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1885

1885

Catégorie:1885 Cette page concerne l'année 1885 du calendrier grégorien.

Événements

Europe


- 25 février : La conférence de Berlin reconnaît la souveraineté du roi des Belges Léopold II, sur l'État indépendant du Congo, à titre personnel.
- 6 juillet : Louis Pasteur pratique la première vaccination contre la rage sur le jeune Joseph Meister.
- En novembre, Guerre serbo-bulgare, annexion par la Bulgarie de la Roumélie orientale.
- Création de la première véritable bicyclette, la « Rover » par John K. Starley.
- Réélection de Jules Grévy à la présidence de la république française
- John Dunlop invente le pneu en caoutchouc.
- Début du ministère conservateur du Robert Cecil, marquis de Salisbury, Premier ministre d'Angleterre (fin en 1886).
- La Roumélie orientale proclame son union à la principauté de Bulgarie.
- Projet de Home Rule concernant l'Irlande.

Suisse


- Saint-Moritz inaugure la Cresta-Run, première piste de luge à murs de guidage.
- Grève des ébénistes à Lausanne.
- Législation sur l'alcool au Parlement :la Confédération obtient le monopole de l'alcool.

Afrique


- Le Mahdi prend Khartoum et le général britannique Charles George Gordon est tué.
- Les Français s'installent à Madagascar qui devient un protectorat français.
- Les Italiens s'installent à Massoua en Éthiopie.

Amériques


- Début de la présidence démocrate de Grover Cleveland aux États-Unis (fin en 1889).
- La construction du Canadian Pacific Railway est terminée.
- Statue de la Liberté (de Frédéric Bartholdi) donnée aux États-Unis par la France.
- Les organisations ouvrières décident que le 1er mai 1886 (jour du renouvellement des baux) searit une journée de grève générale et de pétition en faveur de la journée de huit heures.

Asie et sous-continent indien


- Fondation à Bombay de l'Indian National Congress, premier parti politique national de l'Inde.
- Les Français s'installent au Tonkin.
- Un premier ministre est nommé par l'empereur du Japon.

Chronologies thématiques


- Chemins de fer : 1885 dans les chemins de fer
- Sports : 1885 en sport
- Arts & cultures :
  - Émile Zola publie Germinal.
  - En Hollande, Vincent Van Gogh peint Les mangeurs de pommes de terre.
  - Guy de Maupassant publie Bel ami.
- Sciences & techniques :
  - Découverte du vaccin contre la rage par Louis Pasteur.
  - L'ingénieur et inventeur allemand Gottlieb Daimler construit la première motocyclette.
  - Première détection photographique des nébulosités des Pléiades.
  - Première photographie d'une trace de météore.

Naissances en 1885


- 3 janvier : Sylvie (Louise Sylvain), actrice française.
- 7 février : Sinclair Lewis, écrivain américain.
- 9 février : Alban Berg, compositeur († 1935).
- 14 février : Ernest Pérochon, écrivain français, Prix Goncourt 1920 († 1942).
- 21 février : Sacha Guitry, écrivain et réalisateur français († 1957).
- 24 février : Chester William Nimitz, amiral américain.
- 10 mars : Pierre-Jules Boulanger, inventeur de la Citroën 2CV (†1950)
- 12 avril : Robert Delaunay, peintre français († 1941).
- 5 juin : Georges Mandel, homme politique français († 1944)
- 4 juillet : Louis B. Mayer, producteur, états-unien d'origine russe, († 1957).
- 5 juillet : André Lhote, peintre français († 1962).
- 19 juillet : Aristides de Sousa Mendes, consul portugais († 1954).
- 27 août : Georg Pabst, réalisateur allemand.
- 22 septembre : Erich von Stroheim, acteur, scénariste et réalisateur († 1957).
- 7 octobre : Niels Bohr (physicien danois) († 1962).
- 11 octobre : François Mauriac, écrivain français († 1970).
- 2 novembre : Harlow Shapley, astrophysicien américain († 1972).
- 14 novembre : Sonia Terk-Delaunay, peintre ukrainienne.
- 11 septembre : D.H Lawrence, écrivain (L'Amant de Lady Chatterley) († 1930).

Décès en 1885


- 1er février : Sidney Gilchrist Thomas ingénieur anglais (° 1850)
- 22 mai : Victor Hugo, romancier et dramaturge français (° 1802).
- 23 juillet : Ulysses S. Grant, Président des États-Unis1822).
- 15 juillet : Rosalía de Castro, écrivan et poétesse galicienne (Galice)
- 29 juillet : Henri Milne Edwards, zoologiste français1800).
- 14 octobre : Thomas Davidson, paléontologiste anglais1817). __NOTOC__ ko:1885년 ms:1885 simple:1885 th:พ.ศ. 2428

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Article principal : 1885 Catégorie:Chronologie du XIXe siècle ko:분류:1885년 simple:Category:1885

Calendrier grégorien

Le calendrier grégorien (du nom du pape Grégoire XIII qui l'introduisit en 1582) est le calendrier actuellement utilisé en Europe, ses anciennes colonies et dans une bonne partie du reste du monde.

Structure du calendrier

Sa forme se base sur le calendrier julien de la Rome antique dont il est le jumeau. C'est un calendrier solaire, se basant sur la révolution de la Terre autour du soleil de 365,2422 jours de 24 heures de 60 minutes de 60 secondes métriques. Le calendrier grégorien donne un temps moyen de l'an de 365,2425 jours ; pour assurer un nombre entier de jours par année, on y ajoute régulièrement un jour bissextile, le 29 février (voir année bissextile). Le cycle complet du calendrier grégorien dure 400 ans : trois siècles constitués de 24 cycles juliens (trois ans de 365 jours, puis une année de 366 jours) suivis de 4 années de 365 jours, puis un siècle constitué de 25 cycles juliens.

Subdivisions

Le calendrier grégorien est divisé en douze mois, groupés en quatre trimestres : Une période de sept jours forme une semaine. Les jours d'une semaine ont chacun un nom : lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche. L'ère ordinairement utilisée avec le calendrier grégorien est l'ère chrétienne, c'est-à-dire « après Jésus-Christ ». Il est à noter qu'il n'y a pas eu d'année zéro ; les siècles et les millénaires commencent avec l'année numéro Un. Donc, le et le commencent le 1 janvier de l'an 1 du troisième millénaire c'est-à-dire en 2001.

L'ajustement grégorien

L'introduction du calendrier grégorien en remplacement du calendrier julien commança le 15 octobre 1582. Le but était de lutter contre la dérive de la date de Pâques (le dimanche après la première lune de l'équinoxe de printemps) qui se déplaçait vers les mois d'été. La différence principale entre le calendrier grégorien et son ancêtre, le calendrier julien, repose dans la distribution des années bissextiles. La gémellité de ses calendriers pose problème aux historiens, puisque la même date ne désigne pas forcément le même jour. Comme noté ci-dessus, l'année tropique moyenne, c'est-à-dire la période de rotation de la Terre autour du Soleil, dure 365,2422 jours. En insérant une journée bissextile tous les quatre ans, le calendrier julien attribuait à l'année une durée moyenne de 365,25 jours. Ceci induisait un décalage d'environ 8 jours par millénaire par rapport au temps vrai, avec pour effet que la date de Pâques, déterminée par l'équinoxe du printemps, glissait en arrière vers février.
Il fut donc décidé de supprimer les années bissextiles pour les années qui sont des multiples de 100 sans être des multiples de 400. Ainsi 1600 et 2000 furent bissextiles, mais pas 1700, 1800, 1900. En appliquant cette règle on en arrive à une année de 365,2425 jours au lieu de 365,2422 jours soit un excès de trois jours en 10 000 ans. Il a été proposé d'amender la règle pour considérer les années multiples de 4 000 comme normales. Mais du fait du raccourcissement de l'année tropique évalué à 0,5s par siècle et de l'allongement du jour de 1,64 millisecondes par siècle, il est illusoire d'arriver à ce niveau de précision, les incertitudes sur la durée de l'année dans 10 000 ans étant du même ordre de grandeur.

