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1971Catégorie:1971
Cette page concerne l'année 1971 du calendrier grégorien.
Événements
- 22 décembre : Élection de Kurt Waldheim au poste de secrétaire général de l'ONU.
Europe
- 3 septembre : Traité quadripartite sur Berlin.
France
- En janvier : Création d'un ministère de l'Environnement.
- 4 février : Projet de décentralisation de l'ORTF.
- 9 mars : Meeting d'Ordre nouveau, affrontements avec les gauchistes.
- 14 mars : Élections municipales (14-21 mars).
- 11 juin : Congrès du Parti socialiste (PS) à Épinay : François Mitterrand en prend le contrôle (11-13 juin).
- 1 juillet : Le stationnement payant est instauré à Paris.
- 26 septembre : Élections sénatoriales favorables à la majorité.
- 9 octobre : Michel Poniatowski propose une grande fédération des centristes.
- 12 octobre : Georges Marchais présente un programme pour un gouvernement d'union populaire.
- 28 octobre : Michel Debré, ministre de la Défense, prend la décision d'extension du camp militaire du Larzac
- 17 octobre : Jean-Jacques Servan-Schreiber devient président du Parti Radical.
- 6 novembre : Manifestation de 6 000 personnes à Millau contre l'extension du camp du Larzac
- 23 novembre, la grâce est accordée à Paul Touvier, chef de la milice de Lyon, un événement qui passe inaperçu.
- En décembre, forte agitation dans les lycées.
Russie
Asie
Proche-Orient
Moyen-Orient
- 15 août : Indépendance de Bahreïn
- 2 décembre : Indépendance des Émirats Arabes Unis.
Extrême-Orient
- 17 juin : Accord nippo-américain sur le retour d'Okinawa au Japon.
- 9 juillet : Visite secrète de Henry Kissinger en Chine (9-13 juil.).
- 25 octobre : Sous pression du bloc soviétique, La République populaire de Chine est admise à l'ONU et obtient un siège au conseil de sécurité : elle remplace la République de Chine (Taiwan) qui est évincé. (résolution 2758 (XXVI)).
- 26 décembre : Offensive aérienne US d'envergure sur le nord Viêt Nam.
Sous-continent indien
- 26 mars : Sécession du Bangladesh.
- 2 décembre : Intervention militaire indienne pour aider la sécession du Bangladesh (2-16 déc.).
- 16 décembre : Indépendance du Bangladesh.
- Conflit entre l'Inde et le Pakistan à propos du Cachemire.
Afrique
- 27 octobre : Le Congo, sous la férule de Mobutu, devient le Zaïre. Léopoldville devient Kinshasa.
- Inauguration du haut barrage d'Assouan sur le Nil en Égypte.
Amériques
Amérique du Nord
États-Unis
- 15 août Richard Nixon met fin unilatéralement à la convertibilité du dollar américain en or, rendant de fait caduques les accords de Bretton Woods.
- 1 octobre Ouverture du parc Magic Kingdom près d'Orlando en Floride. Cela marque la naissance du Walt Disney World.
Océanie
Arts et lettres
Peinture
Musique
Sortie de l'album Led Zeppelin IV où figure notamment Stairway To Heaven un des plus grands titres du groupe britannique Led Zeppelin
Littérature
Marie de Vivier, la romancière belge (1899-1980), publie son dernier roman, « Cent pages d'amour, lettre à un petit garçon », un livre consacré à son petit-fils. Marie de Vivier meurt à La Celle Saint-Cloud, à peu de distance de Marly-le-Roi où est enterré son ancien amant, le grand romancier communiste André Baillon.
Cinéma
- Dalton Trumbo réalise Johnny s'en va-t-en guerre (Johnny Got his Gun), un film très anti-militariste.
- Federico Fellini réalise Fellini Roma.
- French Connection de William Friedkin remporte l'Oscar du meilleur film.
- Jacques Tati réalise Trafic.
- Le Messager de Joseph Losey remporte le Grand Prix du Festival de Cannes.
- Stanley Kubrick réalise Orange mécanique (A Clockwork Orange).
Sciences et techniques
- 31 juillet : Les astronautes américains de la mission Apollo 15 effectuent une excursion de six heures et demie sur la lune à bord d'un véhicule spécial.
- Inauguration du haut barrage d'Assouan sur le Nil en Égypte.
- Intel produit le 4004, son premier microprocesseur.
- L'URSS lance sa 1 station orbitale « Saliout ».
- La sonde Mariner 9 tourne autour de Mars et devient le premier satellite artificiel d'une planète autre que la Terre.
Économie
- 15 août : Fin du « Gold exchange Standard » : effondrement du système monétaire issu des accords de Bretton Woods en 1944.
C’est le 15 août 1971 que le président Richard Nixon décide l’inconvertibilité du dollar par rapport à l’or, suite aux tensions permanentes sur cette monnaie. Cette décision est prise sans consulter les partenaires (autres pays occidentaux et Japon).
Or le système monétaire international reconstruit à Bretton Woods en 1944 reposait sur deux piliers principaux. Un système de changes fixes entre monnaies (avec de très faibles marges de fluctuations) et la reconnaissance du dollar comme monnaie de réserve internationale (as good as gold), on a parlé de gold exchange standard (étalon de change or). L’accumulation des déficits américains encore accrus par les dépenses afférentes à la guerre du Vietnam entrainait dans les années 60 et dans les premières années de la décennie 70 de très fortes pressions sur la monnaie américaine. Or sa fonction de monnaie de réserve mondiale gênait fort peu les États-Unis et ne les incitait pas à mieux contrôler leurs déficits.
Le dollar étant convertible en or, tout au moins dans les échanges entre banques centrales, le danger que les autres pays exigent la conversion en or de leurs excédents de dollars était sérieux, ce qui permet de comprendre la décision de Nixon.
Avec ce « Diktat » américain le système de Bretton Woods entrait en agonie, puisque la valeur de toutes les monnaies étaient déterminées par référence à un poids d'or, les pressions sur le dollar ne pouvaient qu’empirer, ce qui se produisit. Plusieurs réunions, notamment à Washington en décembre 1971 (accords de Washington du 18 décembre 1971) eurent lieu pour s’accorder sur une dévaluation de la devise américaine et tenter un replâtrage du système, en février 1973 la faiblesse du dollar conduisait à un réajustement des parités, insuffisant toutefois pour enrayer la poursuite de sa chute. En mars 1973 intervenait l’abandon de la fixité des taux de change des diverses monnaies par rapport à l’étalon dollar, ce qui permettait aux banques centrales des autres pays de cesser d’acheter du dollar pour maintenir sa parité, selon les règles du jeu du système en vigueur.
Un nouveau système monétaire international dit de « changes flottants » voyait donc le jour. Il est toujours en vigueur en 2004, même si depuis cette époque l’euro a fait son apparition.
Sport
Divers/incertain
- 7 juillet : inauguration du pont de Noirmoutier.
- Le prix Nobel de la paix est attribué à l'allemand Willy Brandt.
- 2 février : Xavier Noiret-Thomé, artiste peintre français
- 3 février : Sarah Kane, dramaturge anglaise († 20 février 1999)
- 16 juin : 2Pac, rappeur américain
- 28 juin : Fabien Barthez, footballeur, français.
- 22 juillet : Charlotte Gainsbourg, chanteuse, actrice
- 29 juillet : Lisa Ekdahl, chanteuse suédoise
- 28 août : Joann Sfar, dessinateur et scénariste de bande dessinée français
- 20 septembre : Masashi Hamauzu, compositeur japonais.
- 20 octobre : Snoop Dogg, rappeur américain
- 25 octobre : Midori, violoniste japonais
- 21 décembre : Matthieu Chedid dit "M" chanteur français
- 25 décembre : Dido, chanteuse anglaise
voir aussi::Catégorie:Naissance en 1971
- 8 janvier : René Simon, professeur d'art dramatique français
- 10 janvier : Coco Chanel, créatrice de mode, française, (° 1883).
- 26 février : Fernandel, comédien, chanteur comique français, (° 1903).
- 6 avril : Igor Stravinski, compositeur russe, (° 1882).
- 21 avril : François « Papa Doc » Duvalier, dictateur haïtien
- 28 mai :
- Jean Vilar, acteur et metteur en scène de théâtre français, (° 1912).
