez ancienne, dont il reste cependant peu de monuments ou souvenirs de cette époque. Quelques restes sont à voir dans le Nikolaiviertel, à côté de l'hôtel de ville. En fait, visiter Berlin laisse une impression de totale discontinuité, reflétant l'évolution de l'histoire de l'Allemagne, notamment au .
Au , Berlin est la ville principale de la Marche de Brandebourg. La croissance de Berlin s'accompagne d'une envie d'indépendance et, pour résister aux princes allemands, elle s'allie à la Hanse en 1430. La publication des thèses de Martin Luther au y connaît un fort succès et Berlin devient alors essentiellement protestante. La Guerre de Trente Ans (1618-1648) laisse la ville exsangue.
Avec la paix et le Grand Électeur Frédéric-Guillaume, Berlin se reconstruit et retrouve sa magnifiscence. Elle s'agrandit, de nouvelles villes, qui deviendront des quartiers, sont créées, comme Friedrichstadt et accueillent les protestants fuyant la France après la révocation de l'Édit de Nantes en 1685. Sous les rois de Prusse, la ville s'étend et est aménagée comme lieu de résidence royale. C'est aussi un lieu qui attire les étrangers et les intellectuels : Frédéric II se veut être un despote éclairé et invitera Voltaire à sa cour.
Avec le , Berlin s'industrialise et accueille des sidérurgies et des usines de textile. En 1871, Berlin devient la capitale de l'Empire allemand qui vient d'être créé, notamment grâce à Bismarck. Après la Première Guerre mondiale, alors que l'empire allemand est dissous et laisse place à la République de Weimar, Berlin est maintenue capitale, de même qu'elle le restera sous les Nazis. Elle est alors durant la Seconde Guerre mondiale une cible prioritaire des bombardements alliés. La Bataille de Berlin avec les forces soviétiques est acharnée et les dégâts sont considérables : de 1939 à 1945, la population chute de 4,3 à 2,8 millions d'habitants ; la ville est en grande partie détruite, le centre-ville un désert de ruines, débarrassées par les « femmes des ruines ».
Cependant Berlin n'est pas, contrairement à une idée reçue, la ville la plus détruite d'Allemagne. En 1945, 20% des logements sont dits "inhabitables", ce qui est un taux relativement faible par rapport à d'autres cibles de l'aviation anglaise, comme Francfort ou Cologne. Les bombardements alliés se sont concentrés sur les quartiers centraux, mais ont épargné volontairement des zones proches des aérop | | |