Remplacement du calendrier grégorien

Si le principe de l'ajustement grégorien n'a pas été remis en cause, il n'en est pas de même de sa structure interne. Les critiques portèrent bien entendu sur ses liens avec le christianisme, au travers de l'ère chrétienne, des fêtes religieuses et des références aux saints. Cela a motivé quelques projets de calendriers laïcs comme par exemple le calendrier républicain de la révolution française. À la différence du système métrique, celui-ci n'aboutit pas ; il est vrai que le principe de ne plus se reposer qu'un jour sur dix (decadi) au lieu de sept pouvait ne pas enthousiasmer. D'autres critiques semblent concerner la construction même du calendrier :
- mois de longueur variables (de 28 à 31 jours) qui complique par exemple l'analyse des statistiques économiques ;
- correspondance difficile entre le nom des jours et leur numéro dans le mois ;
- durée des trimestres (le troisième trimestre étant par exemple notamment plus court que le deuxième) ;
- nombre de semaines (4,33 ?) par mois ;
- variation de la date de certains jours fériés comme Pâques. Mais en fait ce n'est pas le choix humain du calendrier qui en est responsable ; c'est tout simplement le fait que l'année astronomique ne comporte pas un nombre entier de jours, que le cycle lunaire non plus, et que le nombre de jours d'une année doit bien être divisé d'une manière ou d'une autre si on veut s'y retrouver. Cette difficulté a amené de nombreuses propositions de reformes à utiliser le principe du jour épagomène. Il s'agit d'un jour blanc qui n'entre pas dans le décompte de la semaine. En ajoutant un (ou deux les années bissextiles) jour épagomènes à l'année, on arrive à obtenir l'égalité 364 = 7×52. On retrouve la même idée avec les jours complémentaires dans le calendrier républicain de la révolution française. La durée des mois avait été choisie de façon à correspondre approximativement à un cycle lunaire. Ainsi, même une population illettrée pouvait savoir à peu près, en observant le changement d'aspect de la lune, quand un mois s'était écoulé ; la référence à la lune était importante pour les marins (pour connaître les marées) et pour les agriculteurs (travaux nocturnes dans les champs) d'une population très majoritairement rurale. Si aujourd'hui ce lien est culturellement de moins en moins prégnant, on peut noter que la grande majorité des reformes du calendrier tente de conserver un mois d'environ une lunaison. Il faut cependant noter l'émergence du calendrier baha'i, utilisé dans le bahaïsme. S'il se base également sur une année solaire, celle-ci débutant au solstice du printemps le 21 mars, son originalité tient à l'abandon de la référence lunaire pour la durée du mois. Une année de ce calendrier comporte en effet 19 mois de 19 jours. Les 4 jours supplémentaires nécessaires à compléter une année sont intercalées entre le 18 et le 19 mois, et sont nommés les jours intercalaires. Au cours des trois derniers siècles d'autres propositions de réforme ont été avancées. Les plus connues furent les propositions de calendrier universel et de calendrier fixe. Vers le milieu du , la Société des Nations puis l'Organisation des Nations unies menèrent des études pour réformer le calendrier. Celles-ci seront abandonnées sous la pression de pays comme les États-Unis, l'Angleterre, les Pays-Bas ou l'Indonésie, officiellement pour ne pas désorganiser des traditions religieuses. Beaucoup d'auteurs de science-fiction ont joué avec l'idée que le calendrier terrien serait peut-être un jour utilisé dans tout l'espace connu alors que tout le monde ou presque aurait oublié sa raison d'être initiale, voire l'existence de la Terre elle-même. Déjà Edmond Rostand dans Cyrano de Bergerac essayait de berner ses lecteurs en affirmant que le 26 septembre 1655 était un samedi... Il s'agissait en fait d'un dimanche !

Liens externes


- [http://www.louisg.net/C_gregorien.htm Le calendrier grégorien]
- [http://www.auduteau.net/calendar/sommaire.shtml Questions posées fréquemment à propos des calendriers]
- [http://hermes.ulaval.ca/~sitrau/calgreg/ Les textes constitutifs du calendrier grégorien]
- [http://geneamichaud.free.fr/telechargements/caldate-00.html Utilitaire de conversion de calendriers pour Excel]

Voir aussi


- Calendrier
- 366 jours du calendrier grégorien
- Calendrier julien
- ISO 8601 Grégorien als:Gregorianischer Kalender ja:グレゴリオ暦 ko:그레고리력 ms:Kalendar Gregory simple:Gregorian calendar th:ปฏิทินเกรกอเรียน

Conférence de Berlin

Catégorie:Colonialisme Berlin Berlin La Conférence de Berlin, qui dure du 15 novembre 1884 au 26 février 1885, réunie à l'initative de Bismarck, a pour but d'établir les règles du jeu pour la conquête de l'Afrique, afin de désamorcer les conflits entre les colonisateurs. 14 nations sont présentes : Allemagne, Autriche-Hongrie, Belgique, Danemark, Espagne, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Pays-Bas, Portugal, Russie, Suède, Turquie. Son « acte général », le 23 février 1885, établit les points suivants :
- toute puissance européenne installée sur la côte peut étendre sa domination vers l'intérieur jusqu'à rencontrer une sphère d'influence voisine.
- il ne peut y avoir annexion que par l'occupation effective du terrain et les traités conclus avec les populations indigènes doivent être notifiés aux autres nations colonisatrices.
- liberté de navigation sur les fleuves Niger et Congo, et liberté de commerce dans le bassin du Congo.
- interdiction de l'esclavage.
- reconnaissance de l'« État libre du Congo », territoire appartenant en propre au roi Léopold II de Belgique (le Congo de Léopold II deviendra une possession belge à sa mort en 1908). La Conférence de Berlin n'a pas partagé l'Afrique entre les puissances coloniales, elle ne fait qu'établir les règles de ce partage. Mais elle n'a pas pu empêcher les conflits entre colonisateurs, comme le montrent la crise de Fachoda, en 1898 et les crises marocaines de 1905 et 1911.

Léopold II de Belgique

Léopold II, roi des Belges (Louis Philippe Marie Victor) (9 avril 1835 - 17 décembre 1909), a succédé à son père, Léopold Ier, sur le trône belge en 1865. Sa mère était Louise d'Orléans. N'ayant pas de fils, c'est son neveu, Albert Ier, qui lui succéda à sa mort. Le monarque fut surtout connu pour avoir sa propre colonie, l'état indépendant du Congo, qu'il a pratiquement faite sa propriété privée en 1884. À la suite d'une campagne internationale, surtout des britanniques, dénonçant le traitement dénoncé comme brutal des populations locales par les coloniaux, il dut céder son très prospère domaine à la nation belge. Le gouvernement belge renomma le territoire Congo belge.il est à noter qu'entre le début de la colonisation de ces terres par le roi afin d'en exploiter le caoutchouc et la fin de son règne , 10 Millions de congolais furent décimés , par villages entiers . Les massacres et les mutilations notamment de la main et du pied droit des "récalcitrants" furent monnaie courante et en font un génocide du XIX ème siècle .

Premières années

Léopold est né à Bruxelles. À un âge jeune, il s'est engagé dans l'armée belge, et à Bruxelles, le 22 août 1853, il a épousé Marie-Henriette de Habsbourg-Lorraine, Archiduchesse d'Autriche, née à Pesth, Autriche (maintenant Budapest, Hongrie) le 23 août 1836, et morte à Spa, Belgique le 20 septembre 1902. Elle était la fille de Joseph, Archiduc d'Autriche (1776 - 1847) qui était le fils de Léopold II, Empereur romain germanique (1747 - 1792). Léopold II et Marie-Henriette eurent quatre enfants :
- Louise-Marie Amélie , née à Bruxelles le 18 février 1858 et morte à Wiesbaden 1 mars, 1924. Elle a épousé le prince Philippe de Saxe-Cobourg-Gotha.
- Leopold Ferdinand Elie Victor Albert Marie, comte de Hainaut (en tant que fils aîné de l'héritier présomptif), puis duc de Brabant (comme héritier présomptif), né à Laeken le 12 juin 1859 et mort à Laeken le 22 janvier 1869.
- Stéphanie Clotilde Louise Herminie Marie Charlotte
- Clémentine Albertine Marie Léopoldine De son union avec la sulfureuse baronne de Vaughan naquirent avant mariage deux fils :
- Lucien Philippe Marie Antoine (1906-1984), sans descendance ;
- Philippe Henri Marie François (1907-1914). Tous deux furent adoptés par un second mari, Antoine Durrieux, en 1910.

Roi des Belges

baronne de Vaughan Léopold II devient Roi en 1865, à la mort de son père Léopold Ier. Il est considéré comme un roi bâtisseur, ayant notamment transformé des villes comme Bruxelles (où il fit notamment construire les Serres royales de Laeken, par Balat) ou Ostende. Il intervient de manière très active dans la politique belge, malgré son rôle de monarque constitutionnel, dont chacun des actes doit être contresigné par un ministre de son gouvernement. Léopold a soutenu la défense militaire comme base de la neutralité belge, mais il ne put signer la loi relative à la conscription universelle que sur son lit de mort.