- Audie Murphy, acteur, producteur américain, (° 1924).
- 18 juin : Paul Karrer, chimiste
- 3 juillet : Jim Morrison, chanteur américain, (° 1943).
- 6 juillet : Louis Armstrong, chanteur et musicien de jazz américain, (° 1901).
- 27 juillet : António de Oliveira Salazar, dictateur portugais, (° 1889).
- 11 septembre : Nikita Khrouchtchev, président soviétique, (° 1894).
- 13 septembre : Lin Boa, homme d'État chinois.
- 20 septembre : Georges Séféris, poète grec.
- 8 octobre : Janis Joplin, chanteuse américaine.
voir aussi::Catégorie:Décès en 1971
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Catégorie:1971Catégorie:Chronologie du XXe siècle
Article principal : 1971
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Calendrier grégorienLe calendrier grégorien (du nom du pape Grégoire XIII qui l'introduisit en 1582) est le calendrier actuellement utilisé en Europe, ses anciennes colonies et dans une bonne partie du reste du monde.
Structure du calendrier
Sa forme se base sur le calendrier julien de la Rome antique dont il est le jumeau. C'est un calendrier solaire, se basant sur la révolution de la Terre autour du soleil de 365,2422 jours de 24 heures de 60 minutes de 60 secondes métriques. Le calendrier grégorien donne un temps moyen de l'an de 365,2425 jours ; pour assurer un nombre entier de jours par année, on y ajoute régulièrement un jour bissextile, le 29 février (voir année bissextile).
Le cycle complet du calendrier grégorien dure 400 ans : trois siècles constitués de 24 cycles juliens (trois ans de 365 jours, puis une année de 366 jours) suivis de 4 années de 365 jours, puis un siècle constitué de 25 cycles juliens.
Subdivisions
Le calendrier grégorien est divisé en douze mois, groupés en quatre trimestres :
Une période de sept jours forme une semaine. Les jours d'une semaine ont chacun un nom : lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche.
L'ère ordinairement utilisée avec le calendrier grégorien est l'ère chrétienne, c'est-à-dire « après Jésus-Christ ». Il est à noter qu'il n'y a pas eu d'année zéro ; les siècles et les millénaires commencent avec l'année numéro Un. Donc, le et le commencent le 1 janvier de l'an 1 du troisième millénaire c'est-à-dire en 2001.
L'ajustement grégorien
L'introduction du calendrier grégorien en remplacement du calendrier julien commança le 15 octobre 1582. Le but était de lutter contre la dérive de la date de Pâques (le dimanche après la première lune de l'équinoxe de printemps) qui se déplaçait vers les mois d'été.
La différence principale entre le calendrier grégorien et son ancêtre, le calendrier julien, repose dans la distribution des années bissextiles. La gémellité de ses calendriers pose problème aux historiens, puisque la même date ne désigne pas forcément le même jour.
Comme noté ci-dessus, l'année tropique moyenne, c'est-à-dire la période de rotation de la Terre autour du Soleil, dure 365,2422 jours. En insérant une journée bissextile tous les quatre ans, le calendrier julien attribuait à l'année une durée moyenne de 365,25 jours. Ceci induisait un décalage d'environ 8 jours par millénaire par rapport au temps vrai, avec pour effet que la date de Pâques, déterminée par l'équinoxe du printemps, glissait en arrière vers février.
Il fut donc décidé de supprimer les années bissextiles pour les années qui sont des multiples de 100 sans être des multiples de 400. Ainsi 1600 et 2000 furent bissextiles, mais pas 1700, 1800, 1900.
En appliquant cette règle on en arrive à une année de 365,2425 jours au lieu de 365,2422 jours soit un excès de trois jours en 10 000 ans. Il a été proposé d'amender la règle pour considérer les années multiples de 4 000 comme normales. Mais du fait du raccourcissement de l'année tropique évalué à 0,5s par siècle et de l'allongement du jour de 1,64 millisecondes par siècle, il est illusoire d'arriver à ce niveau de précision, les incertitudes sur la durée de l'année dans 10 000 ans étant du même ordre de grandeur.
Remplacement du calendrier grégorien
Si le principe de l'ajustement grégorien n'a pas été remis en cause, il n'en est pas de même de sa structure interne.
Les critiques portèrent bien entendu sur ses liens avec le christianisme, au travers de l'ère chrétienne, des fêtes religieuses et des références aux saints. Cela a motivé quelques projets de calendriers laïcs comme par exemple le calendrier républicain de la révolution française. À la différence du système métrique, celui-ci n'aboutit pas ; il est vrai que le principe de ne plus se reposer qu'un jour sur dix (decadi) au lieu de sept pouvait ne pas enthousiasmer.
D'autres critiques semblent concerner la construction même du calendrier :
- mois de longueur variables (de 28 à 31 jours) qui complique par exemple l'analyse des statistiques économiques ;
- correspondance difficile entre le nom des jours et leur numéro dans le mois ;
- durée des trimestres (le troisième trimestre étant par exemple notamment plus court que le deuxième) ;
- nombre de semaines (4,33 ?) par mois ;
- variation de la date de certains jours fériés comme Pâques.
Mais en fait ce n'est pas le choix humain du calendrier qui en est responsable ; c'est tout simplement le fait que l'année astronomique ne comporte pas un nombre entier de jours, que le cycle lunaire non plus, et que le nombre de jours d'une année doit bien être divisé d'une manière ou d'une autre si on veut s'y retrouver. Cette difficulté a amené de nombreuses propositions de reformes à utiliser le principe du jour épagomène. Il s'agit d'un jour blanc qui n'entre pas dans le décompte de la semaine. En ajoutant un (ou deux les années bissextiles) jour épagomènes à l'année, on arrive à obtenir l'égalité 364 = 7×52. On retrouve la même idée avec les jours complémentaires dans le calendrier républicain de la révolution française.
La durée des mois avait été choisie de façon à correspondre approximativement à un cycle lunaire. Ainsi, même une population illettrée pouvait savoir à peu près, en observant le changement d'aspect de la lune, quand un mois s'était écoulé ; la référence à la lune était importante pour les marins (pour connaître les marées) et pour les agriculteurs (travaux nocturnes dans les champs) d'une population très majoritairement rurale. Si aujourd'hui ce lien est culturellement de moins en moins prégnant, on peut noter que la grande majorité des reformes du calendrier tente de conserver un mois d'environ une lunaison. Il faut cependant noter l'émergence du calendrier baha'i, utilisé dans le bahaïsme. S'il se base également sur une année solaire, celle-ci débutant au solstice du printemps le 21 mars, son originalité tient à l'abandon de la référence lunaire pour la durée du mois. Une année de ce calendrier comporte en effet 19 mois de 19 jours. Les 4 jours supplémentaires nécessaires à compléter une année sont intercalées entre le 18 et le 19 mois, et sont nommés les jours intercalaires.
Au cours des trois derniers siècles d'autres propositions de réforme ont été avancées. Les plus connues furent les propositions de calendrier universel et de calendrier fixe. Vers le milieu du , la Société des Nations puis l'Organisation des Nations unies menèrent des études pour réformer le calendrier. Celles-ci seront abandonnées sous la pression de pays comme les États-Unis, l'Angleterre, les Pays-Bas ou l'Indonésie, officiellement pour ne pas désorganiser des traditions religieuses.
Beaucoup d'auteurs de science-fiction ont joué avec l'idée que le calendrier terrien serait peut-être un jour utilisé dans tout l'espace connu alors que tout le monde ou presque aurait oublié sa raison d'être initiale, voire l'existence de la Terre elle-même.
Déjà Edmond Rostand dans Cyrano de Bergerac essayait de berner ses lecteurs en affirmant que le 26 septembre 1655 était un samedi... Il s'agissait en fait d'un dimanche !
Liens externes
- [http://www.louisg.net/C_gregorien.htm Le calendrier grégorien]
- [http://www.auduteau.net/calendar/sommaire.shtml Questions posées fréquemment à propos des calendriers]
- [http://hermes.ulaval.ca/~sitrau/calgreg/ Les textes constitutifs du calendrier grégorien]
- [http://geneamichaud.free.fr/telechargements/caldate-00.html Utilitaire de conversion de calendriers pour Excel]
Voir aussi
- Calendrier
- 366 jours du calendrier grégorien
- Calendrier julien
- ISO 8601
Grégorien
als:Gregorianischer Kalender
ja:グレゴリオ暦
ko:그레고리력
ms:Kalendar Gregory
simple:Gregorian calendar
th:ปฏิทินเกรกอเรียน
Kurt Waldheim ja:クルト・ヴァルトハイム
Waldheim, Kurt
Walgheim, Kurt
Kurt Waldheim est un diplomate et homme politique autrichien, né le 21 décembre 1918 à Sankt Andrä-Wördern (près de Vienne). Il a été secrétaire général de l'ONU de 1972 à 1981 et président de la république d'Autriche de 1986 à 1992.
Il fait des études de droit et obtient le grade de docteur à l'université de Vienne. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est officier des SA et participe à l'occupation de la Yougoslavie au sein de la Wehrmacht, en tant que traducteur. Il se rend aux forces britanniques en Carinthie.
Carrière diplomatique
Dès 1945, il entame une carrière diplomatique : en poste jusqu'en 1951 à Paris, puis au Ministère des Affaires étrangères de l'Autriche jusqu'en 1955. Il est ensuite nommé à l'ONU en 1955, avant de représenter l'Autriche auprès du Canada (1956-1960). Il retourne ensuite en Autriche, et devient Directeur général des affaires politiques de 1962 à 1964.
De 1964 à 1968, il retourne à l'ONU comme représentant de l'Autriche, et participe à des travaux sur l'utilisation de l'espace extra-atmosphérique. Ministre des Affaires étrangères de 1968 à 1970 au sein du gouvernement du parti populaire autrichien, il retourne à l'ONU à son départ du gouvernement, d'abord à l'Agence internationale de l'énergie atomique, puis comme représentant de l'Autriche (1970-1972). Il échoue en 1971 dans sa candidature à la présidence de la république autrichienne.
Secrétaire général de l'ONU
Il est élu secrétaire général de l'ONU en janvier 1972, et à ce titre prononce le message de paix envoyé dans l'espace au nom de l'humanité dans les sondes Voyager. Il s'implique fortement dans les interventions de l'ONU pour résoudre les crises, notamment le conflit israélo-arabe, et est réélu pour un second mandat par acclamation en 1978. Il met également l'accent sur la nécessité d'un développement économique des pays les plus pauvres.
Il réagit également aux massacres de Hutus au Burundi, dans un rapport de juin 1972, les qualifiant de génocide. Ces massacres avaient fait plus de 80 000 morts. Il échoue à obtenir un troisième mandat, la Chine ayant opposé son veto. Cependant, son mandat est jugé comme un échec, l'ONU sortant des années 1970 plus paralysée et inefficace qu'elle n'y était entrée. Enfin, en 1982, le New York Times révèle son passé d'officier nazi.
Président de la république autrichienne
Il est élu président de la République d'Autriche en 1986, comme candidat de l'ÖVP. Son passé d'officier SS resurgit alors. Il reconnaît avoir appartenu à une unité responsable d'atrocités en Yougoslavie, mais refuse de démissionner comme le demande le parti socialiste. La plupart des États européens et les États-Unis le déclarent persona non grata. Sa seule visite d'État fut pour le Vatican, aucun autre pays ne l'acceptant.
Le Congrès juif mondial l'accuse d'avoir également participé à la déportation des Juifs de Grèce. Il mène cependant son mandat à son terme (1992).
3 septembre
Le 3 septembre est le 246 jour de l'année (247 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien. Saint du jour : Saint Grégoire.
Événements
- 590 : début du pontificat de Grégoire Ier
- 1189 : Couronnement de Richard Cœur de Lion come roi d'Angleterre.
- 1376 : Une ordonnance royale de Charles V met les forêts de Normandie au service des chantiers de construction navale.
- 1603 : Le roi Henri IV autorise les Jésuites à rentrer en France.
- 1651 : Bataille de Worcester, au cours de laquelle les troupes d' Oliver Cromwell infligent une défaite à Charles II, qui s'exile en France.
- 1666 : Fondation de la Ville de Charleroi, Province de Hainaut, en Belgique.
- 1759 : Les Jésuites sont expulsés du Portugal.
- 1783 : la Grande-Bretagne reconnaît l'indépendance des États-Unis d'Amérique, déclarée le 4 juillet 1776. À Versailles, un traité est signé consacrant l'indépendance des treize colonies anglaises d'Amérique.
- 1791 : L'Assemblée nationale adopte une Constitution qui fait de la France une monarchie constitutionnelle.
- 1912 : un coup de grisou dans la fosse de La Clarence à Divion fait 79 morts.
- 1913 : En Chine, Nankin est occupée par les forces révolutionnaires de Yuan Tche-Kaï.
- 1914 : Benoît XV (Giacomo della Chiesa) succède à Pie X en étant élu au dixième tour de scrutin.
- 1933 : Le 3 septembre, l'Association sportive de Saint-Étienne Loire dispute son premier match professionnel face à la Bastidienne de Bordeaux.
- 1939 : La France et l'Angleterre déclarent la guerre à l'Allemagne, suite à l'invasion de la Pologne par les troupes hitlériennes
- 1976 : La sonde américaine « Viking-2 » se pose sur la planète Mars.
- 1978 : Messe inaugurale du pontificat de Jean-Paul Ier.
- 1994 : Inauguration du nouveau Stade Charléty à Paris.
- 1996 : Les États-Unis tirent 27 missiles contre des cibles militaires du Sud de l'Irak en riposte à l'offensive de Saddam Hussein dans le Kurdistan irakien.
- 2000 : Béatification du pape Pie IX par Jean-Paul II.
- 2001 : Jean XXIII, né Angelo Giuseppe Roncalli, est béatifié par Jean-Paul II.
- 2005 : John Roberts est nommé à la présidence de la Cour suprême des États-Unis d'Amérique.
Naissances
- 1499 : Diane de Poitiers, favorite du roi Henri II
- 1704 : Joseph de Jussieu, botaniste français († 1779).
- 1710 : Abraham Trembley, naturaliste suisse.
- 1781 : Eugène de Beauharnais, beau-fils de Napoléon Bonaparte et vice-roi d'Italie († 21 février 1824)
- 1801 : Hermann von Meyer, géologue et paléontologiste allemand († 21 avril 1869)
- 1823 : Nevil Story Maskelyne, photographe et politicien britannique
- 1859 : Jean Jaurès, homme politique français
- 1905 : Carl David Anderson, physicien, Prix Nobel de physique en 1936.
- 1910 : Maurice Papon, un homme politique et haut-fonctionnaire français, né à Gretz-Armainvilliers condamné en 1998 pour complicité de crimes contre l'humanité, pour des actes commis en tant que fonctionnaire du régime de Vichy.
- 1913 : Alain Ladd, acteur américain
- 1926 : Irène Papas, actrice grecque
- 1929 : Armand Vaillancourt, sculpteur québécois
- 1940 : Macha Meril, actrice française
- 1940 : Maxime Gremetz, homme politique français, né à Canchy dans la Somme.
- 1950 : Jean-Pierre Abelin, homme politique français, né à Poitiers, dans la Vienne.
- 1953 : Jean-Pierre Jeunet, réalisateur français
- 1965 : Charlie Sheen, acteur américain
- 1967 : Marc Joulaud, homme politique français, né à Mayenne en Mayenne.
Décès
- 1057 : Renaud I de Bourgogne, comte de Bourgogne depuis 1026. (° v. 990).
- 1402 : Jean Galéas Visconti, duc de Milan
- 1658 : Oliver Cromwell, Lord Protecteur d'Angleterre
- 1802 : Général Richepanse
- 1883 : Ivan Tourgueniev, écrivain russe (° 1818)
- 2004 : André Stil, écrivain français
Catégorie:Jour de l'année
ja:9月3日
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4 février
Le 4 février est le 35 jour de l'année du calendrier grégorien.
Événements
- 293 - Dioclétien instaure la tétrarchie (ou gouvernement à quatre)
- 900 - Couronnement de Louis III Roi d'Allemagne
- 1782 - Prise du fort Saint-Philippe-Mahon, par Louis de Crillon. Le roi d'Espagne, pour le récompenser de ce glorieux succès et de la conduite qu'il avait tenue au siège de Gibraltar, le créa duc de Mahon
- 1790 - Devant l'Assemblée nationale, le roi jure solennellement fidélité à la Constitution qui est la première de l'Histoire de France.