Intérêts en Afrique

En 1876 Léopold II a organisé une association internationale comme paravent pour son plan privé de développer l'Afrique centrale. En 1879, sous le patronage de Léopold, Henry Morton Stanley a concurrencé l'explorateur français Pierre Savorgnan de Brazza pour acquérir des droits sur la région du Congo. Pendant les cinq années suivantes, Stanley travailla à ouvrir le Congo inférieur au commerce, construisant une route du fleuve inférieur au Stanley Pool (maintenant Pool Malebo), où le fleuve devient navigable. Le comportement impitoyable de Stanley, qui souleva beaucoup de critiques en Angleterre, lui a valu lui le surnom africain Bula Matari, ou « briseur de roches. » Angleterre À la conférence de Berlin de 1884-85, des représentants de 14 pays européens et les États-Unis reconnurent Léopold comme souverain de l'état indépendant du Congo. En 1891, il employa l'explorateur canadien, et commandant militaire britannique, William Grant Stairs afin de reprendre le contrôle du Katanga, convoité par Cecil Rhodes. L'occupation est essentiellement poussée vers la vallée méridionale du Nil. Léopold tient en outre à établir un réseau ferroviaire le long du fleuve Congo et de ses affluents, à créer les sources de revenus indispensables à l'autofinancement de l'entreprise et à l'autogestion du territoire conquis. La concurrence coloniale est alors à son zénith. La richesse insolente de ce domaine aiguise les appétits y compris la calomnie. Des témoignages établissant l'exploitation indigne et les mauvais traitements dont était victime la population indigène, y compris l'esclavage, la malnutrition, et la mutilation, en particulier dans l'industrie du caoutchouc, menèrent à un mouvement international de protestation au début des années 1900. Le journaliste et écrivain britannique Edmund Dene Morel est l'un des premiers à alerter l'opinion internationale sur les exactions commises.
Ces accusations sont indiqués dans le livre Les Fantômes du roi Léopold. Cette théorie est toutefois mise en doute par l'historien belge Jean Stengers, spécialiste de l'histoire du Congo belge, dans Congo, Mythes et réalités. Le Roi Leopold II est mort le 17 décembre 1909 et fut inhumé dans la crypte royale à l'église Notre-Dame de Laeken, Bruxelles, Belgique. Belgique

Écrits au sujet de Léopold II


- Certains auteurs de l'époque ont participé à la condamnation de l'exploitation du Congo par Léopold II, incluant Arthur Conan Doyle et Booker T. Washington.
- Les Fantômes du roi Léopold (King Leopold's Ghost), Adam Hochschild, ISBN 2-714436137, décrit l'histoire et la brutalité du gouvernement de Léopold II au Congo belge.
- Congo, Mythes et réalités, de Jean Stengers, ISBN 2873864060, discute et étudie en profondeur les différents mythes qui concernent l'histoire du Congo belge, au nombre desquels on trouve la théorie d'Adam Hochschild.
- Le Congo belge du Roi Léopold a été décrit comme un régime colonial de travail forcé, de viol et de mutilation dans Au cœur des ténèbres de Joseph Conrad.
- Mark Twain a écrit une satire politique : King Leopold's Soliloquy.
- Il existe également plusieurs biographies sur la vie de Léopold II : Léopold II, par Janet Lange, par Barbara Emerson, par Louis de Lichtervelde, par Georges-Henri Dumont.
- Le Congo belge de Léopold II a été plus scientifiquement étudié dans Jules MARCHAL, « L'Etat libre du Congo: le paradis perdu », Bellings Borgloon, 1996.

Lien externe (en anglais)


- [http://www.boondocksnet.com/congo/ « Reforming The Heart of Darkness »] Le Congo sous Leopold II

Voir aussi

Monarques de Belgique - Belgique - Politique de la Belgique - Léopold II de Belgique (timbre)
Catégorie:Maison de Wettin Catégorie:Maison de Saxe-Cobourg-Gotha Catégorie:Roi des Belges Léopold II de Belgique Léopold II de Belgique Catégorie:Génocide Catégorie:Esclavage ja:レオポルド2世 (ベルギー王)

État indépendant du Congo

L’État indépendant du Congo était un royaume détenu personnellement par le roi Léopold de Belgique. Cet État était constitué par le territoire actuellement connu sous le nom de République démocratique du Congo. Léopold commença à nourrir des ambitions de colonisation (économique, militaire, politique) à l’égard du Congo en 1877 (après avoir avoir cherché d’autres territoires, dont Bornéo et Fidji), et fut assuré d’une reconnaissance internationale de ses droits sur le territoire en 1885, avant une annexion par la Belgique en 1908. Sous le contrôle de l’administration de Léopold , l’État indépendant du Congo fut soumis à un régime de terreur, incluant des atrocités tel des assasinats collectifs et des mutilations commises dans le but de contrôler les populations indigènes de la région du Congo, et de procurer du travail forcé. À partir de 1900, des informations concernant les conditions de travail dans l’État indépendant du Congo déclenchèrent une vague d’indignation et de protestation en Europe et aux États-Unis. En 1908, la pression de l’opinion publique et les manœuvres diplomatiques conduisirent à la fin de la souveraineté de Léopold et à l’annexion du Congo par la Belgique en tant que colonie, désormais connue sous le nom de Congo belge.

Histoire

Genèse de l’État indépendant du Congo

Congo belge Léopold réussit à obtenir le contrôle sur le Congo essentiellement de par le manque d’intérêt des grandes puissances européennes pour cette région. Il neutralisa les dernières prétentions en promettant de faire du fleuve un voie d’eau internationale exempté de droits de taxe, et en promettant le territoire à la France en cas d’abandon de sa part. Mais la main mise de Léopold et le regain d’intérêt pour les richesses générées par le territoire allaient limiter l’intégrité du territoire escompté. Les Français réclamèrent la rive nord du fleuve (l’actuelle République du Congo. Léopold put finalement compter sur un territoire se confondant pratiquement avec la cuvette centrale du bassin du Congo, dont l’avenir économique restait incertain. Au cours d’une succession de négociations, Léopold défendit des objectifs humanistes en tant que représentant de l’Association Internationale Africaine, jouant les grandes puissances les unes contre les autres. La Grande-Bretagne était mal à l’aise avec l’expansion française, et avait une revendication sur le Congo qui datait de l’expédition du Lieutenant Cameron en 1873. Cette expédition était partie de Zanzibar pour ramener le corps de David Livingstone, mais ne souhaitait pas prendre possession d’une grande colonie supposée peu productive. Le Portugal avait une revendication plus ancienne, datant des voyages de Diogo Cão à l’embouchure du Congo en 1482. Après l’avoir ignorée pendant des siècles, cette revendication réapparut. Les Portugais cherchèrent d’abord un soutien français, mais les Britanniques proposèrent le leur en échange d’une promesse de libre commerce sur le fleuve. Bismarck de l’Allemagne avait de nouvelles possessions en développement dans le Sud-Ouest africain, et n'avait pas d’ambition pour le Congo, mais était ravi de voir ses rivaux anglais et français ainsi se disputer l’Afrique centrale. Sud-Ouest africain Léopold commença une campagne d’information en Angleterre, épinglant les rapports sanglants relatifs à l’esclavagisme dans les colonies portugaises, et laissa sous-entendre aux grandes compagnies commerciales anglaises qu’il pourrait laisser à la Grande-Bretagne un statut plus avantageux que celui promis par les Portugais pour le commerce dans le territoire. Au même moment, Léopold promit à Bismarck qu’il ne donnerait à aucune nation étrangère de faveur particulière sur le territoire du Congo, et que les allemands pourraient l’exploiter comme tous autres. Léopold offrit alors à la France le support de l’Association pour la prise de possession de la rive nord du fleuve, et appuya la transaction par la promesse que s’il s’avérait que Léopold ne pouvait seul subvenir aux moyens nécessaires que pour exploiter le territoire (ce qui semblait à l’époque être le cas), celui-ci reviendrait à la France. Finalement, il demanda l’aide des États-Unis, envoyant au Président Arthur des copies des traités conclus par l’explorateur britannique Henry Morton Stanley avec les chefs de tribus locales, proposant que dans le cadre de son action humanitaire désintéressée, l’Association administrerait le Congo pour le bien de tous, rendant le pouvoir aux indigènes une fois ceux-ci en mesure d’assumer la responsabilité de la gestion de l’État. Cette manœuvre parachevait le plan de Léopold . En novembre 1884, Bismarck convoqua une conférence de 14 états (la conférence de Berlin) pour trouver un accord à l’amiable pour le partage de l’Afrique centrale. Et après 3 mois de négociation, Léopold obtint satisfaction. La France reçut 666 000 km² sur la rive nord du fleuve (les actuelles république du Congo et République centrafricaine, le Portugal 909 000 km² au sud (l’actuel Angola), et Léopold obtenait en son propre nom, en tant qu’organisation philanthropique exclusive, reçut les 2 344 000 km² qui allaient constituer l’État indépendant du Congo. Par ses qualités de diplomate, Léopold réussit à faire attribuer le Congo non à une des nombreuses organisations philanthropiques existantes, ni non plus à sa personne en tant que Roi des Belges, mais bien en tant que propriété personnelle. Il devint le seul dirigeant d’une population que Stanley estimait de 30 millions de personnes (vraisemblablement très surestimée), dans un état sans constitution ou autre loi fondamentale, sans supervision internationale, sans même jamais avoir été lui-même au Congo, et sans que la plupart de ses sujet aient jamais entendu parler de lui.