- 1794 - (16 pluviôse an II): durant la Révolution française, la Convention abolit l'esclavage en France et dans ses colonies.
- 1795 - Les royalistes et fanatiques religieux réagissent de manière sanglante contre les Révolutionnaires. Le mouvement s'étend en particulier dans tout le sud-est de la France où il trouve des complices au sein même des autorités qui cherchent à anéantir le terrorisme révolutionnaire.
- 1797 - Un tremblement de terre à Quito, Équateur, tue 41,000 personnes.
- 1805 - Décret instituant la numérotation des maisons parisiennes.
- 1861 - Guerre Civile des États-Unis - Les délégués des états qui se sont séparés des États-Unis se réunissent à Montgomery en Alabama pour former un gouvernement des états confédérés d'Amérique
- 1945 : Conférence de Yalta
- 1969 : Yasser Arafat devient président de l'OLP
- 1990 - Une importante tempête frappe le Nord de l'Europe. Des vents très forts tuent 23 personnes. Le vent souffle à 115 m.p.h. à Paris
- 1992
- : Coup d'État militaire avorté par Hugo Chávez contre le président du Venezuela; Bilan 15 morts, 51 blessés et 1100 arrestations
- : La Sûreté du Québec découvre 685 kg de cocaïne évalués à $513 millions dans une fausse septique à Vaudreuil au Québec
- 1993 - Le volcan Mayon, aux Philippines, déverse des coulées de laves, fait 25 morts
- 2003 : Création de l'État de Serbie-et-Monténégro
Naissances
- 1688 : Marivaux, auteur de théâtre
- 1740 : Adam Philippe Custine, général français.
- 1761 : Blasius Merrem, zoologiste allemand († 1824).
- 1778 : Augustin Pyrame de Candolle, botaniste suisse ((† 1841).
- 1856 : Paul Napoléon Roinard, poète libertaire français
- 1863 : Alfred Lacroix, minéralogiste et géologue français.
- 1868 : comtesse Constance Markievicz, révolutionnaire irlandaise († 1927).
- 1869 : William Dudley Haywood dit Big Bill, anarcho-syndicaliste américain.
- 1900 : Jacques Prévert, poète français († 1977).
- 1902 : Charles Lindbergh, aviateur.
- 1906 : Clyde William Tombaugh, astronome américain.
- 1913 : Rosa Parks, mère du mouvement des droits civiques († 24 octobre 2005).
- 1925 : Erik Christopher Zeeman dit Chris Zeeman, mathématicien danois.
- 1926 : Jaroslav Hájek, mathématicien tchécoslovaque.
- 1975 : Natalie Imbruglia, mannequin, chanteuse, actrice.
- 1978 : François Dumeaux, compositeur français (musique acousmatique).
Décès
- 1615 : Giambattista Della Porta, physicien italien
- 1642 : Armand-Jean du Plessis, dit le Cardinal de Richelieu, prélat et homme d'État français
- 1774 : Charles Marie de La Condamine, aristocrate et aventurier français
- 1799 : Étienne-Louis Boullée, architecte et théoricien français
- 1822 : Jean Baptiste Cyrus Marie de Timbrune de Thiembronne de Valence, général français.
- 1837 : John Latham, médecin, naturaliste et écrivain britannique (° 1740).
- 1893 : Giuseppe Bruno, physicien et mathématicien italien
- 1895 : Thomas Penyngton Kirkman, mathématicien anglais
- 1925 : Robert Johann Koldewey, architecte et archéologue allemand, découvreur de Babylone.
- 1928 : Hendrik Antoon Lorentz, physicien hollandais
- 1963 : Nicolas Stoïnoff, antimilitariste, anarcho-syndicaliste, le « patriarche » de l'anarchisme bulgare, fut aussi écrivain, journaliste et éducateur
- 1974 : Satyendranath Bose, physicien indien
- 1987 : Francisco Nobrega do Quintal, militant, propagandiste anarchiste et anarcho-syndicaliste portugais
- 1995 : Patricia Highsmith, écrivain américain
- 2001 : Iannis Xenakis, compositeur français
Célébrations
- Le Sri Lanka célèbre son indépendance
Saints catholiques du jour
- Saint André Corsini (+ 1373)
- Saint Abraham Le Perse (4ème S.)
- Saint Avertin (+ 528)
- Saint Cyrille du Lac Neuf (+ 1532)
- Saint Eutyche (4ème S.)
- Saint Georges (+ 1238)
- Saint Gilbert de Sempringham (+ 1190)
- Saint Isidore de Peluse (+ 449)
- Bienheureux Jacques Berthieu (+ 1896)
- Saint Jean de Britto (+ 1693)
- Sainte Jeanne de France (+ 1501)
- Saint Joseph (+ 1686)
- Saint Jean de Leonissa (+ 1612)
- Saint Liefard (+ 640)
- Saint Modan ((6ème S.)
- Saint Nicolas Le Studite (+ 868)
- Saint Phileas (4ème S.)
- Saint Raban Maur (+ 856)
- Saint Rembert (+ 888)
- Bienheureux Simon de Saint-bertin (+ 1148)
- Sainte Spoingk
- Saint Theophile Le Penitent (6ème S.)
- Sainte Véronique
- Saint Vincent de Troyes (+ V. 546)
- Saint Vulgis (+ V. 760)
Catégorie:Jour de l'année
ja:2月4日
ko:2월 4일
ms:4 Februari
simple:February 4
th:4 กุมภาพันธ์
9 mars
Le 9 mars est le 68 jour de l'année (69 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.
Événements
- 1500 : Départ de l'escadre de Pedro Álvares Cabral du port de Lisbonne, à destination du Brésil.
- 1720 : Un édit supprime les charges prévôtales de la Maréchaussée (ancêtre de la (Gendarmerie), qui est alors constituée en brigades établies chacune sur un secteur géographique, avant qu'un réel maillage du territoire ne soit réalisé en 1769.
- 1916 : Pancho Villa, un révolutionaire mexicain, mène 1500 hommes faire un raid sur le village américain de Colombus et tue 17 habitants.
- 1991 : Manifestations contre le président yougoslave Slobodan Milošević à Belgrade
Naissances
- 1451 : Amerigo Vespucci, explorateur gênois († 1512).
- 1749 : Mirabeau, politicien français († 1791).
- 1907 : Mircea Eliade, historien roumain des religions († 1986).
- 1910 : Samuel Barber, compositeur américain († 1981).
- 1929 : Marie Cardinal, écrivain française.
- 1934 : Youri Gagarine, cosmonaute soviétique, premier homme dans l'espace.
- 1937 : Bernard Landry, homme politique canadien, Premier ministre du Québec de 2001 à 2003.
- 1939 : Jean-Pierre Chevènement, homme politique français.
- 1942 : John Cale, compositeur gallois
- 1943 : Bobby Fischer, joueur d'échecs américain.
- 1954 : Carlos Ghosn, homme d'affaires libanais.
- 1955 : Ornella Muti, actrice italienne.
- 1961 : Marianne Basler, actrice belge.
- 1964 : Juliette Binoche, actrice française.
- 1964 : Valérie Lemercier, actrice, scénariste et réalisatrice française.
- 1979 : Armand Patrick Komnek Ndongbou, actuaire camerounais.
Décès
- 1156 : Alexandre de Malonne, évêque de Płock.
- 1661 : Jules Mazarin, cardinal et homme d'Etat français (° en 1602).
- 1795 : John Walsh, scientifique britannique.
- 1847 : Mary Anning, paléontologiste britannique (° 21 mai 1799).
- 1888 : Guillaume Ier cinquième roi de Prusse (1861-1888) puis premier empereur Allemand (1871-1888). (° 1797).
- 1908 : Henry Clifton Sorby, géologue britannique et spécialiste en microscopie (° 10 mai 1826).
- 1917 : Octavius Pickard-Cambridge, prêtre et zoologiste britannique (° 3 novembre 1828).
- 1943 : Oswald Wirth, écrivain suisse.
- 1989 : Robert Mapplethorpe, peintre américain (° 4 novembre 1946).
- 1992 : Menahem Begin, ancien premier ministre israélien (° 16 août 1913).
- 1996 : George Burns, acteur et chanteur américain (° 20 janvier 1896).
- 1997 : Christopher Wallace alias The Notorious B.I.G., rappeur américain assassiné à Los Angeles (° 21 mai 1972).
Célébrations
Saints catholiques du jour
- Quarante martyrs de Sébaste (324)
- Sainte Françoise (1384-1440)
Célébrations
Catégorie:Jour de l'année
ja:3月9日
ko:3월 9일
simple:March 9
th:9 มีนาคม
14 mars ko:3월 14일 ja:3月14日 simple:March 14 th:14 มีนาคม
Catégorie:Jour de l'année
Le 14 mars est le 73 jour de l'année (74 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien. Le 3/14 est la Journée de π.
Événements
- 1369 : (Guerre de Cent Ans) - Du Guesclin remporte la victoire de Montiel.
- 1590 : Bataille d'Ivry
- 1647 : Mort du Stathouder de la République des Provinces-Unies , Frédéric-Henri de Nassau, auquel succède son fils Guillaume II d'Orange.
- 1728 : Jean-Jacques Rousseau, alors âgé de seize ans, quitte sa ville natale (Genève) à pied pour se rendre à Annecy, chez Madame de Warens, une Protestante émigrée de Suisse, à laquelle le curé de Confignon l'a adressé.
- 1993 : adoption par référendum de la première constitution d'Andorre
- 2004 : Vladimir Poutine est réélu président de Russie
- 2004 : Le Manège de Moscou est détruit par un incendie
Naissances
- 1593 : Georges de La Tour, peintre français.
- 1681 : Georg Philipp Telemann, compositeur allemand († 25 juin 1767).
- 1804 : Johan Strauss « père », compositeur autrichien († 25 septembre 1849).
- 1835 : Giovanni Schiaparelli, astronome italien († 4 juillet 1910).
- 1844 : Humbert I († 29 juillet 1900), futur roi d'Italie.
- 1854 : Paul Ehrlich, médecin allemand († 20 août 1915), Prix Nobel de physiologie ou médecine 1908.
- 1879 : Albert Einstein, physicien d'origine allemande († 18 avril 1955), Prix Nobel de physique 1921.
- 1908 : Maurice Merleau-Ponty, philosophe français († 3 mai 1961).
- 1920 : Hank Ketcham, humoriste, peintre et dessinateur américain.
- 1926 : François Bédarida, historien français.
- 1933 : Quincy Jones, musicien américain.
- 1933 : Michael Caine, acteur britannique.
- 1939 : Bertrand Blier, réalisateur français.
- 1941 : Wolfgang Petersen, réalisateur allemand.
- 1947 : Billy Crystal, acteur américain.
- 1958 : Albert Grimaldi, prince héréditaire de Monaco.
- 1977 : Monica Cruz, actrice espagnole.
Décès
- 1647 : Frédéric-Henri de Nassau, Stathouder de la République des Provinces-Unies (Hollande).
- 1883 : Karl Marx, philosophe allemand (° 5 mai 1818)
- 1932 : George Eastman, industriel et inventeur américain (° 12 juillet 1854)
- 1968 : Erwin Panofsky, historien de l'art et essayiste américano-allemand (° 30 mars 1892)
- 1975 : Susan Hayward, actrice américaine (° 30 juin 1917)
- 1997 : Fred Zinnemann, réalisateur et producteur américain d'origine autrichienne (° 29 avril 1907)
- 2002 : Hans-Georg Gadamer, philosophe allemand (° 11 février 1900)
- 2003 : Jean-Luc Lagardère, industriel et patron de presse français (° 10 février 1928)
- 2004 : René Laloux, réalisateur français de films d'animation (° 13 juillet 1929)
Célébrations
Saints catholiques du jour
- Sainte Mathilde (890-968)
- Sainte White
14 février | 13 mars || 15 mars | 14 avril
Parti socialiste (France)
Le Parti socialiste (PS) est un parti politique. Première force politique de France depuis les élections de 2004, c'est également le principal parti de l'opposition. Issu de la gauche gouvernementale réformiste, ses alliés traditionnels sont les Verts, le Parti radical de gauche, le Mouvement des citoyens et le Parti communiste français.
Fondements idéologiques et philosophiques
Le socialisme démocratique
Le socialisme démocratique se fixe pour objectif la formation d'une société fondée sur les idéaux démocratiques et sur l'égalité de tous les citoyens.
Chaque individu doit pouvoir être libre dans son épanouissement, dans ses choix, dans ses décisions tout comme il doit impérativement pouvoir peser à tous les niveaux de la société dans laquelle il vit. La liberté conjugue deux aspects: celui de ne subir aucune oppression et contrainte extérieure comme la faim, l'ignorance et la peur de l'avenir et celui de pouvoir s'engager et participer aux prises de décisions qui engagent la collectivité. La liberté des citoyens suppose leur égalité. L'égalité impliquant que chaque personne peut justement s'impliquer dans les choix de la société et décider de sa propre vie en dépit des conditions sociales et familiales dont il est issu. L'égalité suppose le droit de faire des choix et de suivre des trajectoires différentes, sans que ces différences ne mènent à une subordination dans la vie quotidienne et dans la société.
La liberté et l'égalité sont à la fois liées aux droits des individus et aux solutions collectives de réalisation d'objectifs conformes à l'intérêt général. L'homme est un être social qui se développe et s'épanouit au contact d'autrui, et des pans entiers de ce qui détermine le bien-être individuel ne peuvent être créés que dans le cadre d'une action commune. Cet intérêt commun supposant la solidarité, sentiment communautaire découlant de la prise de conscience de notre interdépendance.
La société que visent les socialistes est une société fondée sur l'action commune, dans le respect et le souci des autres. Tout citoyen doit avoir les mêmes droits et les mêmes possibilités de contribuer aux solutions, tout citoyen a le même devoir d'en assumer la responsabilité. La solidarité n'exclut pas l'épanouissement individuel mais est profondément incompatible avec l'égoïsme qui permet d'exploiter les autres au nom d'un intérêt personnel.
Pour les socialistes, tout pouvoir doit se fonder sur la communauté des personnes qui constitue la société, les intérêts économiques n'ayant pas à poser des limites à la démocratie: la démocratie a toujours le droit de tracer le cadre économique et de fixer les limites du marché. Les socialistes doivent mettre en place une organisation sociale où citoyens et individus doivent pouvoir peser sur les décisions collectives. Chaque citoyen, en tant que salarié ou consommateur doit avoir le droit d'exercer une influence sur l'agencement et la répartition de la production, l'organisation et les conditions du travail. Ces valeurs démocratiques doivent ainsi régir tous les niveaux de la société pour que celle-ci soit organisée sans rapport de domination ou de soumission, sans différences de classes, sans préjugés ou discriminations.
Le socialisme démocratique a également intégré les problématiques liées à l'environnement et au développement durable, ainsi que celles liées au combat des femmes et aux combats pour les droits.
La Déclaration de principe du Parti socialiste
1. Le Parti socialiste se fixe comme objectif l'émergence, par la voie démocratique, d'une société qui réponde aux aspirations fondamentales de la personne humaine telles que les ont définies des siècles de luttes pour le progrès et que les expriment aujourd'hui tous les peuples : la liberté, I'égalité et la dignité des hommes et des femmes, le bien-être, la responsabilité et la solidarité. Parti de rassemblement, il met le réformisme au service des espérances révolutionnaires. Il s'inscrit ainsi dans la démarche historique du socialisme démocratique. Alors que les sciences et les techniques ouvrent de nouveaux espaces de liberté et de créativité mais peuvent aussi détruire ou pervertir toute forme de vie, le Parti socialiste agit pour qu'elles bénéficient aux hommes et aux femmes.
2. Le Parti socialiste est un parti de transformation sociale. La faillite des sociétés bureaucratiques ne lui fait pas oublier que le capitalisme développe les inégalités, accentue les déséquilibres mondiaux, exploite les richesses du Tiers-Monde et maintient dans de nombreux pays chômage et exclusions. Le Parti socialiste est donc favorable à une société d'économie mixte qui, sans méconnaître les règles du marché, fournisse à la puissance publique et aux acteurs sociaux les moyens de réaliser des objectifs conformes à l'intérêt général. Il agit pour son dépassement par de nouvelles formes d'organisation économique et sociale donnant aux salariés une véritable citoyenneté dans l'entreprise. Dans les secteurs clés qui déterminent la formation du citoyen (l'école, l'université, la télévision), les conditions de vie (logement, santé, environnement), il n'accepte pas que les logiques du marché soient seules déterminantes. Un service public fort, l'aménagement du territoire, la planification, la politique budgétaire et fiscale doivent permettre démocratiquement aux citoyens de dégager les grandes priorités nationales.