La conquête de Léopold

Angola Léopold n'avait plus besoin de la façade de l’Association, et la remplaça par un cabinet composé de Belges qui assureraient la gestion de l’État. Il envoya un Gouverneur-général et un Chef de la police à la nouvelle capitale de Boma. Le vaste bassin du Congo fut répartit en 14 districts administratifs, chaque district en plusieurs zones, chaque zone en plusieurs secteurs, et chaque secteur en plusieurs postes. Des Commissaires de district aux postes, chaque dirigeant était un européen, mercenaire ou aventurier de toute nature. Trois problèmes importants se firent jour dans ces premières années. Tout d’abord, au delà des 8 comptoirs développés par Stanley, il n’y avait que la jungle, qui n'offrait pas d’intérêt commercial. Ensuite, Cecil Rhodes, alors Premier ministre de la colonie britannique du Cap (partie de l’actuelle Afrique du Sud) cherchait à progresser d’avantage vers le nord et à occuper le sud du Congo en contravention avec les stipulations du traité de Berlin, mais avec l’accord tacite de Londres. Et finalement, les esclavagistes zanzibarites de Tippo Tip avaient établi une présence forte dans l’est et le nord du territoire, ainsi que sur le territoire de l’actuel Ouganda. Tippo Tip avait ainsi fondé un véritable état indépendant. Léopold était l’un des hommes les plus riches d’Europe, mais pas assez que pour supporter les dépenses necessaires au développement du territoire du Congo. Il voulait tirer des richesses du Congo, et non point se ruiner. Il mit dès lors en place un régime colonial dur pour maximiser son profit. Le premier grand changement fut la mise en place du concept des terres vacantes, qui étaient constituées de toute terre non occupée par les Européens. Ces terres furent octroyées à l’État, et les employés de l’État furent chargés de leur exploitation. Les indigènes se voyaient ainsi dépossédés de facto de leur propres terres. Ensuite, le territoire fut divisé en deux zones économiques : la zone de libre commerce, qui était ouverte à tout entrepreneur de toute nation européenne, qui pouvait ainsi se voir attribuer pour une durée de 10 ou 15 ans des concessions à exploiter par toute voie et pour tout produit. L’ivoire dans un district donné, ou une concession de caoutchouc par exemple. L’autre zone, occupant environ les deux tiers du territoire de l’État, devint Domaine Privé. A savoir la propriété exclusive de l’État, et donc de Léopold . Sur cette base, le Congo commença à être économiquement autonome. Mais pas assez pour Léopold lui-même. En 1893, il retira de la zone de libre commerce une zone des plus accessible et d’une superficie de 259 000 km² qu’il déclara Domaine de la Couronne : les mêmes principes que pour le Domaine Privé, si ce n’est que les revenus issus de ce domaine étaient directement attribués à Léopold lui-même. Léopold ne fit étalage public de ses profits issus de l’État indépendant, mais ils furent estimés à environ 10 millions de francs de l’époque, et qui était beaucoup plus que Léopold lui-même ne pouvait dépenser. Rapidement, le problème de l’expansionnisme britannique au sud du territoire se posa. Le district éloigné et vulnérable du Katanga sur le haut-Congo était occupé par un puissant chef appelé Msiri, et qui avait déjà rejeté les offres de Cecil Rhodes. Léopold ne s’embarrassa pas de négociations : il envoya des expéditions armées pour occuper sa capitale. Msiri se retira dans la forêt, fut capturé mais refusa de se soumettre. Sur ordre de Leopold , Msiri fut assassiné et un dirigeant plus docile fut mis en place. A court terme, le dernier problème, celui posé par les esclavagistes de Zanzibar, fut rapidement résolu. Léopold négocia une alliance avec Tippo Tip, qu’il engagea et nomma même plus tard Gouverneur du district des Stanley Falls. A plus long terme, la solution ne fut pas satisfaisante. Il était en effet indéfendable d’employer le dernier grand esclavagiste alors que l’État affichait des ambitions anti-esclavagistes. De plus, les deux hommes étaient des rivaux commerciaux. Chaque esclave, chaque kilo d’ivoire exploité par Tippo Tip était soustrait des possessions de Léopold . La guerre était inévitable. Les deux parties se combattirent largement par groupes interposés, chacun armant les tribus cannibales des forêts du haut-Congo dans des conflits particulièrement sanglants. Ils pensaient que la souffrance attendrissait la viande, et les prisonniers étaient mis à cuire toujours vivants. Les indigènes ne furent pas les seuls à manger de la chair humaine, certains européens en mangèrent aussi. Les mousquets de Tippo Tip ne firent pas le poids face à l’artillerie et aux mitrailleuses des troupes de Léopold, et dès le début 1894, la guerre était terminée.

L’administration de Léopold

1894 Pendant ce temps, la recherche de profit continuait. Le salaire des responsables de district fut réduit à un strict minimum, et des commissions furent octroyées sur base des revenus générés par le territoire. Après de nombreuses critiques, ce système de prime fut remplacé par un système d’allocation de retraite : l’essentiel de la rémunération était garanti pour la fin du service, et seuls les agents territoriaux et les magistrats dont la conduite avait été jugée "satisfaisante" pouvaient y prétendre. Mais rien ne changea en pratique, et tous les moyens furent bons pour tirer au mieux parti du territoire. Les indigènes établis sur le Domaine Privé se virent interdire par la loi de vendre à toute autre personne que l’État. Celui-ci imposait des quotas de production d’ivoire et de caoutchouc, fixait les prix et imposait également la fourniture de vivres au comptoir et imposait de fournir 10 % de la population au service du travail forcé à temps plein — des esclaves de fait — et autres 25% à temps partiel. Pour forcer les quotas de caoutchouc, la Force Publique (FP) était parfois requise. Elle était un armée dont le but n’était pas de défendre la pays, mais d’encadrer la population locale pour son exploitation. Les officiers en étaient des européens dépendant de l’État. Les membres africains de la Force Publique provenaient soit de tribus du haut-Congo, d’autres issus des orphelinats catholiques, où ils reçurent un entraînement militaire proche des conditions de l’esclavage. Equipés d’armes modernes et de chicottes — un fouet fait de lanières de peau d’hippopotame — la Force Publique prenait et torturait régulièrement des otages (souvent des femmes), qui subissaient notamment viols et flagellations. Les villages récalcitrants furent par ailleurs brûlés, et les mains droites des indigènes étaient coupées pour servir de preuve que les balles n'avaient pas été perdues, gaspillées ou volées. Il en résultat l’excès prévisible que des mains furent coupées à des individus vivants. Un jeune officier blanc décrivit une expédition punitive sur un village insoumis. L’officier blanc nous “commanda de couper les mains des hommes et de les pendre sur les palissades du village, ainsi que les attributs sexuels, et d’y pendre également femmes et enfants en forme de croix." Après avoir vu pour la première fois un indigène tué, un missionnaire danois écrivit : "Le soldat dit : 'Ne prenez pas ceci trop à cœur. Ils nous tuent si nous ne ramenons pas de caoutchouc. Le commissaire nous a promis que si nous ramenions beaucoup de mains, il écourterait notre service.'" Et de la bouche de Forbath : : les paniers de mains coupées, déposés aux pieds des chefs de postes européens, devinrent le symbole de l’État indépendant du Congo. Cette collection devint une fin en soi. Les soldats de la Force Publique les ramenaient à la station à la place du caoutchouc ; il partaient même parfois dans ce seul but. Ces mains devinrent une espèce de monnaie. Elle devinrent une contrepartie aux faibles récoltes de caoutchouc générées par ... les personnes qui étaient emmenées pour le travail forcé. Et les soldats de la Force Publique étaient payés pour leur bonus sur base du nombre de mains rapportées. En théorie, chaque main droite prouvait un meurtre. En pratique, certains soldats se contentaient de couper la main d’individus vivants, sans se soucier de leur devenir. Il semble que ceux qui survécurent à un tel traitement furent rares. Les survivants réussirent à masquer leur douleur en feignant la mort, et ne cherchant à se sauver qu’une fois les soldats partis. Les estimations du nombre total de morts restent extrêmement difficiles. Une réduction massive de population au Congo fut notée par tous ceux qui ont eu l’occasion de comparer le débit et la fin de l’État indépendant du Congo. Les observateurs de l’époque, ainsi que les scientifiques actuels (dont Jan Vansina, professeur émérite d’histoire et d’anthropologie à l’Université du Wisconsin), montre que la population a baissé de moitié au cours de cette période. Selon le rapport Casement, cette dépopulation fut la résultante de quatre causes : les meurtres directs, la famine, la baisse des naissances, et les maladies. Certaines tribus proches des frontières émigrèrent. La maladie du sommeil ravagea le pays à cette époque et fut utilisée par le régime pour justifier la baisse de population. Les opposants au Roi Léopold établirent cependant que l’administration était en grande partie responsable de la poussée de cette épidémie en traquant les habitants jusque dans les zones les plus inospitalières. L’un des plus grands spécialistes de cette maladie, P.G.Janssens, Professeur émérite de l’Université de Gand, écrivit : : Il est raisonnable d’admettre sur les territoires de l’État indépendant du Congo, du Congo français et de l’Angola, qu’un certain nombre de sources (de la maladie) ont été mise de nouveau en activité par le changement brutal des conditions de vie et des usages par l’occupation nouvelle de ces territoires. En l’absence de recensement (le premier fut établi en 1924), il est d’autant plus difficile de quantifier la perte de population au cours de cette période. Le rapport du diplomate britannique Roger Casement en 1904 donne un chiffre de 3 millions de personnes pour 12 des 23 années que dura le régime de Léopold . Forbath parle d’au moins 5 millions. Adam Hochschild, 10 millions. L’Encyclopædia Britannica donne une perte de population de 8 à 30 millions.