3. Le Parti socialiste est un parti démocratique. Il fonde son action et son projet sur le respect des Droits de l'homme et du citoyen dans le cadre d'un état de droit reposant sur le suffrage universel et le pluralisme. Il affirme que toutes les libertés sont liées : leur plein exercice, sur les plans politique, économique, social et culturel, est la condition de l'épanouissement et de l'approfondissement de la démocratie. Le Parti socialiste a en effet conscience de la limite des droits quand ils ne sont pas accompagnés des conditions concrètes susceptibles d'en permettre la réalisation. L'histoire a tranché : le combat pour la liberté est indissociable de celui pour l'égalité.
4. Le Parti socialiste est un parti ancré dans le monde du travail. Les mutations incessantes et profondes des sociétés contemporaines n'ont pas éliminé les oppositions des classes et groupes sociaux. C'est pourquoi, si les socialistes participent au combat pour le progrès de toute la société, ils sont particulièrement attentifs aux intérêts des salariés et au développement de toutes leurs capacités d'action.
5. Le Parti socialiste est fermement attaché à la liberté de conscience et à la laïcité de l'État et de l'école. Il estime que l'accès à l'information et à la culture est une condition essentielle de la démocratie. C'est pourquoi l'indépendance de la création et de la communication à l'égard du pouvoir politique et du pouvoir financier est indispensable. Il affirme l'égalité de tous les citoyens et récuse toute mesure discriminatoire fondée sur le sexe, la race, les convictions philosophiques ou religieuses, les choix de vie personnels. Il se donne pour vocation de favoriser l'intégration et l'adhésion aux valeurs de la République de tous ceux qui résident sur notre sol. Les socialistes considèrent comme un acquis majeur les droits et les libertés que les femmes ont conquis. Il continuent de lutter pour éliminer les discriminations qui subsistent. Notre parti met en œuvre au travers de ses statuts, dans ses structures et dans sa pratique, une égalité de plus en plus réelle entre adhérents et adhérentes.
6. Parce qu'il n'y a pas d'hommes et de femmes libres dans une nation asservie ou sujette, parce que tous les problèmes majeurs sont devenus mondiaux, I'action du Parti socialiste s'inscrit dans un cadre national et international. Dans l'ordre international, le Parti socialiste condamne toute exploitation d'un peuple par un autre et soutient le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes ; il lutte pour un développement économique respectant l'environnement et les équilibres naturels de la planète. Le Parti socialiste fait le choix de l'Europe pour donner aux nations qui la composent les moyens d'affronter les défis de l'avenir. La communauté européenne, à condition quelle ne se réduise pas à un simple marché, en sera un élément moteur. Les socialistes s'attachent à accélérer la construction européenne dans toutes ses dimensions : politique, économique et sociale. Parti de paix, le parti socialiste a toujours lutté contre la logique des blocs, il œuvre pour l'instauration de nouveaux rapports mondiaux, il agit pour le développement du Tiers-Monde, pour un désarmement général équilibré.
7.Le Parti socialiste attend de ceux qui le représentent à tous les niveaux de responsabilité qu'ils s'inspirent dans leurs décisions et dans leurs actes de ces principes. Dans le monde entier, I'idéal socialiste s'est emparé de l'imagination des peuples. Il inspire de grands mouvements politiques ; il est notre espoir à l'aube du XXIe siècle.
Les courants du Parti socialiste
Les courants structurent la vie interne du Parti socialiste. Héritiers des clubs et groupes politiques précédant la réunification d'Épinay, ils se sont largement modifiés au cour du temps. Officiellement, les courants se structurent autour des motions, c'est-à-dire des grands textes d'orientation rédigés à chaque congrès. Officieusement, chaque motion est subdivisée en multitudes de sensibilités, parfois liées à un leader charismatique, ou tout simplement à une manière de faire de la politique et d'analyser la société.
- Autour de la majorité de François Hollande
- 17 novembre, animé par François Hollande
- Gauche moderne, animé par Jean-Marie Bockel
- Gauche socialiste, animé par Julien Dray
- Nouvelle voix, animé par Gaëtan Gorce et Jean-Louis Bianco
- Réformer, animé par Martine Aubry
- Socialisme et Démocratie, animé par Dominique Strauss-Kahn
- Utopia, animé par Franck Pupunat
- Autour du pôle du Nouveau Parti socialiste
- Nouveau parti socialiste, animé par Vincent Peillon, Arnaud Montebourg et Benoît Hamon
- Nouvelle Gauche, animé par Benoît Hamon
- Alternative Socialiste animé par Henri Emmanuelli
- Forces Militantes, animé par Marc Dolez
- Renouveau socialiste européen, animé par Jacques Généreux
- Autour des amis de Laurent Fabius
- Agir pour l'Egalité, animé par Claude Bartolone, principal lieutenant de Laurent Fabius
- Ambition socialiste, animé par Marie-Noëlle Lienemann
- Pour rassembler la gauche (ex-poperéniste), animé par Alain Vidalies
Organisation interne
Les adhérents
Le Parti socialiste n'est pas un parti de masse, bien que l'essentiel de sa force repose sur ses militants. De par une longue confrontation avec les communistes, les socialistes ont largement entretenu une tradition militante de terrain, même si cette tradition a tendance aujourd'hui à se résorber. Toujours à l'heure actuelle, le Parti socialiste reste un grand éditeur de tracts, mais aussi de journaux internes, de publications externes et d'autres brochures.
L'âge minimal d'adhésion est de 15 ans. L'adhésion au parti est libre et chaque adhérent y possède théoriquement les mêmes droits, que ce soit le premier secrétaire ou le militant de base. Le Parti socialiste est un parti qui pratique très largement la démocratie interne. Ce sont les militants qui désignent les responsables à tous les niveaux : au niveau de la section locale, de la fédération départementale et au niveau national. Les militants votent pour les textes d'orientation à chaque congrès et désignent aussi les candidats socialistes à chaque élection. Plus récemment, une procédure de consultation interne a été mise en place afin que les militants décident de la ligne politique du parti sur une question précise. D'autres innovations à l'adresse des sympathisants devaient permettre que ces derniers, sous l'appellation "adhérents du projet", puissent participer très concrètement à l'élaboration du projet socialiste. Ce processus a été mis en sommeil suite au 29 mai 2005.
Aussi, des évènements traditionnels rythments la vie du Parti, comme l'Université d'été de la Rochelle doublée de quelques universités de rentrée départementales, comme la Galette républicaine au mois de janvier ou les multiples fêtes de la Rose qui ont lieu au début de l'été.
Le profil des adhérents socialistes, désignés comme au PCF, à LO ou la LCR par le sobriquet amical "camarades", a peu évolué au cours du temps. Le Parti socialiste n'a jamais été franchement un parti d'ouvriers. L'électorat socialiste s'est toujours situé parmi les classes moyennes, surtout les enseignants, puis les cadres territoriaux et fonctionnaires, puis vers les salariés de bas échelon et cadres du secteur privé. L'électorat socialiste se situe surtout parmi la population active des villes, y compris parmi les jeunes.
Par une longue tradition de synthèse entre un centre-gauche modéré et européen et une gauche protestataire, le PS a toujours su rassembler au-delà de son électorat, ce qui fait de lui le centre de gravité de la gauche parlementaire.
L'électorat réel socialiste se chiffre désormais entre 15 % et 30 % des suffrages exprimés. En 2002, Lionel Jospin obtenait 16,18 % des suffrages au premier tour de l'élection présidentielle. En 2004, le Parti socialiste remportait 29,4 % des suffrages.
Les structures locales
La structure de base du Parti socialiste est la section. Une section peut être locale ou thématique. En général, elle s'organise au sein d'un canton, d'une commune ou d'un quartier. Parfois, elle s'organise autour d'une entreprise, voire autour de thèmes comme les NTIC ou la culture. Actuellement, les sections d'entreprise tendent à disparaître et ce sont les sections locales qui constituent le gros des bataillons du parti.