La fin de l’État indépendant du Congo

Encyclopædia Britannica de Twain fut une satire sarcastique et mordante.]] Léopold se trouva en difficulté avec les prêts contractés avant que les investissements consentis au Congo ne soient rentables avec le début du boom mondial sur le caoutchouc dans les années 1890. Les prix grimpèrent en flèche à chaque nouvelle utilisation découverte du caoutchouc, dont la fabrication de tuyaux, de gaines isolantes pour le fil de télégraphe et de téléphone, la fabrication de pneus. A la fin des années 1890, la récolte de caoutchouc avait de loin dépassé l’ivoire en tant que principale source de revenu du Congo. Le sommet de cette exploitation intervint en 1903, lorsque le prix du caoutchouc arriva au plus haut, et que les compagnies concessionnaires firent les meilleurs profits. L’ouverture en 1898 de la ligne de chemin de fer Matadi-Léopoldville permit par ailleurs de convoyer rapidement et à peu de frais les marchandises de et vers l’intérieur du pays. Ce transport se faisait auparavant par portage à dos d’homme, extrêmement coûteux en vies humaines et monétairement, et qui vida de sa population une bonne partie du Bas-Congo. Bas-CongoLes compagnies concessionnaires congolaises durent cependant rapidement faire face à des concurrents originaires de l’Asie du sud-est et de l’Amérique latine. Et quand les plantations se multiplièrent en d’autres contrées tropicales plus exploitables, généralement contrôlées par des firmes britanniques rivales, les prix du caoutchouc commencèrent à descendre. La compétition amena à abuser du travail forcé pour abaisser les coûts de production. Pendant ce temps, le coût du recrutement de la main d’œuvre grignotait les marges bénéficiaires, qui diminuerait aussi par l’épuisement de la matière première. Avec la montée de la concurrence avec les autres nations pour le marché du caoutchouc, la gestion privée de Léopold devenait vulnérable aux attaques des autres nations, en particulier de la Grande-Bretagne. Visiter le pays était difficile. Les missionnaires y étaient tolérés, et surtout s’ils étaient belges et catholiques. Les employés blancs ne pouvaient quitter le pays avant la fin de leur contrat. Cependant, des rumeurs circulaient et Léopold devait sans cesse les contrer par de coûteuses campagnes de publicité, créant même une "Commission pour la protection des indigènes" pour contrer les "quelques fauteurs d’abus". Les journalistes étaient écartés ou muselés, les critiques accusés de servir les intérêts des puissances étrangères, et les témoignages des missionnaires protestants discrédités pour être accusés de s’en prendre aux missionnaires catholiques. L’État indépendant du Congo contra ces attaques pendant plus d’une dizaine d’années. La situation au Congo était connue, mais peu y croyaient. Cependant, la menace pour le régime de Léopold vint d’un coté inattendu. Edmund Dene Morel, un employé d’une grande compagnie de transport de Liverpool, et journaliste à temps partiel, s’interrogea sur le fait que les navires chargés de caoutchouc et d’ivoire retournaient vers l’Afrique chargés de fusils et de munitions pour la Force Publique. Il quitta sa fonction, et devint journaliste d’investigation à temps plein, et il publia, aidé par les commerçant souhaitant la fin du monopole de Léopold sur le pays, tel par exemple le millionnaire du chocolat William Cadbury. En 1902, la nouvelle de Joseph Conrad Heart of Darkness fut publiée. Basée sur sa brève expérience comme capitaine de l’un des bateaux à vapeurs sur le fleuve 10 ans auparavant, il contribua à sensibiliser d’avantage l’opinion publique à propos de ce qui se passait au Congo. En 1903, Morel et ses partisans à la Chambre des Communes réussirent à faire voter une résolution demandant au gouvernement britannique de mener enquête à propos des violations de traité de Berlin. En 1904, Sir Roger Casement, alors consul britannique, donna un rapport détaillé de ce qu’il avait vu au Congo, rapport qui fut rendu public. La British Congo Reform Association, fondée par Morel avec l’aide de Casement, demandait que l’on agisse. D’autres nations européennes suivirent, ainsi que les États-Unis, et le parlement britannique demanda la convocation d’une nouvelle réunion des 14 signataires du traité de Berlin pour une révision du traité de Berlin de 1885. Le parlement belge, et à sa tête le dirigeant socialiste Émile Vandervelde et d’autres détracteurs de la politique congolaise de Léopold , forcèrent Léopold à mettre en place une commission indépendante pour enquêter sur le Congo. Cette commission confirma en 1905 la plupart des faits reproché au régime de l’État indépendant du Congo. Léopold offrit de réformer son régime, mais peu le prirent au sérieux. La plupart des pays étaient dorénavant d’accord pour que la main-mise de Léopold sur le pays prenne fin le plus rapidement possible, mais aucun ne désirait en prendre la responsabilité, et personne n'envisageait sérieusement d’en laisser la contrôle à la population elle-même. La Belgique, à laquelle Léopold s’était plutôt engagé à le céder à sa mort, fut réticente. La décision de reprise du Congo fut finalement acceptée par la Belgique après deux ans de débats et à la suite de la mise en place d’un nouveau parlement. Léopold profita de ce lapse de temps pour agrandir le Domaine de la Couronne pour tirer quelques derniers profits avant la cession. Finalement, le 15 novembre 1908, quatre années après le rapport Casement et six ans après la sortie de Heart of Darkness, le Parlement de Belgique vota l’annexion de l’État indépendant du Congo, et prit en charge son administration. Cependant, ceci n’affecta que peu Léopold qui décédera peu après, ou les compagnies concessionnaires du Congo. A partir de ce moment, l’Asie du sud-est et l’Amérique latine étaient devenu des producteurs de caoutchouc meilleur marché. De façon concomitante avec l’épuisement de la ressource au Congo, les prix du caoutchouc sur les marchés internationaux avaient baissé en de telles proportions que l’exploitation congolaise devenait peu rentable. L’État repris les domaines privé de Léopold et résilia le bail des compagnies privées, mais le boom du caoutchouc appartenait désormais au passé. Adam Hochschild a récemment rappelé ce combat pour la fin de l’État indépendant dans son livre les Fantômes du roi Léopold. Force est de constater qu'il fit plus parler de lui que les quelques 4,5 millions de morts congolais qui auraient dû faire l’actualité ces dix dernières années. La tragédie humanitaire actuelle du Congo est la plus meutrière depuis la Seconde Guerre mondiale.

Voir aussi

Liens internes


- enclave de Lado Etat Etat Etat Congo

6 juillet

Le 6 juillet est le 187 jour de l'année (188 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien. Saint du jour : Sainte Mariette.

Événements


- 969 : Fondation de la ville du Caire en Egypte par les Fatimides qui en font leur capitale.
- 1253 : Couronnement de Mindaugas comme roi en Lituanie.
- 1483 : Richard III est couronné roi d'Angleterre.
- 1484 : Le capitaine portugais Diogo Cão découvre l'embouchure du fleuve Congo.
- 1495 : Bataille de Fornoue (Guerres d'Italie), victoire de Charles VIII sur la ligue de Venise.
- 1573 : Córdoba en Argentine est fondée par Jerónimo Luis de Cabrera.
- 1630 : Guerre de Trente Ans, intervention de la Suède, menée par Gustave-Adolphe qui débarque en Poméranie.
- 1641 : Bataille de la Marfée entre Richelieu et les grands féodaux qui finissent par se soumettre.
- 1685 : Bataille de Sedgemoor en Angleterre. Le Roi d'Angleterre Jacques II passé au catholicisme sauve provisoirement sa couronne face à ses opposants.
- 1777 : Victoire Britannique du général John Burgoyne sur les insurgents à la bataille du fort Ticondéroga lors de la Guerre d'indépendance des États-Unis d'Amérique.
- 1779 : Victoire navale de l'amiral français D'Estaing à la bataille de la Grenade contre l'amiral Britannique John Byron.
- 1785 : Le Dollar est choisi à l'unanimité comme unité monétaire des États-Unis d'Amérique.
- 1801 : Bataille d'Algésiras, La marine française remporte une victoire sur la Royal Navy.
- 1809 : Bataille de Wagram (70 000 morts de part et d'autre), victoire de la France sur l'Autriche qui met fin à la guerre de la cinquième coalition.
- 1809 : Arrestation du Pape Pie VII à Rome par les gendarmes de Napoléon.
- 1820 : Proclamation de la constitution à Naples, par Ferdinand Ier.
- 1863 : Création du futur Crédit Lyonnais par Henri Germain, fils d'un notable de Lyon ayant fait fortune dans la soie.
- 1880 : Le 14 juillet est retenu comme fête nationale française
- 1885 : Louis Pasteur pratique la première vaccination contre la rage sur le jeune Joseph Meister.
- 1942 : Entre le 4 et le 9 juillet, le convoi allié PQ17 dans l'océan Arctique est attaqué et dispersé : 2/3 de pertes et arrêt des convois arctiques.
- 1943 : Début de l'opération Citadelle les 5 et 6 juillets 1943, dernière offensive allemande à Koursk
- 1964 : Indépendance du Malawi.
- 1975 : Indépendance de l' Union des Comores.
- 1988 : Catastrophe de la plateforme pétrolière Piper Alpha en mer du nord qui provoqua 167 morts.
- 1995 : L'armée Bosno-serbe (serbes de Bosnie) de général Renko Mladic s'empare du poste d'observation n° 6 (OP FOXTROT) tenu par les casques bleus hollandais. La route d'accès par le sud de l'enclave musulmane de Srebrenica est ouverte à l'invasion qui conduira à la déportation les jours suivants de 40000 femmes, enfants et vieillards; ainsi qu'au massacre d'environ 8000 hommes de plus de 16 ans par les serbes. Ce génocide est le plus important commis en europe depuis la fin de la seconde guerre mondiale.
- 1997 : la sonde Pathfinder se pose sur Mars.
- 2004 : John Kerry, candidat démocrate à l'élection présidentielle américaine du 2 novembre 2004, choisit John Edwards comme vice-président et colistier.
- 2005 : Le Comité international olympique (CIO), réuni à Singapour désigne Londres au détriment de Paris pour accueillir les Jeux Olympiques d'été de 2012.

Naissances


- 1555 : Louis II, Cardinal de Guise, archevêque-duc de Reims de 1574 à 1588 († 24 décembre 1588).
- 1686 : Antoine de Jussieu, botaniste français († 1758).
- 1747 : John Paul Jones marin héro de la Guerre d’Indépendance des États-Unis.
- 1796 : Tsar Nicolas Ier de Russie († 2 mars 1855).
- 1817 : Rudolph Albert von Kölliker, biologiste suisse († 1902).
- 1927 : Janet Leigh, actrice américaine, († 2004).
- 1931 : Antonella Lualdi, actrice italienne.
- 1935 : Tenzin Gyatso le Dalaï Lama, chef spirituel thibétain.
- 1946 : George Walker Bush, président des États-Unis, gouverneur du Texas.
- 1946 : Sylvester Stallone, acteur américain.
- 1948 : Nathalie Baye, actrice française.
- 1959 - Richard Dacoury, Basketeur français
- 1964 : Kim Jee-woon, réalisateur et scénariste sud-coréen.
- 1972 : Isabelle Boulay, chanteuse québecoise.
- 1976 - 50 Cent, rapper Américain
- 1983 : Jean-Baptiste Bailly, Maréchal d'Empire.

Décès


- 966 : Bérenger II, roi d'Italie, à Bamberg, en Allemagne, où il était prisonnier de l'empereur Othon Ier.
- 1250 : Pierre Mauclerc, « baillistre » du duché de Bretagne, c'est-à-dire duc de Bretagne de 1213 à 1237.
- 1415 : Jean Hus réformateur Tchèque brulé vif comme hérétique par l'Église catholique romaine à Constance en Allemagne.
- 1535 : Sir Thomas More, décapité sur l'ordre de Henry VIII d'Angleterre1478)
- 1553 : Édouard VI, roi d'Angleterre (° 1537)
- 1702 : Nicolas Lebègue, musicien français (° 1631)
- 1746 : Regiomontanus, (Johannes Müller von Königsberg de son vrai nom) mathématicien allemand et archevêque de Ratisbonne.
- 1818 : Jean Henri Dombrowski, général polonais de la Révolution française, (° 1755).
- 1893 : Guy de Maupassant, écrivain français, (° 1850).
- 1962 : William Faulkner, écrivain américain, (° 1897).
- 1971 : Louis Armstrong, chanteur et trompettiste de jazz américain (° 1901)
- 1974 : Francis Blanche, acteur et réalisateur, français, (° 1921).
- 1989 : Jean Bouise, comédien, français.
- 2000 : Wladyslaw Szpilman pianiste, compositeur et auteur à Varsovie en Pologne héro du film Le Pianiste de Roman Polanski.
- 2002 : John Frankenheimer, cinéaste américain, (° 1930).
- 2004 : Autriche, mort du président autrichien Thomas Klestil à 23 h 33 CET.
- 2005 : Claude Simon, écrivain français, lauréat du Prix Nobel de littérature

Célébrations


- Sainte Mariette, Saint Goar, Sainte Godeliève (ou Godelaine, Godeline, Godelive, Godiva), Saint Isaïe, Sainte Noyale ou Sainte Nolwenn, Sainte Sexburge et Sainte Suzanne.
- Lituanie : Jour de l'Etat pour célèbrer le couronnement de Mindaugas en 1253.

Liens externes


- [http://www.france-pittoresque.com/almanach/0607b.htm Evènements se passant un 6 juillet.] Catégorie:Jour de l'année ja:7月6日 ko:7월 6일 ms:6 Julai simple:July 6 th:6 กรกฎาคม

Louis Pasteur

Louis Pasteur (27 décembre 1822 - 28 septembre 1895), scientifique français, est un pionnier de la microbiologie. Bien qu'originaire de Dole, c'est à Arbois que Louis Pasteur va à l'école puis ensuite au collège. Élève doué, il souhaite intégrer l'École normale de Paris. Afin de s'y préparer, il déménage pour Paris en octobre 1838. Cependant, déprimé par cette nouvelle vie, il abandonne cette idée, quitte Paris et poursuit ses études au collège royal de Besançon. En 1840, puis 1842, il obtient les baccalauréats ès lettres et mathématiques. Conforté par ces réussites scolaires, Pasteur s'installe de nouveau à Paris et est finalement admis à l'École normale supérieure en 1843. Il y étudie la chimie et la physique, ainsi que la cristallographie. Il soutiendra d'ailleurs deux thèses en 1847, en chimie et en physique. Mais c'est en cristallographie qu'il fait ses premières découvertes ; en étudiant la polarisation de la lumière par les cristaux, il découvre que des cristaux de structures pourtant identiques ne dévient pas la lumière de la même façon. Il met ainsi en évidence l'isomérie. Ces travaux lui valent la Médaille Rumford en 1856. Après avoir été professeur à Dijon et à Strasbourg, Pasteur est nommé professeur et doyen de la, nouvellement crée, faculté des sciences de Lille. Il y fera une découverte d'importance, en découvrant que les levures sont des êtres vivants responsables de la fermentation et non des produits de celle-ci. En 1863, Napoléon III demande à Pasteur d'étudier les maladies affectant le vin. Il propose de chauffer le vin à 57°C afin de tuer les germes et résout ainsi le problème de sa conservation et du transport, c'est la pasteurisation. En octobre 1857, il accepte le poste d'administrateur de l'École normale supérieure et retourne donc à Paris. Il y poursuit ses études sur la fermentation pendant trois ans. Depuis 1858, il mène une lutte contre les partisans de la génération spontanée et en particulier contre Félix Archimède Pouchet. Et ce sera finalement après six années de recherche qu'il démontrera la fausseté de cette théorie. En 1862, il est élu à l'Académie des sciences en remplacement de Henri de Senarment. Ses recherche sur la fermentation lui vaudront la médaille Copley en 1874. Malgré ses succès scientifiques, Pasteur jugé autoritaire, se heurte à de nombreuses contestations et son poste d'administrateur est finalement supprimé. En juin 1865, Pasteur s'installe à Alès pour y étudier une maladie qui décime les élevages de vers à soie. Après quatre années de recherche il découvre comment identifier les papillons malades et permet ainsi leur éradication avant que tout l'élevage ne soit infesté. Il sauve ainsi l'industrie de la soie dans les Cévennes. Alès La défaite de 1870 et la chute de Napoléon III sont un coup terrible pour Pasteur, grand patriote et très attaché à la dynastie impériale. Par ailleurs il est malade, l'Assemblée nationale lui vote une récompense pour le remercier de ses travaux dont les conséquences économiques sont considérables. Ses amis croient qu'il va enfin s'arrêter et jouir de sa retraite, mais il reprend ses recherches et conclut ses études sur la fermentation de la bière par la publication d'un livre : les Études sur la bière et les conseils aux brasseurs. L'année suivante, Pasteur tente de se présenter aux élections sénatoriales, mais c'est un échec. En 1885, il refusera de poser sa candidature aux élections législatives, alors que les paysans de la Beauce, dont il avait sauvé les troupeaux grâce au vaccin contre le charbon, l'auraient sans doute porté à la Chambre des Députés. Il poursuit donc ses recherches et met successivement au point le filtre Chamberland, l'autoclave et le flambage des vases. Suite aux études de Robert Koch, Pasteur découvre le staphylocoque. Pendant six ans, le Français et l'Allemand étudient les maladies et leurs microbes. Durant l'été 1879, Pasteur et ses collaborateurs, Roux et Duclaux, découvrent que non seulement les poules auxquelles on a inoculé des cultures vieillies du microbe du choléra des poules, ne meurent pas mais qu'elles résistent à de nouvelles infections - c'est la découverte du vaccin. Le 5 mai 1881, pour la première fois, un troupeau de moutons est vacciné contre la maladie du charbon. En 1880, Pasteur entame ses recherches sur la rage. Il remarque que la moelle infectée et desséchée protège de la maladie. Le 6 juin 1885, alors qu'il hésite toujours à tenter sur l'homme ce qui a réussi sur les chiens, on lui amène un petit Alsacien mordu par un chien enragé. Il hésite mais les plus grands médecins estiment que c'est la seule chance de survie pour l'enfant et, sous leur responsabilité, font procéder à la vaccination. Le petit Joseph Meister est ainsi sauvé. L'Académie des Sciences propose la création d'un établissement destiné à traiter la rage : l'Institut Pasteur naît en 1888. L'établissement s'exporte rapidement en Australie et au Viêt Nam. Pasteur restera à sa tête jusqu'à sa mort. Les français voulurent qu'il fût enterré au Panthéon, finalement sa famille décida de l'enterrer dans une crypte de l'Institut Pasteur.