Les réunions de section sont les moments privilégiés de la vie militante. Le cadre de la section permet le militantisme le plus direct. Ce sont les sections qui organisent les collages d'affiche, les distributions de tract, les porte-à-portes, etc. Ce sont elles également qui constituent le relai essentiel entre le "national" (direction nationale), la "fédé" (fédération départementale) et les militants. C'est également au niveau de la section que se pratique le débat interne, que ce soit dans le cadre d'un congrès ou d'une consultation interne. Lorsque la section comporte en son sein des élus, ces derniers peuvent partager avec les militants les solutions et perspectives à donner à une politique municipale par exemple.
Le premier secrétaire de section est élu à bulletins secrets et au scrutin uninominal majoritaire à deux tours par la première assemblée générale des adhérents de la section suivant le congrès national. Il est l'animateur de la section dont il est le porte-parole. Il peut être secondé par un secrétaire adjoint et un secrétariat de section.
Les sections ont également réussi à s'ouvrir davantage au-delà des simples adhérents. Beaucoups de sections peuvent ainsi compter avec l'existence d'une association citoyenne, qui réunit bien souvent des citoyens sympathisants et qui demeure souvent très active lors des élections municipales.
Les sections connaissent pourtant des difficultés récentes, car leur découpage et leur rapport au territoire a été très largement bouleversé par la nouvelle donne territoriale. Les sections socialistes devront ainsi s'adapter à la réalité des nouvelles communautés de commune et d'agglomération, et à quelques changements liés à la décentralisation ou aux évolutions des lieux de vie.
La fédération départementale met en œuvre la politique du parti pour chaque département. Les instances de la fédération sont renouvelées à chaque congrès. Le conseil fédéral (CF) est l'instance de décision de la fédération. Il délègue certaines de ses prérogatives au bureau exécutif fédéral (BEF). Le secrétariat fédéral assure la gestion politique de la fédération, en liaison avec le secrétariat national du parti, et agit par délégation de la CF ou du BEF. Le secrétariat fédéral est constitué de membres choisis par le premier secrétaire fédéral, parmi la majorité politique de la fédération. Les secrétaires fédéraux ont la charge de le seconder dans la gestion courante de la fédération et dans l'application des décisions du CF. Les secrétaires fédéraux ont la charge d'un ou plusieurs secteurs d'activité ; ils peuvent être assistés d'un ou plusieurs délégués fédéraux.
Le premier secrétaire fédéral est élu au scrutin majoritaire à deux tours par les militants lors d'une deuxième session après la tenue du congrès national. Tout candidat au poste de premier secrétaire fédéral doit présenter un plan d'action fédéral. Le secrétaire fédéral est l'animateur politique de la fédération et son porte-parole. Il assure la liaison avec le secrétariat national aux fédérations. Il préside les réunions du secrétariat fédéral, du BEF ou du CF, devant lequel il rend compte de ses activités.
L'union régionale regroupe les fédérations d'une même région. Elle est dirigée par un comité régional du parti qui détermine la politique du parti concernant les problèmes propres à la région et veille à son application en liaison avec les élus. Le comité régional est élu par une convention régionale qui se réunit dans la quinzaine de jours suivant le congrès national. La convention régionale procède à l'élection du secrétaire régional au scrutin majoritaire à deux tours. Celui-ci ne peut cumuler sa fonction avec celle de premier secrétaire d'une fédération de sa région.
Instances nationales
Les membres du conseil national sont désignés par les délégués au congrès national réunis en assemblées de motion, proportionnellement aux résultats obtenus par les différentes motions. Véritable parlement du parti, le conseil national est composé de 204 membres élus par le congrès national et de 102 premiers secrétaires fédéraux. Le conseil national exécute et fait exécuter la motion d'orientation adoptée par le congrès national. Il se réunit au moins quatre fois par an. Il constitue en quelques sortes le Parlement interne du parti, car il est le reflet direct de la réalité des sensibilités et des courants du PS. Le président actuel du Conseil national est Gérard Collomb.
Le bureau national assure l'administration et la direction du parti dans le cadre des attributions que lui délègue le conseil national. Ses membres sont désignés selon les mêmes procédures que les membres du conseil national. Il comprend 54 membres sous la direction du Premier secrétaire et se réunit tous les mardis en fin d'après-midi.
Les membres du secrétariat national sont élus par le conseil national, parmi les membres du bureau national, sur proposition du premier secrétaire. Ils ont la charge de la mise en œuvre des décisions prises par le conseil national et le bureau national. Le secrétariat national, dont les réunions ont lieu le mercredi matin, assure la gestion du parti. Chaque secrétaire national a en charge un secteur d'activité du parti et rend compte devant le conseil national de l'activité de son secteur. A l'occasion du congrès national, la direction nationale du parti rend compte de son activité dans un rapport statutaire soumis aux militants. Les secrétaires nationaux sont assistés par des délégués nationaux ayant en charge une partie du secteur de chaque secrétariat.
Les désignations
Depuis 1995, le candidat à l'élection présidentielle est désigné par un vote de tous les militants. Cette année là, Lionel Jospin l'avait emporté sur Henri Emmanuelli après le forfait de Jacques Delors.
Les désignations des scrutins de liste se font également par les militants concernés. Le vote peut être national (ex: européennes 99), régional (ex: élections régionales, européennes 2004), départemental (sénatoriales), municipal... On vote pour la liste présentée par la fédération ou une liste alternative. La procédure est comparable pour les élections au scrutin uninominal: cantonales et législatives. Les électeurs du secteur concerné votent pour le candidat de leur choix.
Tous les adhérents, ayant plus de six mois d'ancienneté, à jour de leur cotisation, électeurs dans la zone concernée (plus les étrangers privés du droit de vote), ont le droit de vote.
: Pour les élections internes, voir : Congrès du PS
Structures internationales
Le Parti socialiste est membre de l'Internationale Socialiste (I.S), qui est l'organisation mondiale des partis socialistes, sociaux-démocrates et travaillistes. Elle rassemble actuellement 139 partis et organisations politiques de tous les continents.
L'I.S., dont les origines remontent à 1889 (création de la Deuxième Internationale), existe sous sa forme actuelle depuis 1951, lorsqu'elle fut rétablie au Congrès de Francfort. Depuis, ses activités et le nombre de ses membres n'ont cessé de croître, surtout ces dernières années.
L'I.S. est une organisation qui par son rayonnement suscite de plus en plus de demandes d'adhésion de la part de partis progressistes. Chaque année elle reçoit des demandes de tous les coins du monde de partis dans l'opposition et venant de pays qui accèdent à la démocratie. L'I.S. a d'ailleurs été pour eux, sans qu'ils en soient membres, un point d'appui, en particulier dans « l'ex-Europe de l'est ».
1951
Les partis socialistes, sociaux-démocrates et travaillistes sont aujourd'hui une force politique significative dans toutes les démocraties du monde. Beaucoup de partis membres de l'Internationale sont au pouvoir ou représentent la principale force d'opposition.
Au niveau européen, le Parti socialiste, ainsi que l'ensemble des militants du PS et des partis membres, adhèrent au Parti socialiste européen. Ancienne organisation de coordination des politiques de chaque parti socialiste ou social-démocrate européen, il s'est mué très récemment de Parti des Socialistes européens vers l'appellation Parti socialiste européen. Il dispose d'un groupe parlementaire au Parlement européen et tend à harmoniser de plus en plus les lignes politiques de chaque mouvement socialiste européen afin de devenir à terme une force de gauche réelle et cohérente à l'échelle du continent.
Organisations associées
Parti socialiste européen
Parti socialiste européen
Le Parti socialiste travaille quotidiennement avec des organismes dont l'action participe à la réalisation de ses objectifs. Ils peuvent être liés organiquement au Parti socialiste ou en être partenaire.
- La Fédération Nationale des Elus Socialistes et Républicains réunit, comme son nom l'indique, les élus membres du Parti socialiste et ceux qui en sont proches. Elle exerce auprès d'eux des activités d'information, de documentation, de communication et de conseil. Elle a, en outre, un rôle d'impulsion et de réflexion pour l'élaboration de textes (de lois par exemple).