Bibliographie


- Voir aussi René Vallery-Radot
- René Dubos, Louis Pasteur - Franc-tireur de la science, PUF, 1955 (réédité chez La Découverte, 1995, ISBN 2707124109)

Voir aussi


- Deux francs Pasteur

Lien externe


- [http://www.pasteur.fr l'Institut Pasteur]
- [http://www.pasteur.net l'Association des familles Pasteur]
- [http://adosdebats.info/index.php?mod=archives&ac=voir&id=1 Une animation présentant la biographie de Louis Pasteur] Pasteur Pasteur, L Pasteur, Louis Pasteur, Louis Pasteur, Louis Pasteur, Louis Pasteur, Louis ja:ルイ・パスツール ko:루이 파스퇴르

Joseph Meister

Joseph Meister(1876 - 1940) Il est le premier être humain a avoir été vacciné contre la rage car grâce a Pasteur qui en 1885 a vacciné cet enfant pour la première fois à la suite d une decouverte sur la moelle d'un lapin Meister Meister

Jules Grévy

Jules Grévy, né le 15 août 1807 à Mont-sous-Vaudrey (Jura) et mort le 9 septembre 1891 dans la même commune, était un homme d'état français, Président de la République de 1879 à 1887. Il est né dans une famille aux convictions républicaines. Son idéal républicain repose sur un pouvoir impersonnel, mais exercé par une assemblée. Après de brillantes études au collège de l'Arc à Dole, il obtient une licence de droit à Paris et devient avocat. Il publie, en 1836, un recueil général de formules pour tous les actes judiciaires, Le Procédurier. Sous la monarchie de juillet, il plaide lors de procès politiques contre les monarchistes. Il se marie en 1848 avec Coralie Fraisse, fille d'un tanneur de Narbonne, dont il a eu une fille, Alice. Jules Ferry sera le témoin du mariage de sa fille avec Daniel Wilson, en 1881. Sa carrière politique débute suite à la révolution de 1848 : il est nommé commissaire de la République dans le Jura par le gouvernement issu de la révolution de 1848 puis il est élu député du Jura en avril 1848, à l'assemblée constituante. Lors des débats relatifs à l'élaboration de la Constitution, il propose « l'amendement Grévy », contre l'élection du président de la république au suffrage universel, qui est repoussé. Cet amendement montrait son refus de légitimer le pouvoir d'une seule personne au-dessus de tout, dans l'exécutif. En 1849, Jules Grévy est élu à l'assemblée législative, puis vice-président de celle-ci. Le 2 décembre 1851, lors du coup d'État, il est arrêté, puis finalement libéré, et retourne au barreau. Il est élu membre du conseil de l'ordre des avocats du Barreau de Paris en 1862, puis, en 1868, bâtonnier de l'ordre des avocats. Il revient à la politique à la fin du second Empire : élu député du Jura en 1868, il siège dans l'opposition. Il est hostile, avec Gambetta et Thiers, à la déclaration de guerre contre l'Allemagne en 1870. En février 1871, il est élu président de l'Assemblée nationale jusqu'à sa démission en avril 1873. Il confiera le pouvoir à Thiers lors de l'insurrection de la commune, qu'il condamne. Il est président de la Chambre des députés à partir de 1876. Républicain modéré, il deviendra chargé de la direction du parti républicain à la mort de Thiers, en 1877. Le 30 janvier 1879, le président Mac-Mahon démissionne. Le jour même, les parlementaires élisent Jules Grévy à la présidence de la République. Il annonce qu'il n'ira jamais à l'encontre de la volonté populaire, et de fait, abandonne l'exercice du droit de dissolution. Les prérogatives constitutionnelles, compromises par Mac-Mahon, sont mises à l'écart, pour préserver la séparation de la fonction de l'exécutif et du législatif. On parle alors de « constitution Grévy », pour l'affaiblissement de l'exécutif (Présidents de la république et du conseil), au profit d'une république parlementaire. Mac-Mahon Durant son mandat, sa rivalité avec Gambetta se manifeste dans la mesure où il s'efforce de l'écarter de la présidence du conseil, celui-ci ne siégea que 73 jours au « Grand ministère ». En politique extérieure, il se montre très attaché à la paix, ce qui lui a valu un conflit avec le boulangisme naissant, revanchard contre l'Allemagne. Il s'oppose également à l'expansion coloniale. En politique intérieure, il soutient les mesures anticléricales de ses ministres (Jules Ferry contre l'enseignement des congrégations, politique anticléricale du président du Conseil Charles de Freycinet) Grévy est réélu à la présidence de la république à la fin de son septennat, en 1885. En 1887 éclate le scandale des décorations : le gendre du président, Daniel Wilson a été convaincu de trafic d'influence. Il vendait des fausses légions d'honneur. Les chambres contraignent alors Grévy à la démission le 2 décembre. Cette affaire a contribué à l'agitation nationaliste. Jules Grévy meurt le 9 septembre 1891 à Mont-sous-Vaudray. Il reste le symbole de la mise en place des idées républicaines dans les institutions politiques, et dans la manière d'exercer la fonction de président de la république.

Bibliographie


- Jules Grévy ou la République debout, Pierre Jeambrun. [s.l.], Tallandier-Histoire : 1991. Grévy, Jules Grévy, Jules Grévy, Jules Grévy, Jules

Angleterre

L'Angleterre est l'une des quatre nations qui composent le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord.

Histoire

Voir article détaillé : Histoire de l'Angleterre Le nom Angleterre, qui remplaça celui de Bretagne tire son origine de l'invasion des Anglo-Saxons dans l'île de Bretagne qui entre les et s, après le retrait de l'armée et de l'administration de l'Empire romain, ont conquis la majeure partie de la Grande-Bretagne. Les Bretons furent autrefois les anciens habitants de l'île de Bretagne et ils peuplaient la totalité du pays qui est devenu depuis l' Angleterre. Ils y étaient établis depuis le À partir du milieu du , les envahisseurs germaniques Anglo-Saxons repoussèrent progressivement les Bretons du sud et de l'est vers l'ouest de l'île de Bretagne tandis que les Irlandais effectuaient des raids sur la côte ouest de la Bretagne (c'est d'ailleurs à cette occasion que saint Patrick, qui était breton, fut capturé par les irlandais). Les Irlandais finirent par fonder de véritables principautés sur les côtes galloises et écossaises. Si les premières furent finalement écrasées, les secondes donnèrent naissance à l'Écosse par la fusion du Dal Radia avec les royaumes britonniques du nord. Durant cette période sur laquelle les sources fiables font défaut (ce sont les « âges sombres » ou Dark Ages de l'historiographie anglaise, des populations bretonnes peu romanisées établirent de nombreux royaumes bretons dans l'île de Bretagne, notamment dans le pays de Galles et d'autres migrèrent en Irlande. De même, là se trouve probablement la cause première d'une émigration en masse de Bretons vers la péninsule armoricaine, celle-ci prenant alors le nom de Bretagne. Cependant, malgré ces défaites, une partie du peuple breton, invaincu par les Anglais, réussi à se maintenir tout au long des siècles, jusqu'à nos jours, en Grande-Bretagne, dans la Principauté du Pays de Galles et en Cornouailles. En même temps, jusque récemment on a largement cru et pendant longtemps que les Anglo-Saxons avaient supplanté les populations Bretonnes ou que les régions de la Bretagne occupées par les Anglo-Saxons étaient inhabitées ou bien que les Bretons avaient pris la fuite devant leur avance. Des études génétiques récentes sont en désaccord avec toutes ces anciennes croyances historiques, désormais obsolètes, suggérant que les Anglo-Saxons ont établi leur domination politique et culturelle sur les Bretons et ont contracté des mariages mixtes avec eux. En effet, ces études génétiques prouvent que les Anglais n'ont pas éliminé les premiers habitants bretons et que beaucoup de tribus sont restées dans ce qui allait devenir l'Angleterre (voir le C. Capelli et autres. 'un recensement de chromosome de Y des îles britanniques '. Biologie Courante 13, 979â€"984, (2003)). Les résultats de Capelli renforcent la recherche de Steven Bassett de l' Université de Birmingham; Son travail pendant les années 1990 suggère qu'une grande partie des Midlands occidentaux ont été seulement très légèrement colonisé par les Angles et les Saxons. Les résultats de ces recherches coïncident avec celles du Pr Evans, et prouvent que la majeure partie des Bretons sont restés dans la Bretagne qui allait devenir l’Angleterre et qu’ ils se sont donc anglicisés et mélangés aux Anglo-Saxons (surtout les filles et les femmes, capturées en grand nombre semble-t-il (c.f.Pr Evans) et aient ainsi contribué, à donner sa physionomie originale au peuple anglais, physionomie au demeurant bien plus celtique que germanique. D'autres, notamment les Cornouaillais et le Combriens s'apparentent aux Bretons; d'où, une certaine revendication cornouaillaise pour ne pas être Anglais mais Cornouaillais. Un nouveau groupe d'Anglais ont été influencés par la culture scandinave, en particulier dans le nord de l'Angleterre. C'est plus prononcé à York, autrefois sous la juridiction danoise de Jorvik. Ces groupes ont eu un impact apparent sur l'anglais, par exemple la signification moderne du mot rêve est d'origine scandinave. En plus les noms de lieux qui incluent le thwaite et la ville sont scandinaves d'origine. Le leg principal laissé à l' Angletterre par la langue bretonne se situe surtout dans les toponymes. Plusieurs des noms de lieux en Angleterre et à un moindre degré en Ecosse sont dérivés des noms de lieux bretons d' origine, y compris Londres , Dumbarton , York , Dorchester , Douvres et Colchester . On pense que plusieurs des éléments des noms de lieux anglais sont en tout ou en partie ou d'origine bretonne, en particulier "bre", "bal" ,pour les collines, "carr" pour un endroit rocheux élevé, "coomb" pour une petite vallée profonde. L'Angleterre — anglais England — c'est la « terre des Angles ». Initialement morcellée entre les sept royaumes de l'Heptarchie : Est-Anglie, Essex, Kent, Mercie, Northumbrie, Sussex, Wessex, etc. Dont la réunification fut le fait d'Édouard l'Ancien, roi de Wessex, assisté de sa sœur Æthelflæd, reine de Mercie dans les années 902-920 : l'Est-Anglie est conquise en 917, le royaume d'York en 918 mais reperdue en 919, la Northumbrie en 918. Et en 919 la Mercie est annexée au Wessex. En 1066 la Normandie a conquis l'Angleterre, ce qui a ouvert le pays aux influences continentales. La Guerre civile anglaise (1135-1154) s'est répandue dans les territoires d'outre-Manche. La Glorieuse Révolution de 1688 avait confirmé la monarchie protestante en Angleterre. L'Angleterre avait une couronne distincte de celle d'Écosse jusqu'en 1707. Les monarques d'Écosse ayant été aussi monarques d'Angleterre à partir de 1603, les deux monarchies ont été fusionnées en 1707 avec l'Acte d'Union, et la reine Anne Stuart est devenue la première reine du Royaume-Uni de Grande-Bretagne. La nation anglaise moderne s'est constituée à partir d'éléments celtiques, anglo-saxons, normands et scandinaves par une combinaison mélangée à des acquis culturels. Pendant les années de la puissance coloniale importante de la la Grande-Bretagne, les gens se sont déplacés partout dans le monde laissant une petite, mais apparente marque de la culture anglaise dans les différentes colonies comme celles-ci ont eu à leur tour de l'influence en Angleterre aussi.

Symboles

Le drapeau anglais est la croix rouge de saint Georges (patron de l'Angleterre) sur fond blanc. La fleur nationale est la rose rouge. Les armoiries d'Angleterre sont de gueules à trois léopards d'or, c'est-à-dire rouge avec trois lions jaunes regardant le spectateur. L'origine de ce blason des rois d'Angleterre reste sans explication définitive: selon une théorie contestée, il s'agit de l'union de l'héraldique du duché de Normandie (de gueules à deux léopards d'or) et de l'Aquitaine (de gueules à un léopard d'or). Voir:Armorial de l'Angleterre.

Voir aussi


- Liste d'Anglais célèbres
- Subdivisions de l'Angleterre
- Villes de l'Angleterre

Liens externes


- [http://www.i-uk.com/france Angleterre sur i-UK]
- [http://wikitravel.org/fr/article/Angleterre Angleterre sur Wikitravel]
- [http://www.england.net/ Hotels et Voyage en Angleterre]
- [http://www.heraldique-europeenne.org/Regions/Iles_Britanniques/Angleterre.htm Présentation de l'Angleterre] ---- Catégorie:Ancien pays d'Europe
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Bulgarie

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Home Rule

Le Home Rule est un projet visant à donner une autonomie interne à l'Irlande, tout en restant sous la tutelle de la couronne britannique. En 1870, Isaac Butt crée la Home Government Association pour la promotion de l'autonomie de l'île, et l'institution d'un parlement à Dublin, dans le cadre du Royaume Uni ; en 1873 elle devient la Home Rule League. Cette démarche reprend le combat initié par le roi sans couronne, Daniel O'Connel (1775-1847). Lorsque Charles Stewart Parnell est élu à la Chambre des Communes en 1874 il en fait un projet prioritaire, soutenu par le gouvernement britannique libéral, contre les parti conservateurs anglais et Unioniste d'Ulster.
- Le 8 avril 1886, un Home Rule Bill est présenté à la Chambre des Communes, par le premier ministre libéral William Ewart Gladstone, il est rejeté en première instance.
- Le 13 février 1893, le même Gladstone propose une nouvelle fois son projet. Il est accepté par le Chambre des Communes, par 301 voix contre 267, mais rejeté à Chambre des Lords, par 378 voix contre 41. Ce nouvel échec entraîne la démission du Premier ministre.
- En 1912, le nouveau premier ministre libéral Herbert Henry Asquith propose le Home Rule Bill pour la troisième fois. Une fois encore, la Chambre des Commune vote le projet, mais les Lords le refusent. Cependant le Parliament Act de 1911 stipule que le veto suspensif de la Chambre des Lords n'a qu’une durée de deux ans, cette disposition juridique induit de facto l'acceptation. Contre toute attente, le Home Rule n'est véritablement satisfaisant pour les deux camps : les opposants ulstériens se radicalisent et créent l'Ulster Volunteers Force et le 25 novembre 1913, les partisans de l'autonomie créent la milice des Irish Volunteers. Le roi George V signe l'acte en septembre 1914, mais sa mise en place est repoussée, jusqu'à la fin de la Première Guerre mondiale. L'insurrection de Pâques 1916, durement réprimée par l'armée britannique, démontre l'insatisfaction des nationalistes. L'impossibilité de son application aboutit à la partition de l'Irlande en 1922, qui voit la création de la République d'Irlande (l'Eire), alors que six comtés d'Ulster restent dans le Royaume uni.

Articles connexes :


- Irlande
- Histoire de l'Irlande
- Chronologie de l'Irlande
- Grande Bretagne Catégorie:Histoire de l'Irlande

Suisse

La Suisse (en allemand Schweiz, en italien Svizzera, en romanche Svizra) est un pays d'Europe bordé par l'Allemagne, la France, l'Italie, l'Autriche et le Liechtenstein. Le pays a une longue tradition de neutralité politique et militaire, et abrite de nombreuses organisations internationales.

Histoire

Article détaillé : Histoire de la Suisse. Peuplé dès la préhistoire, c'est néanmoins à l'époque celtique, grâce surtout aux Helvètes que le territoire suisse franchit le seuil de l'histoire. En 58 av. J.-C. les Helvètes, poussés par la pression migratoire des tribus germaniques, tentèrent de s'installer en Gaule mais battus à Bibracte par les armées de Jules César ils y sont reconduit dans le cadre de l'empire romain. Déjà largement christianisée, la Suisse fut occupée par les Burgondes et les Alamans au . Incorporée successivement aux royaumes de Bourgogne, des Francs puis à l'empire carolingien, elle est rattachée au , à la chute du royaume de Bourgogne transjurane, au Saint Empire romain germanique. Elle est alors le théâtre de dures luttes féodales. La date de 1291 a été choisie à la fin du comme date de naissance de la Suisse, car c'est celle de l'alliance de trois cantons, contrôlant la route du