- Le Mouvement des jeunes socialistes est une structure autonome qui réunit les jeunes qui souhaitent y adhérer, de 15 à 29 ans.
- La Fondation Jean Jaurès, créée par Pierre Mauroy en 1992, développe trois secteurs d'intervention :
- Coopération internationale : organisation de stages de formation, de séminaires, de colloques avec des partenaires étrangers
- Etudes et Recherches : organisation de colloques et conférences ; publication de la "Lettre de la Fondation", de notes et d'ouvrages
- Histoire et mémoire : du Centre d'Archives Socialistes" (dépositaire et gestionnaire des archives du PS depuis 1971), publications et manifestations liées à l'histoire du mouvement socialiste
- L'Office universitaire de recherche socialiste, créé en 1969, réunit une équipe de citoyens (militant(e)s, chercheur(se)s, journalistes…) venus d'horizons différents et attachés aux valeurs du socialisme démocratique.
Historique
1831-1905 : le mouvement ouvrier et les origines du socialisme
1905
Les théories développées dans la première partie du par les premiers penseurs socialistes (Saint-Simon, Fourier, Cabet, Leroux) au sein d'une bourgeoisie éclairée influencent peu les milieux populaires.
Ces théoriciens qualifiés d'utopiques par la suite se démarquent ainsi du socialisme historique, développé par la suite par Karl Marx avec son analyse de la société industrielle. Au-delà de l'utopie, la réalité est imprimée au fer chaud de la Révolution industrielle : les nouvelles conditions de travail engendrées par celle-ci entraînent des révoltes vite réprimées : révolte des canuts lyonnais en 1831, journées de juin 1848, Commune de Paris en 1871... La “question sociale” est mise au premier plan, mais la révolution de 1848 fait déjà apparaître des divergences entre les démocrates socialistes réformistes (Ledru-Rollin, Louis Blanc) et les partisans de la violence (Blanqui, Barbès) qui considèrent celle-ci comme le seul moyen permettant un changement profond du système économique et social. Le combat pour la république, contre la monarchie censitaire et contre le second Empire, se conjugue alors avec la lutte contre les nouvelles conditions de travail et de vie engendrées par la révolution industrielle. La gauche républicaine s'organise et cherche à effectuer une synthèse entre la tradition montagnarde de la révolution de 1789-1794 et les questions sociales que le mouvement ouvrier naissant fait surgir.
La Deuxième Internationale est constituée en 1889 à Paris et l'influence des idées de Karl Marx y est d'abord dominante. Cependant, les idées libertaires et anarcho-syndicalistes continuent à influencer une partie du mouvement ouvrier, qui manifeste sa méfiance à l'égard de la politique. Après la reconnaissance du droit syndical en 1884, la Confédération générale du travail (CGT) se constitue en 1895. En 1906, elle adopte la "Charte d'Amiens" qui consacre le principe de l'indépendance du syndicalisme par rapport au socialisme politique.
De là découle l'absence de liens organiques entre partis et syndicats qui distingue fortement le socialisme français de la social-démocratie de l'Europe du Nord.
Le socialisme politique en France s'unifie en 1905 sur injonction de l'Internationale, au congrès du Globe avec la fusion des différents courants socialistes (guesdistes, blanquistes, réformistes...) dans la nouvelle Section française de l'internationale ouvrière (SFIO). Peu à peu, le député du Tarn Jean Jaurès s'impose comme la figure majeure du socialisme français, par son combat pour l'unité, par sa volonté de synthèse entre la république et le socialisme, entre le patriotisme et l'internationalisme, entre les idées marxistes et la tradition de la Révolution française libérale. La SFIO, qui se veut parti ouvrier, a acquis une large base électorale et militante : les paysans, les ouvriers, les artisans côtoient les intellectuels et les fonctionnaires.
1905-1920 : de l'union à la scission
1920 Pour la période 1905-1969, voir aussi : SFIO
Les principes de l'internationalisme et du pacifisme portés jusqu'alors par le mouvement ouvrier et la IIe Internationale sont remis en question par l'adhésion de la SFIO et de la majorité de la CGT à la politique d'union sacrée. Cependant, la durée de la guerre, les sacrifices et désillusions qu'elle entraîne, vont faire germer une opposition qui s'organise lors de la conférence de Zimmerwald en septembre 1915. En 1917, la révolution russe accentue une poussée à gauche dans le parti et séduit de plus en plus. La SFIO, profondément traumatisée et divisée, se trouve donc devant le choix de l'adhésion à la IIIe Internationale, dirigée par Lénine et les bolchéviques.
Le congrès de Tours de décembre 1920 survient après l'échec électoral de 1919 (chambre "bleu horizon") et l'échec syndical des grandes grèves de 1920. Par ailleurs, les bolchéviques défendent la possibilité d'une révolution mondiale et tentent par les 21 conditions d'adhésion à la IIIe Internationale de se constituer une avant-garde révolutionnaire dans chaque pays.
Les conditions d'une scission sont réunies : le congrès voit l'opposition entre une réaffirmation de la tradition socialiste française (démocratie interne, respect du suffrage universel et parlementarisme) défendue par Blum et une volonté révolutionnaire (adhésion à la IIIe internationale et acceptation du centralisme démocratique). Les trois-quarts des congressistes acceptent les 21 conditions puis quittent la SFIO pour créer le Parti communiste français (SFIC-PCF). La "Vieille Maison" SFIO est maintenue autour de Léon Blum et de quelques 20 000 adhérents...
1920-1939 : les socialistes vers le Front populaire
1939Le cartel des gauches entre 1924 et 1926 signe une majorité de gauche à l'Assemblée autour de la SFIO et des Radicaux. Les socialistes pratiquent alors pour la première fois le soutien sans participation au gouvernement. Jusqu'au Front populaire, la SFIO de Léon Blum est un parti ni franchement réformiste ni réellement révolutionnaire. La pratique du pouvoir suscitant encore la méfiance.
L'offensive de la droite et la menace fasciste, à partir de 1934, recréent les conditions d'un mouvement populaire autour de la gauche, qui avec le changement d'orientation décidé par l'Internationale communiste, laisse présager à l'unité d'action retrouvée entre les “camarades” communistes et socialistes.
Cette union se concrétise le 14 juillet 1935 au cours d'une cérémonie où des délégués de toute la France prêtent le serment du Rassemblement populaire. Le Front populaire constitue surtout un grand mouvement défensif qui a regroupé socialistes, communistes, radicaux et syndicalistes de la CGT réunifiée depuis mars 1936, auxquels il faut ajouter quelques associations de gauche à l'image de la Ligue des droits de l'Homme.
Ligue des droits de l'Homme]
Après les élections victorieuses de mai 1936, une grève générale spontanée permet d'obtenir un large ensemble de réformes sociales (augmentation des salaires, conventions collectives, congés payés, semaine de 40 heures au lieu de 48, etc.).
Le gouvernement dirigé par Léon Blum se constitue en juin 1936. Les difficultés économiques et les rigidités de l'appareil de production amènent le gouvernement à pratiquer une "pause" dans les réformes sociales. La question de l'intervention dans la guerre d'Espagne divise socialistes et communistes tandis que les premières réformes étant réalisées, le soutien des radicaux faiblit.
Les derniers mois du gouvernement Blum voient une dégradation de la situation. Mis en minorité devant le Sénat en juin 1937, le gouvernement démissionne. Le Front populaire survit difficilement, la conférence de Munich et l'échec de la grève de novembre 1938 signent son implosion définitive.
La SFIO sort exsangue et divisée de ces deux années, perdant même sa position d'organisation dominante au sein du mouvement ouvrier français au profit du Parti communiste français. De plus plusieurs milliers de militants de la gauche du parti (autour de Marceau Pivert), et en particulier des jeunes, sont exclus en 1938 et fondent un autre parti : le PSOP.
La défaite de 1940 voit le désarroi de la SFIO et seule une minorité du groupe parlementaire de la Chambre, autour de Léon Blum, en juillet 1940, refuse les pleins pouvoirs à Pétain. Toutefois, ce groupe comporte presque tous les leaders socialistes de l'époque, et les sénateurs socialistes votent non en majorité.
1939-1958 : de la Résistance à la IV République
Les socialistes restés fidèles à la République se ressaisissent et s'organisent dès 1940 sous l'impulsion, notamment, de Daniel Mayer dans des réseaux de résist | | |